Saturday, May 16, 2009

Bobonnes at ze movies

Depuis qu'on avait eu nos bébés l'été dernier, Catherine et moi rêvions d'une soirée entre filles, sans enfants dans les pattes, histoire de pouvoir enfin terminer une phrase sans être interrompues par des "maman, il m'a pris ma pelle!" ou "j'dois faire pipi" et autres.
Faut dire qu'on s'est rencontrées à la crèche de nos enfants, donc forcément, à chaque fois qu'on se voyait, c'était au parc avec les enfants.

On a voulu tenter un concept du Kinepolis: Ladies at the movies. Il s'agit d'une soirée entièrement réservée aux femmes, lors de laquelle on projette un film - en général un chick flick - en avant-première. Le tout étant sponsorisé par Flair l'hebdo, Coca Light, kellog's spécial K et plein d'autres marques ayant pour public cibles les femmes.

Bon.

Comme on avait raté la séance précédente (l'événement a lieu une fois par mois, mais il faut s'y prendre à l'avance pour avoir des places), Catherine avait réservé dès début avril nos places pour mercredi dernier.
Afin d'éviter les embouteillages, on avait convenu que je passerais la chercher en voiture vers 19h et que nous irions nous garer près d'une station de métro pour continuer en transports en commun.

Le mercredi après midi, en général, je ne travaille pas. A 18h, décoiffée, pleine de compote du goûter de l'asticot sur le pull, pas maquillée, je m'apprêtais à lancer le diner des enfants, avant d'aller me changer et essayer de paraitre un peu plus féminine.
M. Fenouillard m'avait promis d'être là, justement au plus tard à 18h pour prendre le relai...au moment où il a franchi le pas de la porte, mon téléphone a sonné...Catherine.
"Ca va?" me dit-elle d'une voix hyper zen "euh...dis donc, je viens de vérifier les billets, c'est pas à 20h que ça commence, c'est à 19h"
Ah...bon....j'enfile les premières chaussure qui me tombent sous la main (des kickers), je refais grossièrement une queue de cheval, j'attrape mon sac, je bisouille mes enfants en passant et je fonce à ma voiture, laissant derrière moi 2 enfants qui pleurent, le 3e qui joue aux playmobils à moitié en pyjama, le père un peu déconcerté et pas de diner pour eux...
Non mais franchement, les gens qui organisent des projections de film à 19h ne sont certainement pas des mamans qui travaillent, c'est pas possible. Enfin, à la réflexion, le point positif est que certainement à 22h, je serai couchée! pas mal.

Au feu rouge, je tente de gratter la compote de mon pull. Ca fait une tâche un peu plus claire que le reste du pull mais bon, ça fera bien l'affaire, hein! (et puis ça tombe bien, j'ai bien le temps de gratter: pour faire les 500 m qui me séparent de la maison de Catherine, me voilà prise dans des embouts - je mets 15 mn pour arriver à destination).
On fonce au métro, il est 18h30...et malgré l'heure de pointe, il n'y a pas de métro. Plus rien ne m'étonne à la stib...
Quand le métro arrive, ça met encore un temps fou pour arriver jusqu'au Heysel: sympa le nouveau métro où on fait le tour de la ville sous terre alors qu'autrefois, c'était quasiment direct!
Et puis les travaux à la sortie du métro qui rallongent un peu notre course....pour finir, il est 19h20 quand on arrive essoufflées devant le guichet du ciné.
"On est un peu en retard" explique Catherine au type de l'entrée.
"Oh, c'est pas grave", répond-il "c'est le cocktail qui commence à 19h, pas le film".
Le cocktail? Quel cocktail? On s'est grouillées pour rien, en somme.

Rapide coup d'oeil autour de nous et on s'aperçoit qu'en effet, on n'est pas les seules - on est entourées de femmes.
Enfin...si, on est seules...on est les seules bobonnes. Autour de nous, une floppée de minettes sur leur 31, petite robe noire, jolie maquillage et beau brushing monte avec nous au 4e étage vers le cocktail. Je dois dire qu'on fait un peu tâches dans le décor. Surtout moi avec mes kickers, mes cheveux mal coiffés et ma tâche sur le pull, justement.

Arrivées en haut, on est accueillies par des garçonnets en smoking qui nous tendent un sac en papier rempli de pubs et de goodies.
Les garçonnets, d'après l'écharpe tricolore qu'ils arborent, ce sont des candidats à l'élection de Mister Belgium. Mais moi, je me dis que c'est pas possible, ils ont bien 15 ans de moins que moi, ces mômes.
Et puis je fais un rapide calcul dans ma tête (une fois n'est pas coutume) et je m'aperçois que si si si, c'est tout à fait possible qu'ils aient 15 ans de moins que moi ET qu'ils soient candidats à Mister Belgium. THAT's how old I am!

Hum.
Passons.

