Friday, July 01, 2005

Mes débuts en tant que maman au chômage

Si j’avais su comment ma journée se passerait, je crois que jamais de ma vie je ne me serais levée ce matin….mais je n’avais pas tellement le choix.

La mission du jour était d’accomplir les démarches pour m’inscrire au chômage, à savoir à l’orbem (l’Office Régional Bruxellois pour l’emploi) et à la capac (caisse de paiement).

Mission de prime abord facile à accomplir. A en lire les indications sur le site web : on se rend chez eux avec les papiers requis et on en ressort avec une jolie carte bleue qu’il faut présenter 2 fois par mois à la commune. Bref, rien de plus simple, d’autant plus que l’orbem, on peut s’y inscrire par internet, ce que je me suis empressée de faire.

Le reste de la journée ne fut que succession de petits détails qui ont fait de ma journée un cauchemar…

La première étape de mon périple était de me rendre à la « B.S », mes anciens employeurs, afin d’y retirer le fameux formulaire C4 qu’on m’avait promis depuis qq jours…et qui, comme d’habitude, n’était pas prêt à temps.

J . me propose donc gentiment de nous conduire, le Cracoucas et moi : plus vite on sera à la « B.S. », plus vite on sera à la Capac et plus vite on sera rentrés.

Me voilà donc avec Monsieur Cracoucas à 9h15 à la Bibliothèque, juste à temps puisqu’il commence à pleuvioter. Je gare la poussette dans un coin, j’attrape le Cracoucas sous le bras et je grimpe les escaliers pour aller voir «Mme M. » , la comptable, qui détient le précieux sésame.
Pas de chance, pas de Mme. M. Bon….sa stagiaire Mlle. S. n’est pas là non plus. J’attends un peu, j’en profite pour parler à mes ex-collègues (ben oui, ça fait 3 jours que je ne les ai plus vus…). J’appelle la Capac qui me dit de venir m’inscrire même sans C4, on verra plus tard.
Et voilà que Mlle. S arrive…mais ne sait absolument pas de quoi je parle. Je m’énerve un peu, exige que l’on m’envoie le document le plus rapidement possible par coursier ….et je m’apprête à partir.

Ben non, pas de chance, ça y est, c’est le déluge. Mais quand je dis le déluge, je veux dire la pluie qui tombe comme une pluie tropicale dans la jungle, on voit à peine à 100 m et absolument IMPOSSIBLE de faire 2 m là-dessous.

Comme il faisait beau en partant, je ne suis vêtue que d’un gilet léger. Le Cracoucas, quand a lui, a un t-shirt à manches longues et un manteau…mais pas de plastique pour sa poussette. Bref, impossible de quitter la « B.S. »…

J’attends que ça passe, sauf que ça ne passe pas. Là-dessus, une gentille ex-collègue dont la voiture est (illégalement) garée devant la porte, me propose de me conduire au métro. Génial. D’ici à ce que j’arrive à la station près de la capac, c’est sûr, la pluie aura cessé. Ma collègue me tend un petit sac poubelle au moment où je sors de la voiture, on ne sait jamais, ça peut servir.

Bref, je fonce dans le métro et j’en profite pour téléphoner à ma copine Garance pour me plaindre déjà de ce qui est arrivé : déluge, pas de C4, etc. Tant et si bien que je rate ma correspondance. Pas trop grave, si je sors à l’arrêt d’après, je peux attraper un tram qui me rapprochera de la capac. Je sors donc du métro. Du moins j’essaie, non sans mal : barrières trop petites pour la poussette, pliage de poussette, on passe, dépliage de poussette, escalator en panne, pliage de poussette, on monte, dépliage de poussette, arrivée dans le tram, pliage de poussette, on entre, dépliage de poussette. Bon. Je sors du tram sous la pluie qui n’a absolument pas cessé, j’emballe donc le Cracoucas dans le sac poubelle. Et là faut que je vous explique une chose.