Nous avons encore une bonne vingtaine de minutes à tuer avant que le film ne commence, on en profite pour regarder les stands autour de nous. Chacun propose de remplir un petit coupon qui nous permettra par tirage au sort de gagner ici une tenue d'une valeur de 150 euros, là une journée thalasso, ou encore une WE en Smart (pratique pour caser mes zèbres, ça!) - un beau coup de marketing, tout ça. M'enfin, on joue le jeu et on tue le temps en remplissant tous les petits coupons et en attendant de pouvoir enfin entrer dans la salle.

A 20h, ça y est, on peut aller s'installer. Une horde de femmes en délire se rue dans la salle. On s'installe, on commente les pubs, on attend le film...qui ne vient pas.
Non.
D'abord, on a droit à un mot d'accueil. Puis à une présentation du film. Ensuite, à une présentation du film du mois prochain. Et un extrait aussi, tant qu'à faire. Puis, le tirage au sort des milliers de coupons qu'on a remplis.
A 21h30, enfin, le film commence.
Sauf qu'à 21h30, les bobonnes, elles s'installent bien confortablement au fond de leur fauteuil...Et s'endorment comme des bébés jusqu'à la fin du film.

Pas mal, en effet ce concept...on paie 9 euros pour pouvoir dormir tranquillement dans un fauteuil bien confortable, dans une pièce sombre en plus, sans être interrompue par des cris d'enfants. Ca vaut tout l'or du monde si vous voulez mon avis!

Friday, May 15, 2009

En voiture Simone!

32 ans 1/2 et 3 enfants. C'est ce qu'il m'a fallu pour enfin passer mon permis de conduire.
Eh oui! Non non ne riez pas, jusque là, je me débrouillais parfaitement sans et je me trouvais de très bonnes excuses pour ne pas le passer (c'est pas écolo, je peux TOUT faire en bus ici: école, boulot, tout! - hum quand la STIB le permet, oui!)
En réalité, ça s'appelle se voiler la face.
Parce que maintenant que je l'ai je dois avouer que je me demande bien comment j'ai pu m'en passer.
Ce qui m'a décidée, ce sont mes 6 mois de congé de maternité passés dans le bus à aller chercher le Cracouc à l'école avec son frère en écharpe sur mon ventre qui hurlait toujours de faim et sa soeur en poussette devant moi qui hurlait de vouloir sortir de la poussette. Et au retour, c'était pire, en plus de ces hurlements, j'avais les grognements du Cracouc épuisé de sa journée.
Je ne m'étais pas aperçue à quel point on était l'attraction des usagers jusqu'à ce que, alors que je profitais de l'adaptation en crèche de l'Asticot, je suis allée chercher un jour le Cracoucas tout seul à l'école...Et que 3 personnes m'ont demandé où étaient les 2 autres monstres et m'ont fait la remarque que sans eux, c'était bien calme - grand moment de solitude.

Voilà. Du coup, j'ai enfin pris mon courage à 2 mains et je suis m'inscrite à l'auto-école.
Au départ, j'ai pris 10 heures. C'est tout ce que je pouvais faire étant donné mon emploi du temps de maman qui travaille - 10 heures de cours me permettaient ensuite d'avoir le droit de conduire 'en licence' pendant 6-36 mois...en compagnie d'un guide que j'avais choisi en la personne de M. Fenouillard.
Seul petit détail auquel j'avais pas tellement pensé: je n'avais pas le droit de transporter qui que ce soit en plus de mon guide.
Or...trouvez moi un moment dans ma vie où je suis SEULE avec M. Fenouillard ET réveillé??? hein?
Inexistant, voyons!

il a donc fallu que je retrouve 10 heures et que je racle mes fonds de poche pour obtenir une autre licence qui me permettait non seulement de conduire seule, mais en plus de transporter quelqu'un si je conduisais en présence de mon guide.

Cours à 8h du mat le samedi matin ou le soir à 19h en sortant du boulot - encore une chose qui n'a pas vraiment facilité notre vie quotidienne.

Bon mais voilà, c'est derrière moi, c'est passé, j'ai enfin mon vrai permis... et tout le monde est ravi dans la famille.

Enfin, presque. M. Fenouillard est content de ne plus perdre 1h tous les jours à aller à l'école.
Le Cracoucas est ravi d'avoir le temps de jouer en rentrant à la maison, puisqu'on gagne 30-45 mn par jour à ne plus attendre le bus.
L'Asticot, lui, s'en fiche.
Reste Dragounette l'ingrate qui, la première fois qu'elle est montée dans ma voiture, s'est mise à crier: "AAAAAAaaaaaaaaaahhhhhhh!"
"Que se passe-t-il? Tu as mal quelque part?"
"Naaaaaaannnnn! Z'ai peur, maman, PEUR!!"
"Mais peur de quoi?"
"De toi avec la voiture!!"

Sale môme! Elle va voir, tiens, dès qu'elle en aura l'âge, elle sera priée de se rendre à l'école en bus!

Thursday, May 14, 2009

Histoire du soir

"Maman, si t'étais une pieuvre, tu aurais plein d'enfants que tu pourrais prendre dans tes bras pour faire des calins".

Wednesday, April 29, 2009

Elle l'a mauvaise!

Encore des expressions de cour de récré, depuis quelques temps, le Cracouc - et par conséquent Dragounette-perroquette clament à tue-tête "Ca pue le camembert-ère-ère!"

Bon ok, charmant...

L'autre nouvelle expression maintenant: parfois le Cracoucas cesse toute activité et se met soudainement à se trémousser en chantant 'elle l'a que mauvais mauvais! Elle l'a que mauvais mauvais!!'
Bon, à l'écrit, ça ne vous dit rien évidemment.

...avec la vidéo, ça prend tout son sens ;-)

et puis une petite mignonne:

Dragounette est épuisée après une journée de crèche. Je fais la remarque à M. Fenouillard. "elle a l'air épuisée, elle a des poches sous les yeux".
Quelques minutes plus tard, Dragounette vient me voir et me demande "ils sont où les sacs sous mes yeux, maman?"

Wednesday, April 22, 2009

Dragounette et la politesse

Lundi, on a interviewé une sorcière. Une vraie, j'en suis sûre, elle m'a même fait peur.
C'était pour garder les enfants. Inutile de préciser qu'on ne l'a pas gardée.
D'autant plus qu'elle a été un peu vexée par l'accueil que lui ont réservé les enfants.
Enfin, surtout Dragounette parce que le Cracoucas, je l'avais menacé et il a été charmant. CHARMANT. Dragounette, elle, est trop petite pour mon chantage de mauvaise foi.
Du coup, elle est restée égale à elle-même.
'Vous dites au revoir?' ai-je ordonné au moment où la sorcière partait.
'Au revoir madame' répond mon cracouc.
'Au revoir CACA!' dit Dragounette en gloussant.
Gros yeux et grosse voix de la part des parents horrifiés 'tu dis au revoir correctement!'
La bougresse se fait prier.
'Dragounette, c'est maintenant ou c'est le coin!'
Elle capitule
'Au revoir....' (la fierté s'affiche sur les visage des parents....et Dragounette de continuer d'une toute petite voix: '...PIPI!'

J'explose de rire (c'est plus fort que moi). La sorcière se lève et s'en va.
Bon débarras.

Ca ne résoud toutefois pas mon problème.
Qui veut s'occuper de 3 charmants bambins une semaine au mois d'août???
Expériences intéressantes garanties.

Sunday, April 12, 2009

Green in London

J'ai été très impressionnée de voir les efforts faits en matière d'environnement...apparemment plus nombreux qu'ici, je trouve!

En voici quelques illustrations:


































Mais encore:

- on ne m'a jamais donné de sac en plastique sans me demander mon avis
- les rares sacs que j'ai acceptés étaient recyclés et/ou recyclables
- j'ai trouvé l'étiquetage des denrées alimentaires très clair - mais aussi les emballages 'recyclage-friendly' (pots de yaourts à la fois en PET et en carton, facilement séparables)

On a encore du boulot ici.

A part ça, séjour très agréable en compagnie du Cracoucas (Dragounette et l'Asticot ayant été sauvagement abandonnés chez leur grand-mère - cela dit, ça a plutôt eu l'air de leur plaire).
La Cracoucas, qui s'est senti très important de partir en tête à tête avec ses parents, a été ravi de:

- découvrir une vache à Londres


(rrrrrho maman, y a même une vache dans ton magasin de tissu!)












- prendre le train - et de voir un 'méchant train'. 'ah bon, et c'est comment, un méchant train???' 'ben, comme ça:

(et c'est assez ressemblant - le train qu'on venait de croiser faisait à peu près la même tête!)











- d'arriver à la Gare du Midi (aaaaah c'est pour ça qu'il y a plein de restaurants ici!)

- rapporter un souvenir sous la forme d'un bel oeuf sur la tête, attrapé en tombant du haut des escaliers d'un bus à 2 étages (pas de photos, j'ai pas été assez rapide)


On a visité Camden Town, pris un petit bateau sur le Canal, regardé les artistes à Covent Garden, déjeuné dans un bar à sushi où les plats défilent, visité Hamley's de fond en comble (3 fois parce qu'il a fallu trouver un petit cadeau pour lui et pour ses frère et soeur - et qu'il fallait penser à un à la fois), dégusté des cupcakes au glaçage violet fluorescent, attendu la relève de la garde sous la pluie devant Buckingham Palace, pris des bus à 2 étages, regardé à l'intérieur des beaux taxis, cherché la maison de Mary Poppins et on s'est approchés des écureuils comme il ne l'avait jamais fait.

Mais à la question 'qu'as-tu préféré à Londres?', Monsieur Cracouc a répondu tout naturellement à sa Grand-Mère 'prendre le train!'

La prochaine fois, je lui paie un billet Bruxelles-Namur et on n'en reparle plus!

Monday, March 16, 2009

Harry Potter en herbe

"Maman, quand j'aurai l'âge de Grégoire, après l'école, je devrai faire mes 'pouvoirs' pour voir si j'ai bien compris ce que j'ai appris à l'école"

C'est l'influence de supermaman, sauveuse de planète, ça?