Le quartier où se situe la capac, derrière la gare du nord de Bruxelles est réputé pour ses péripatéticiennes en vitrine. Oui, de la même manière que l’on fait du lèche vitrine avant d’acheter des chaussures, ben là de gros dégueulasses font leur lèche vitrine de prostituée. Charmant. Et pathétique à un point qui me donne toujours un peu envie de pleurer. Ce quartier, je le connais vaguement : lorsque j’étais étudiante, mes copines les plus fauchées trouvaient des chambres très bon marché dans le coin – lorsque nous étions invités à boire un verre, elles nous indiquaient le chemin : « 3e pute à droite, puis c’est la 2e maison après le néon bleu ». Bref, comme je l’ai dit, très triste.

Je me perds donc dans le dédale des rues, trempée par la pluie, emmenant mon fils de 9 mois sous un sac poubelle, voir les putes.

Heureusement, J. m’avait prêté son plan de Bruxelles et je trouve rapidement la Capac. : vieux bâtiment des années 60 qui a excessivement mal vieilli. L’intérieur est placardé d’affiches : « veuillez ramener vos cartes au bureau D, couloir 3, 3e sous sol, 1e à droite, porte bleue. », « nous vous signalons que les porteurs du formulaire A358 sont conviés uniquement les mardis des mois en ‘r’ lorsque ça tombe un jour impair » …etc. Tout, sauf des indications sur ce que moi pauvre petite bourge protégée (et un peu secouée par le trajet jusqu’à la capac) a à faire pour m’inscrire. Pas grave, je suis débrouillarde, me dis-je. Je regarde un peu les gens et les affiches (pas facile, j’ai cassé mes lunettes il y a une semaine, impossible de paraître discrète dans ces cas-là). Je trouve une salle où tout le monde a l’air d’attendre son tour devant des guichets. Parfait, c’est là que je devais être. Bon, où sont les tickets ? Voilà la machine. Ah, sauf que dessus, il y a écrit « machine en panne, veuillez vous adresser au guichet à l’extrême droite ». Un coup d’œil vers le guichet : il y a 5 personnes devant. Bon, je me mets dans la queue. 10 minutes plus tard, rien n’a bougé. Et là, je vois 2 filles, visiblement des habituées, qui se dirigent sans hésiter vers le guichet voisin, fermé (donc celui AVANT celui à l’extrême droite) sur lequel est posé de manière peu évidente un rouleau de tickets. Ah bon, c’était là ! Bon je prends mon ticket, les 3 types derrière moi (des bleus, comme moi) avaient apparemment fait la même erreur…ça va, je ne suis pas la seule. Mon ticket porte le numéro D36. Je jette un coup d’œil à la machine qui affiche quel numéro est le suivant à être appelé…..HORREUR ! C’est le numéro 57 ! Ce qui veut dire qu’ils n’ont même pas encore commencé la série D. Mais alors le numéro 57 de quelle série ? A, B, C ? Et puis, 57, oui, mais sur combien ? 100 ? 150 ? 1000 ?

Les larmes commencent doucement à monter. Il est 10h30. Le Cracoucas ne va pas passer la journée ici, je ne peux pas repartir et revenir dans l’après-midi, je n’ai personne pour me garder Monsieur Cracouc si je reviens demain seule, et puis demain, ce n’est ouvert que le matin, je ne suis pas sûre de pouvoir passer….et j’ai 2 jours pour m’inscrire. C’est la loi.

Bon…première chose, je vais trouver un coin sympa où attendre. Comme j’ai laissé les roues de la poussette à l’entrée (ah oui, parce que la capac, en plus, c’est pas fait pour les personnes à mobilité réduite, hein, c’est bourré d’escaliers) je décide d’aller les rechercher avant qu’un malotru ne me les vole. Le Cracoucas dans son cosy dans une main, je plie les roues de l’autre, retenant toujours mes larmes….quand j’entends derrière moi, une voix étonnée : « Anne-So ? » Je me retourne….et je tombe dans les bras de Raphaël…ben et là, les larmes ne s’arrêtent plus : « je sais pas où je dois aller, j’ai même pas mon C4, j’ai le numéro 36, je comprends rien, dans une heure, le Cracoucas va hurler de faim, je suis trempée, chargée comme un baudet, je comprends rien etc etc etc ».