Saturday, March 07, 2009

"Tiens, maman, une crotte de doigt", me dit Dragounette en me tendant un morceau d'ongle cassé

Monday, February 23, 2009

la couture d'enfant - épisode 2

Non, je ne parle pas de mes créations, non non, pour ça, j'ai un blog entier...
Non, cette fois, je parle de couture de morceaux de mes enfants.

On avait déjà eu une belle frayeur l'année dernière, dont j'avais omis de parler, la frayeur ayant été suivie de très près par 2 varicelles dont une surinfectée - je n'avais pas trouvé le temps d'en parler ici. En gros, la garderie de l'école m'a appelée en mai dernier: le Cracoucas s'était ouvert le menton et il fallait aller le chercher le plus rapidement possible pour l'emmener aux urgences.

Une expérience douloureuse que j'espérais ne pas avoir à revivre de sitôt.

Et pourtant...

Ce fut le tour hier de Miss Dragounette, qui a réussi à se coincer le doigt dans la grille du jardin de sa grand mère, au moment où son frère et son cousin fermaient ladite grille.
Autant dire que le spectacle une fois la grille rouverte n'était pas beau à voir.
(bon en fait, n'allez pas imaginer que moi, Madame Chochotte ai pu regarder la blessure hein, je me suis contentée de voir le sang couler à flots et d'entendre ma choupette hurler comme je ne l'avais jamais entendue...).
Bref, ni une ni deux, on a foncé aux urgences.
Je vous épargne le récit de l'attente (breve - vu l'urgence, on a tout de suite été pris en charge!) et de la radio.
La bonne nouvelle est qu'il n'y avait rien de cassé: à cet âge, on a encore les os tout mous, c'est une chance!
En revanche, un chirurgien a été appelé illico sur place pour recoudre le doigt. 4 points de suture sous les hurlements de Dragounette....qui pourtant non seulement avait le doigt endormi mais en plus respirait une espèce de gaz hilarant.
Du haut de ses 2 ans 1/2, il a tout de même fallu 4 personnes pour la maitriser: la pédiatre de garde qui la bloquait en lui faisant respirer le gaz, la fille du chirurgien, étudiante infirmière, ravie d'avoir un TP grandeur nature, qui tenait le bras gauche dont son papa recousait la main et un infirmier et moi qui tenions le reste des pieds, jambes, bras et même ventre qui se débattaient en cadence.
J'y ai laissé quelques côtes, d'ailleurs, malgré les chaussures enlevées et aujourd'hui, je suis remplie de bleus.

Monsieur Fenouillard, lui, pendant ce temps, attendait dans le vestibule de l'hôpital avec l'Asticot, loin des microbes de la salle d'attentes des urgences.
Je ne sais pas comment je m'y prends....lors de l'épisode du menton du Cracoucas, j'avais pourtant décrété que ces expériences provoquaient des émotions trop fortes pour la pauvre maman que je suis, et que la prochaine fois, c'était à lui de s'y coller.

sauf que...ben une fois sur place, c'est plus fort que moi, je ne peux pas laisser mes enfants se faire recoudre sans moi.
Ben du coup, faut bien assumer, hein...

Enfin, voilà, c'est fait, c'est recousu, c'est dans un énorme pansement (on dirait une paluche d'ours)...et même...lors du rendez-vous de contrôle ce soir, le chirurgien m'a expliqué que du fait du gaz hilarant, Dragounette ne se souvenait pas de cette expérience...

Moi en revanche....je suis traumatisée...

Sunday, February 22, 2009

Les blondes et l'informatique



Voilà...c'est ma fille, oui oui...et elle promène sa souris, comme vous pouvez le constater...

Parfois, je me demande sérieusement ce qu'on va en faire, de celle là....

(puis admirez aussi sa coiffure et son accoutrement du dimanche matin...irrécupérable, je vous dis!)

Friday, February 20, 2009

Bien essayé...

"Maman, z'ai mal au ventre, suis malade" claironne Dragounette ce matin, du haut de ses deux ans presque et demie, en me montrant son cou...

Je la regarde d'un air sceptique. Un blanc....

"ah non, z'm'ai trompée, c'est le cou".

Bien essayé, ma cocotte, tu files à la crèche!

Friday, February 13, 2009

la dure réalité

Bon mais sinon, là, supermaman, elle coule. Ouaip, elle se noie, même en ce moment....

Retour au boulot il y a 3 semaines et depuis, ce n'est plus le sprint que j'évoquais dans ce billet...c'est carrément un sprint doublé d'un marathon.
3 semaines intensives de journées rythmées en 4 parties:
- avant le boulot - le 4x100 mètres: en un temps record, il faut lever, habiller, nourrir, débarbouiller et déposer les 3 zèbres...et arriver au boulot à une heure encore un peu décente. tout est une question de minutage entre M. Fenouillard et moi - on se lance les enfants l'un à l'autre: pendant que l'un change les petits, l'autre prépare le petit déj, puis alors que l'un habille les grands, l'autre s'occupe du bébé...il suffit d'une faille dans notre minutage et tout tombe à l'eau...TOUT. (il faut noter en plus qu'il existe une faille spatio-temporelle chez nous - en un temps record, on passe tous les matins, systématiquement de 8h02 à 8h32...sans avoir fait quoi que ce soit...heureusement, on est prévenus, mais bon, faut en tenir compte, hein!)
- pendant le boulot - la course de fond: une journée bien remplie mais à une allure légèrement plus vivable mais non moins fatigante...
- après le boulot - la course de haies - un parcours semé d'obstacles: métro, école, bus, crèche, 3 zèbres à trainer, à monter (3 étages avec 2 enfants qui ne les montent pas tout seuls), bain, diner, dents, histoire et dodo, le tout avec lesdits zèbres épuisés, affamés et d'une pénibilité variable (et dont on ne connait pas l'intensité à l'avance)
- la soirée - les lancers - lancer de vaisselle dans le lave-vaisselle, lancer du linge dans la machine, lancer des ingrédients dans le plat du lendemain, lancer des choses qui trainent à leur place....

Et je vous passe la nuit qui est un genre de pentathlon: dodo-réveil biberon de l'un - réveil fievre du suivant - réveil cauchemar du 3e - tentative de grapillage de quelques minutes de sommeil avant la sonnerie du réveil....

Bref....vous comprendrez mon silence....

ET oui, je sais que je suis loin, très loin d'être la seule maman qui travaille et qui a du mal...mais comprenez moi, c'est une question de temps, ça viendra, je trouverai le rythme....simplement, ça vient moins vite que je ne le pensais....

SUPERMAMAAAAAAAAAAN!!!!!

Bon ça y est, je ne suis plus la sorcière. Non...j'ai été promue. Largement promue, même...

J'ai tenté l'autre jour d'expliquer mon métier (dans l'environnement) au Cracouc.

Il a deux livres 'Sauvons la planète', que je lui raconte régulièrement. Donc l'environnement, l'écologie, le tri des déchets, les éoliennes, tout ça, il connait déjà...Je ne cesse de lui rebattre les oreilles.

Bref, je lui explique donc une fois de plus à quel point il est important de protéger la terre etc.

Et le voilà qui en déduit que 'maman comme métier, elle sauve la planète'.

Quelques jours plus tard, il m'a même demandé si j'enfilais une cape quand j'arrivais au bureau...


La pauvre, j'ai pas osé le contredire en disant qu'en réalité je ne suis qu'une simple assistante et que ma contribution à la sauvegarde de la planète n'est que très minime....

Thursday, January 01, 2009

2009

On a tenté la carte de voeux classique.....

- celle avec les enfants pendant les vacances d'été

IMG_0269

...mais le Cracoucas louche dessus et l'Asticot a beaucoup changé depuis

- la kitsh avec des bois de rennes

kitsh1

...no comment!!!

- la traditionnelle au pied du sapin...

souslesapin

Après 287 essais, ils m'ont enfin tous les 3 regardée....pas terrible et en plus, on ne voit pas le sapin.


Bref, j'ai abandonné et on a fait avec les moyens du bord...Et des sujets qui, on en était sûrs, ne gigoteraient pas trop pendant la séance photo....

Et c'est donc avec cette carte kitshissime que nous vous souhaitons donc une excellente année 2009!

mosaique_web_OKok

Wednesday, December 31, 2008

Le monde selon le Cracoucas

J'explique au Cracoucas que je suis allée chez le dentiste aujourd'hui.
"Ah bon, et c'était un rhinocéros?"

Eh oui, parce que n'ayant pas encore été chez le dentiste, sa seule référence est celle-ci:



















Du coup, il a rendez-vous la semaine prochaine.



<-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><->

Le Cracocuas me demande quand est née sa grand-mère

"en 1949"
"Aaaaah" me répond-il, "elle est née après la bataille!"

(cela dit, je l'ai trouvé assez fortiche de se souvenir qu'elle était née après la guerre)

<-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><-><->


Chez ses cousins, il trouve une épée en plastique et...tente de taper sa soeur avec.
"Non mais ça va pas? Pourquoi tu as fait ça?" lui demande M. Fenouillard
"Mais....je voulais voir si ça coupait vraiment!" répond-il.

Ah ben oui, pourquoi pas?

Monday, December 22, 2008

C'est décidé!

J'adopte le copain du Cracoucas...il vient de me dire "en fait, toi, t'es la princesse!"
rhhooooo!!!!

vous croyez que je peux le garder? Pour une fois que je ne suis pas la sorcière/l'âne/la chèvre/le grand méchant loup....

oui parce qu'en plus, nouvel épisode 'la DDASS sera bientôt à ma porte': hier, en faisant les courses avec l'Asticot et Dragounette, j'avais autorisé miss chipie à descendre de la poussette puisqu'elle était sage.
En sortant du magasin, je lui ai demandé gentiment de remonter dans la poussette, plus facile dans la rue alors que l'Asticot était dans le porte bébé. Je m'approche d'elle pour l'aider à grimper, et voilà la chamelle qui se met à crier 'pas taper! pas taper!!!!'

Et voilà comment on fait la réputation d'une pauvre maman n'a pourtant jamais tapé sa fille!

Wednesday, December 03, 2008

Toujours le mauvais rôle

...je vous dis, j'ai toujours, TOUJOURS le mauvais rôle, par ici.