Raf, ben ça le fait sourire, parce qu’il est déjà passé par là…et il s’est déjà retrouvé dans le même état. Mais lui, c’est un pro de la capac apparemment et du coup, il devient mon coach capac. Déjà, il m’annonce que je suis au mauvais endroit : les lettres K-Z, c’est à l’étage. Ah bon ? C’est indiqué où ? Nulle part. OK. Lui, il le sait pour avoir faire la queue pendant 1h la première fois avant de s’en apercevoir. Et encore, les gens de la capac ne lui ont rien dit, il a du se renseigner auprès des gens qui attendent autour.

Bon, comme je dois me rendre à l’étage (poussette et tout le tralala aussi), il y va à ma place, voir où ça en est pour qu’on décide ce qu’on peut faire.
Moi, de mon côté, je prends mon GSM et j’appelle J. pour lui demander le numéro de la Capac, pour les appeler, pour savoir si quand j’aurai enfin mon C4, je devrai me RE-présenter là bas, ou s’il suffira que je leur envoie ledit C4 – oui, parce que je ne compte pas refaire la queue là, hein ! Et puis par téléphone, j’aurai plus vite une réponse que si j’allais au guichet « info », devant lequel 25 personnes attendent.
Pas de chance, il est 11h et plus personne ne répond.

Entre temps, Raf redescend et m’annonce qu’ils viennent de commencer la série A des tickets…et qu’il m’a pris un ticket : B1. Avec un peu de chance, je passerai la semaine prochaine…bon soyons optimistes, peut être que vers 17h, j’ai mes chances…S’ils restent ouverts jusque là.
« Ah, mais attends…je suis venu ce matin prendre un ticket à 9h30, c’est le A52 et finalement, je n’en ai pas eu besoin, tu peux le prendre » me dit Raf.
Cool, juste une cinquantaine de numéros….je n’en ai que pour quelques heures.
Raf me propose alors de nous reconduire à la « B.S. », voir si Mme. M. est arrivée. On fonce donc vers mon ancien bureau. Une chance : Mme. M. n’est pas là, mais Mlle S. l’a appelée entre temps et peut donc me donner le fameux C4.

Comme on a encore beaucoup de temps devant nous, j’invite Raf à déjeuner chez Exki. Le Cracoucas en profite pour faire son charme à Raf et tous les gens qui passent. Adorable ! Il déjeune proprement, joue avec son jeu, goûte un peu de yaourt à la vanille…bref, je crois qu’il a compris qu’aujourd’hui, fallait se tenir à carreaux…

Après cet intermède fort sympathique, on repart, direction….ben la capac, tiens. Petit tour parmi les putes pour trouver une place de parking. On voit plein d’hommes de bonne famille qui visiblement terminent leur pause déjeuner.

1e étage : ils en sont au numéro 19. En 1h30, 19 personnes ont été servies. Bon, ben j’ai le temps alors.

Un haut-parleur nous annonce alors que vu le nombre des personnes présentes, ils ne serviront que les personnes munies d’un ticket de la série A. Une chance donc que Raf m’ait filé son ticket A52 qu’il a eu à 9h30 du mat…parce qu’avec mon B1 de 11h, je pouvais revenir le lendemain.

Raf doit repartir. Il a déjà perdu la moitié de la journée à cause de moi, je ne vais pas le garder en otage plus longtemps. Vite avant de la laisser filer, je lui demande de me garder le Cracoucas pour que j’aille faire pipi….pas si simple. D’abord, il me dit que je dois aller demander une clé au guichet info. Ca tombe bien, il n’y a qu’une dame à ce guichet . Enfin, la dame, visiblement, elle a besoin de beaucoup beaucoup beaucoup d’infos, puisqu’elle y reste ¼ d’heure. Arrive mon tour. Je m’approche du guichet, j’ouvre la bouche et la dame de l’autre côté du guichet m’interromp : « vous avez votre ticket ? ».. .
Moi : « euh, non, je ne savais pas qu’il fallait un ticket pour le guichet info »
La femme : « on ne sert que les gens qui ont un ticket »
Moi : « oui, mais…. »
La femme (m’interromp encore, je déteste ça) : « pas de ticket, pas d’info »
Moi « mais…. »
La femme : « je ne veux rien savoir »
Moi (qui commence tout doucement à m’énerver) : « comment ça, vous voulez vraiment que je prenne un ticket pour vous demander où je peux faire pipi ??? »
J’ai dû le dire un peu fort parce que les gens autour se sont retournés et je me suis sentie rougir….
La femme « c’est au sous-sol »