On joue à Hansel et Gretel? Je suis la sorcière (z'allez me dire que c'est normal que mes enfants fassent les orphelins et que je fasse la vilaine, ça coule de source).
Oui, ben j'en ai un peu marre, hein.

Tiens, ce matin, Dragounette faisait un puzzle. Avec des jolis animaux qui entouraient une petite fille. Adorables, les personnages. Elle les a tous baptisés: Cracoucas était le joli canari, l'Asticot était l'adorable petite grenouille, elle était bien sûr la petite fille, son papa était un magnifique papillon...'et moi, alors?' ai-je osé demander.
'Toi? t'es là!', m'a-t-elle répondu en me montrant une taupe marronnasse dans un coin...

Et ce n'est pas tout. Depuis quelques jours, c'est de circonstance, il faut jouer au Père Noël ou à St Nicolas.
Au parc mercredi dernier, je me suis retrouvée à faire l'âne pendant que les zèbres couraient partout en distribuant des cadeaux imaginaires à des enfants invisibles.
Mais attention, l'âne n'avait pas le droit de s'asseoir sur un banc et bouquiner. Non non non oh non non non! Il fallait que j'arpente les allées du parc en hurlant 'hihaaaaannn hihannnn!' depuis, je rougis dès que je rencontre ma boulangère qui nous a croisés ce jour-là...

J'ai eu une lueur d'espoir l'autre jour en rentrant de l'école. Le Cracoucas avait décidé de jouer à Noël: 'moi, je suis le Père Noël et toi tu es la Reine'.
J'en ai rougi de bonheur...mon fils me considérait comme une reine.
'oooooooooh je suis une reine?'
'oui'
'aaaaaah et elle est belle, ma robe?'
't'as pas de robe, ça n'a pas de robe, les reines, maman'
'ah bon? Alors qu'est ce que j'ai?'
'un traineau!'
'un traineau? Je suis une reine des neiges alors?'
'ben non, tu es 'une' renne du Père Noël et tu as un gros nez rouge!'

Charmant....

C'est terminé, je ne joue plus!

Friday, October 31, 2008

Je ne sais pas où j'étais le jour de la distribution des neurones, mais je devais être drôlement loin!

Vacances de la Toussaint, je cherche donc des occupations pour les enfants. Ils jouent très bien tout seuls, mais il y a un moment de la journée où ils commencent à tourner en rond et se coller à moi comme des parasites en geignant.

Tout ça, je dois dire, c'est de la faute de Didier: il avait posté sur facebook des photos de son fils en train de faire de la peinture....en les voyant, je me suis dis 'tiens, ça fait longtemps qu'on n'a pas fait d'atelier peinture dans la cuisine'. En fait, ce que j'aurais dû me dire, c'est 'tiens, ça fait longtemps qu'on n'a plus saccagé ma belle nouvelle cuisine blanche en faisant de la peinture'.
Mais ça, avec ma mémoire de poisson rouge, forcément, je n'y ai pas pensé.

Bon, comme j'ai l'air d'avoir quand même un demi-neurone, j'ai tout de même pensé à vêtir les zèbres de tabliers et protéger la table avec un gigantesque calendrier 2007 en papier cartonné récupéré du boulot.

Après, tout est parti en vrille.
D'abord, parce que je n'ai pas retrouvé la peinture normale et que je leur ai sorti du coup du fond d'un tiroir de la peinture à doigts (je savais même pas que j'avais ça)
Evidemment, ils se sont battus pour se partager les couleurs. Et hop, le pot de peinture blanche qui valse par terre...sur le plancher (oui, oui, il nous manquait aussi quelques neurones le jour où on a choisi le sol de la cuisine)...au moment où Monsieur Fenouillard entre...et évidemment, met les pieds dedans.

Pressé comme il était, il change de chaussures, laisse la paire salie sur la poubelle, et retourne travailler. Entre-temps, l'asticot se met à gigoter dans tous les sens. 2 minutes...DEUX MINUTES, c'est le temps que je les ai laissés seuls dans la cuisnie pour aller changer leur frère.
A mon retour, une vision d'horreur: ils ont pris la cuisine, la table, les chaises et eux-même pour des toiles. Et une question: pourquoi pourquoi pourquoi mes enfants préfèrent-ils toujours le noir?
Je n'ai pas eu le temps de dégainer mon appareil photo assez rapidement entre mes cris d'horreur...mais voilà une petite idée.











Après, il a fallu tout doucement, TOUT DOUCEMENT les guider à la salle de bain, en faisant en sorte que PERSONNE ne touche les murs...en vain! Je me demande si je peux faire passer les taches mochasses dans le couloir pour un nouvel effet à la mode?

Saturday, September 13, 2008

Françoise Pignon des mamans, c'est moi!

Voilà...2 mois que l'Asticot est parmi nous et je n'ai toujours pas pris (trouvé, plutôt) le temps de mettre ce blog à jour. Et pourtant, ce ne sont pas les anecdotes qui manquent.
Simplement....je ne sais même plus par où commencer.
Enfin, faut bien commencer quelque part. Voyons, cet après midi par exemple.

Pour remettre les choses dans leur contexte: le Cracoucas est entré en 2e maternelle. Dragounette, elle est toujours à la crèche, mais étant donné que je suis à la maison pour les quelques mois à venir, elle n'y va que 3 jours par semaine. L'Asticot, quant à lui, je n'arrive pas encore à m'en défaire plus de 10 mn (et encore, c'est beaucoup), il reste greffé à moi la plupart du temps - 3e enfant oblige, et n'ayant pas réussi à me faire pousser un 3e bras, le bébé est donc en écharpe une bonne partie de la journée.

Autre détail: la nuit dernière. Pire des nuits en 2 mois. Non seulement l'Asticot s'est, comme à son habitude, réveillé à 1h et à 4h, mais en plus, Dragounette a décidé entre 1h et 4h30 qu'il n'était plus l'heure de dormir et qu'elle voulait 'manzer une ta'tine'...et le Cracouc s'est réveillé à 6h, nous laissant vaguement somnoler jusqu'à 7h ET C'EST TOUT!
Donc avec 2h30 de sommeil, autant dire que je n'étais pas d'une humeur terrible.

Aujourd'hui, crèche fermée pour cause de congé pédagogique, je décide donc qu'on reste à la maison, il fait un temps de cochon et Dragounette ferait bien de rattraper son sommeil à la sieste (et par la même occasion, de me laisser faire la sieste aussi). Seule contrainte: être à l'école à 16h30 avec 41 euros, pour aller chercher le Cracoucas à son cours de rythmique Dalcroze que je n'ai pas encore payé...

Bon bon bon...la sieste, donc. Bah, la sieste, pour moi, elle est inexistante: Dragounette et l'Asticot ne la font pas en même temps. Pourtant, c'est une des rares fois de sa vie que Dragounette dort 2 heures!
A son réveil, le degré de pestouillerie de Mistinguette a triplé! 4 choses à enfiler: un pull, une paire de chaussettes, son manteau de pluie et des bottes (c'est le déluge dehors!) Une demi-heure pour réussir, sans crier et sans perdre patience à lui faire mettre.
Faut dire que le manque de sommeil me ramollit drôlement donc tout prend des plombes.
Bn, la voilà finalement prête et j'ai même réussi à lui enfiler une cagoule qu'elle a acceptée après seulement 5 tentatives!
Au moment de partir,j'attrape l'Asticot...Et je le sens un peu humide...hum, ça ne présage rien de bon. Je fonce à la salle de bain et en effet: il s'est sali de la tête aux pieds. Littéralement. Déshabillage rapide, je le colle sous le robinet de la salle de bain en m'étant assurée avant que l'eau n'était ni trop chaude, ni trop froide. Rhabillage en 4e vitesse, je le colle dans l'écharpe, j'enfile mes chaussures, et je re-persuade Dragounette de mettre sa cagoule entre temps retirée.

Me voilà donc partie, Asticot sur le ventre, Dragounette dans sa poussette (oui parce que je suis pas maso, hein, elle peut très bien marcher, mais non non non oh non je n'ai vraiment, mais alors VRAIMENT pas les nerfs de la trainer, me battre avec elle pour qu'elle donne la main, lui courir après pour l'empêcher de se jeter sous les voitures et nous disputer parce qu'au bout de 10 m, elle veut qu'on la porte...)

Il pleut, il fait dégueu. Je marche 10 m sous la pluie et tout à coup, un doute me prend: ai-je mes clés? Je m'arrête, toujours sous la pluie, pour vider mon sac. J'essaie de faire vite et dans un mouvement brusque, j bouscule mes lunettes, qui tombent sur la capote de la poussette, glissent...et atterrissent par terre...derrière la barrière de travaux à côté de laquelle j'étais arrêtée...championne du monde. Je vois mes lunettes, mais je ne peux pas les atteindre. A moins que....pas le choix, hein, me voilà à 4 pattes, sous la pluie, dans la boue des travaux, un bébé écrasé sur mon ventre, à essayer d'attraper mes lunettes. Et c'est loin d'être une mince affaire, je mets bien 5 mn à réussir à les atteindre. Beurk, elles sont toutes poisseuses, je les glisse dans ma poche et nous voilà repartis. Ayant un peu d'avance, je décide de m'arrêter au magasin de jouets en face de l'arrêt du bus pour trouver un cadeau pour le petit garçon chez qui le Cracouc est invité samedi.

Le magasin étant un eu étroit, je laisse la poussette et son contenu à l'entrée et j'avance de quelques metres. 'Maman!' appelle le contenu. Je me retourne et trouve Dragounette en chaussettes, les bottes par terre et les pieds trempés: elle s'est amusée à bouger le plastoc de protection contre la pluie, qui a dégouliné sur ses jambes et ses pieds. Hum - je tente de la raisonner pour qu'elle ré-enfile ses bottes, mais la Miss a l'air réticente à cette idée.
Voyant la flaque qui se forme sous la poussette et la crise qui se profile, je reprends mes effets personnels (poussette, contenu, bottes du contenu) et je file dehors, en murmurant que je repasserai un jour sans mes enfants.