Je fonce au sous-sol laissant Monsieur Cracoucas et mon sac sous l’œil vigilant de Raf.

Au sous-sol, il y a aussi beaucoup de guichets, 5 ou 6 portes avec un signe « entrée interdite »….et c’est tout, pas de toilettes. Je demande autour de moi, personne n’est au courant. Je monte au rez de chaussée (on sait jamais)…et là, en effet, je tombe sur une femme qui est en train d’ouvrir des toilettes avec une clé. Je lui demande donc si je peux aussi profiter de sa clé. Elle me dit d’un air gêné qu’elle me laissera la clé et que je n’aurai qu’à la ramener parce qu’elle est pressée…puis elle se souvient que pour avoir la clé des toilettes, elle a dû laisser sa carte d’identité…Et elle préférerait donc que j’aille la demander moi-même après.

Enfin, ce qui voudrait dire que je devrais remonter au 1e, prendre ma carte d’identité, aller au sous-sol, prendre un ticket spécial « guichet info sous sol », faire la queue en attendant mon tour, troquer ma carte d’identité contre une clé, monter faire pipi, redescendre, reprendre un ticket, refaire la queue, rendre la clé et reprendre ma carte d’identité, et remonter au 1e.

N’importe quoi, d’autant plus que je monopolise Raf depuis 10h30 du mat, je vais aller le libérer. Je remonte donc, la vessie prête à exploser.

Bref, Raf s’en va, (j’ai un peu les larmes aux yeux à ce moment-là…je me sens tout à coup très très seule)
Le Cracoucas, qui jusqu’à présent était adorable, commence tout doucement à s’impatienter….compréhensible, le pauvre, ça fait depuis 9h ce matin, qu’il est sage comme une image.
Je le sors de sa poussette, il râle, je le remets, il râle, je le ressors, il râle, je l’assieds sur un banc, il se met debout et commence à bouffer le dossier du banc, je l’enlève du banc, il râle. Etc.

Enfin, tout ce petit manège a l’avantage de faire passer le temps et à peine 1h après le départ de Raf, voilà que c’est mon tour de passer.

Youpi !!! champagne ! J’ai bien envie de danser mais j’ai trop peur qu’on me vole ma place. Pas grave, le Cracoucas a dû comprendre puisqu’il se met à chanter pendant qu’on fonce au guichet. Tant et si bien que je n’entends pas tellement ce que me dit la femme de l’autre côté…et que je n’arrête pas de lui demander de répéter.

Elle m’annonce que le motif de mon C4 n’est pas suffisant : licenciement, oui mais pourquoi ? D’autre part, il me faut un document de Partena attestant que j’ai été en congé de maternité l’année dernière. Pendant un moment, j’ai peur qu’elle me renvoie chez moi jusqu’à ce que j’ai tous les documents requis. Mais non, elle me demande simplement de les envoyer dans les 2 mois. M’annonce que je dois dès demain matin aller pointer à la commune d’Etterbeek, m’explique en gros comment tout fonctionne…et me voilà prête à quitter ce maudit endroit.

Dépliage de poussette, on redescend, je m’arrête pour rhabiller un peu le Cracoucas afin d’affronter la pluie, j’en profite pour appeler J….et je refonds en larmes. Et là, impossible de m’arrêter. Et me voilà, sous la pluie, sous les fenêtres des prostituées en train de pousser ma poussette dans une rue drôlement en pente, les larmes me coulant le long des joues. Un vrai bébé, quoi.
J’appelle Séverine qui me console (c’est à ça que ça sert, les grandes sœurs, parfois)

Tram, pliage de poussette, rue, dépliage de poussette, métro avec escalator cassé, pliage de poussette, re-dépliage de poussette, contrôleurs de métro qui me laissent passer…encore un ou 2 pliage/dépliage bref…trajet sans encombre.