Il se met à tomber des cordes, un vrai déluge, je cours donc nous réfugier à l'arrêt du bus, sous les hurlements de Dragounette qui:
- a les pieds trempés
- refuse toujours ses bottes
- veut sortir de sa poussette
- ne peut plus supporter la protection pluie de sa poussette (ça, je la comprends, ça ne doit pas être très agréable)

Devant l'arrêt de bus, un énoooorme flaque. Et des voitures qui foncent.
Je vous laisse deviner notre état après le passage de 3 voitures: trempés de la tête aux pieds, éclaboussés, c'est hautement désagréable, tout ça!

Le bus arrive...et je m'aperçois qu'ayant changé de veste, je n'ai plus ma carte de bus, restée dans la poche de mon autre manteau. Le temps que j'essaie de récolter 2 euros au fond de mon sac (faut racler les fonds de poche)...le bus est parti.

C'est donc reparti pour 20 mn à se faire éclabousser, sous des trombes d'eau et les hurlements de Dragounette.
Le bus suivant arrive...j'essaie tant bien que mal de grimper dedans avec mon bébé sur le ventre et la grosse poussette (qui pourtant est la plus petite poussette canne possible). Dur dur. D'autant plus qu'à peine grimpée, le chauffeur démarre comme s'il faisait le grand prix de Spa Francorchamps et nous voilà, poussette, bébé et moi-même projetés vers l'arrière du bus, j'ai juste le temps de me rattraper avant de tomber sur une petite vieille elle aussi prise au dépourvu.
Dragounette crie toujours, l'Asticot s'y met - il a faim. Oui mais bon, dans le bus, c'est pas pratique. Et je ne peux même pas lui proposer mon petit doigt plein de microbes du bus pour patienter un peu.

On arrive à notre arrêt, où des ados devant la porte se font prier pour me laisser sortir du bus. La moutarde me monte au nez et je me mets à leur crier dessus, vieille rombière que je suis 'pourriez m'aider, là, non?'. Ils sont tellement surpris qu'ils sont paralysés. A vrai dire, moi, aussi je suis surprise par ma réaction. A tel point que je me mets à pleurer. C'est la goutte d'eau (mouahaha la goutte d'eau alors que depuis 1h,je suis trempée) - les nuits sans sommeil, ça me réussit pas.
Bref. Je on sort donc du bus...et je marche dans une flaque plus profonde que je le pensais. Je suis trempée, décoiffée, j'ai les genoux noirs de boue, la chaussure droite imbibée d'eau, les yeux et le nez rouge (puis j'ai pas de mouchoir évidemment) j'ai des tâches de boue réparties un peu partout grâce aux éclaboussures des voitures, une dragounette dont les pieds en chaussettes sont toujours aussi mouillé, un asticot qui hurle de faim du fin fond de son écharpe...
Un merveilleux tableau!

Pauvre Cracouc, il a du avoir bien honte en nous voyant arriver.

Friday, August 01, 2008

Sales mômes ou les (mes)aventures d'un jeune papa

Alors que j'étais en train de me 'reposer' dans la fournaise qui me servait de chambre de maternité avec mon nouvel Asticot, Monsieur Fenouillard a, je dois l'avouer, sacrément assuré avec les aînés. Chapeau!

Cela dit, il a quand même eu quelques grands moments de solitude qui méritent leur place dans ce blog...

En particulier lorsque, après une visite à leur môman - jamais très marrant, ni pour les enfants qui tournent en rond dans la chambre, n'ont pas le droit de courir dans les couloirs etc - M Fenouillard a donc décidé d'aller un peu les défouler un peu au parc à coté de la mat avant de les ramener à la maison.

Après une vingtaine de minutes de jeux intensifs, il était largement l'heure de rentrer. M Fenouillard commença donc à préparer psychologiquement les enfants au fait qu'il faudrait partir d'ici 5 mn (oui, faut faire les choses en douceur pour éviter les catastrophes...) - pas de réponse de la part des monstres....5 mn plus tard, alors qu'il décidait de partir pour de bon, les zouaves se précipitèrent de l'autre côté de la plaine de jeu, réfugiés sous un toboggan pour ne pas avoir à rentrer. Après quelques minutes de parlementation sans succès, et passablement énervé, M Fenouillard attrapa Dragounette par la peau des fesses et...se mit en route en tirant le Cracoucas qui entre temps était devenu un peu plus raisonnable. On ne peut pas en dire autant de sa soeur, qui se débattait en hurlant dans les bras de son papa, sous les yeux ahuris des spectateurs.

Alors qu'ils atteignaient un groupe de parents en train de surveiller leur progéniture visiblement plus sage que la mienne, Dragounette hurlant toujours aussi fort en tentant de se dérober, le Cracouc se tourna vers son père, lui fit un sourire et demanda: "Comment tu t'appelle,gentil Monsieur?"

C'est là que M. Fenouillard se mit à courir à la voiture, espérant que les témoins de la scène n'auraient pas le temps d'appeler la police pour signaler un kidnapping.