Et le Cracoucas dort comme un ange. Parfait, celui-là….

Le lendemain, pointage à la Commune. Les hommes sont convoqués le matin et les femmes l’après-midi, dans le sous-sol de la commune, que je connais puisque c’est là que se trouve le registre des étrangers – souvenez vous il y a 4 ans lorsque j’ai tenté de me domicilier dans cette commune. A Etterbeek, on cache les parias dans les sous-sols : étrangers et chômeurs, même combat….

Juste 2 constats à propos du pointage :
- Les hommes sont séparés des femmes. Pourquoi ? Ont-ils peur qu’un homme chômeur rencontre une femme chômeuse, qu’ils se mettent ensemble et fabriquent plein de petits chômeurs ?

- Alors que les hommes sont convoqués le matin, les femmes, elles doivent pointer l’après-midi. Logique, puisque ce sont, à priori, les femmes qui s’occupent des enfants et d’aller les chercher à l’école. C’est donc normal qu’on les convoque justement à l’heure de sortie des écoles….

Wednesday, June 15, 2005

Comment ne pas vexer ses beaux-parents tout en ayant le plus beau bébé de la famille

La cousine de J. se marie au mois de juillet. Présentation officielle du Cracoucas à la famille élargie, qui n'a pas encore eu l'occasion de le rencontrer. J'avais trouvé, lors des '4J' de l'Inno
un ravissant ensemble en lin : chemise blanc cassé et petit pantalon gris-vert. RA-VIS-SANT !
Et le tout, pour la modique somme de 10€. Une aubaine !

Ravie de mon achat (effectué au mois d'avril), je sors régulièrement l'ensemble de la commode pour le regarder, en me félicitant d'avoir, certainement, le plus beau bébé à ce mariage (précisons que le bébé est déjà excessivement adorable, mais que l'ensemble ne fera que parfaire le tableau).

Bref. Il ne reste plus qu'à attendre le jour-J….ou du moins c'est ce que je pensais.

Voilà qu'il y a quelques semaines, ma belle-mère et son conjoint (le Coq - longue histoire, ne me demandez pas) arrivent chez nous avec une énoooorme boite Baby Dior…Me sang ne fait qu'un tour…une belle boite comme ça…ça ne peut que signifier le début des emmerdes.

Et de fait, on me tend la boite, je l'ouvre et j'en sors un affreux ensemble : un pantalon avec veste assortie vert d'eau en matière un peu brillante, un t-shirt qui serait pas mal s'il n'y avait pas écrit
DIOR en grand dessus et des chaussettes 'diordiordiordiordior'. Moche, quoi. Enfin surtout pas mon genre du tout du tout.


Bon bon bon… je fais un grand sourire parce que je suis polie 'oh, mais fallait paaaaaas ! Comme c'est gentil!....'
Et ma BM de me répondre : « C'est pour le mariage de Caroline »
Ma tête…. Enfin, je me ressaisis…puis je prépare le terrain : « Ah oui. Oh ! j'espère que ça va lui aller ! Ce sera peut être un peu grand nan ??? »
Tout ça sous la muetterie parfaite de J. qui ne fait rien pour me sauver bien sûr.

Fin de l'épisode 1.

Episode 2 : faut savoir qu'entre temps, J. et moi avions convenu qu'il appellerait sa mère pour lui dire que sur le coup, il n'avait pas voulu les vexer (surtout que c'est le Coq qui est allé à Paris acheter cette ravissante horreur) mais qu'on a déjà prévu un ensemble joli comme tout et que le Cracoucas sera le plus beau et tout et tout.

Enfin…ça c'était dans la théorie, parce que dans la pratique, ça fait un mois que J. a promis de le faire…et pourtant sa mère n'est toujours pas au courant.

Venons-en donc à l'épisode 2 de cette malheureuse affaire.
Samedi dernier, nous étions à Uccle (quartier de ma BM) et j'en ai profité pour m'acheter une jupe et un gilet, parfaits pour le mariage. On rejoint ensuite ma BM et le Coq à leur petit salon de Thé du samedi, puisqu'on est dans le coin.
En arrivant, j'annonce que j'ai acheté une tenue pour le mariage de Caro.
Ma BM et le Coq me dévisagent : « Euh….une tenue….pour toi ? »
Tiens…J. n'a pas dû leur parler de l'ensemble Dior que le Cracoucas ne mettra PAS.
Plus tard, ma BM nous prend à part et nous demande si on compte bien mettre au Cracoucas leur magnifique ensemble Dior.
J. commence : « ben, c'est à dire qu'on avait déjà prévu quelque chose… ». Voyant le visage de ma BM se décomposer, lâchement, j'interviens : « Mais bon, on n'a pas encore décidé. Je vais essayer l'ensemble Dior au Cracouas»
Voilà. On est refaits…
Soit on les vexe à vie mais j'ai le plus beau bébé du monde, soit on se plie à leurs désirs et c'est la première et la dernière fois que la famille de J. voit le Cracoucas (et moi par la même occasion), parce que jamais de ma vie je n'oserai me remontrer devant eux après.

L'épisode 3 sort le 2 juillet.

Mais pas bêtes….on a bien réfléchi et on a mis au point notre scénario. Infaillible, le scénario. Le voici :
On habille le Cracoucas avec son ensemble Baby Dior (comme ça, il sera froissé comme s'il avait été porté). On l'asperge avec son bib du matin. Et puis en arrivant sur place, on annonce que le Cracoucas a vomi/régurgité dans la voiture et qu'en maman prévoyante, j'ai justement prévu un RAVISSANT petit ensemble de rechange : un pantalon gris-vert et une chemise blanc cassé…
On a d'abord pensé à secouer beaucoup le Cracoucas après son bib pour qu'il régurgite pour de bon. Sauf que Monsieur a l'art de ne pas faire ça au bon moment et à tous les coups, il aurait régurgité alors qu'on l'avait déjà changé.

…il va falloir jouer finement…mais ça doit être possible, non ?

Friday, March 04, 2005

Réflexions sur l'égalité des sexes

A l’heure où l’on parle de plus en plus dans les médias de l’égalité entre les hommes et les femmes – et notamment à quelque jour de la journée internationale de la femme, force est de constater que si ce principe est désormais de mieux en mieux ancré dans l’esprit des gens, nous sommes loin encore de la réalité dans la pratique.

Observons pour illustrer ce propos la journée-type d’une jeune famille (avec un enfant de 5 mois - ça pue le vécu)

6h45, le réveil sonne. La maman se lève et après un petit détour par les toilettes où, encore ensommeillée elle manque de se prendre la porte, va réveiller son bébé pour le nourrir.
Pendant ce temps, le papa dort.

7h, La maman pose le bébé avec un jouet dans la main, toujours aussi peu réveillée fait des geste quasi automatiques : mettre la machine à café en route, sortir le chat et allumer la douche. Un passage rapide sous la douche histoire de se réveiller un peu, une tasse de café avalée en 4e vitesse et elle s’habille rapidement.
Pendant ce temps, le papa dort.

7h30, la maman va rechercher le bébé qui pleurniche depuis 10mn – mais qui n’est quand même pas parvenu à réveiller son père malgré tout le boucan. Elle change le bébé, l’habille, lui fait sa toilette, mustela, sérum physiologique, etc. joue un petit peu avec lui
Pendant ce temps, le papa dort.

8h, la maman prépare son sac, le sac du bébé, emmitouffle le bébé dans sa combinaison-écharpe-bonnet-mouffles, met son manteau et est prête à partir à 8h15.
Pendans ce temps, le papa, miraculeusement, a émergé et est prêt à partir.

Tout le monde fonce à la crèche, quelques minutes pour expliquer à la puericultrice que le bébé a bien dormi, bu tout son bib, un dernier bisou au bébé, quelques recommandations (il est un peu enrhumé – il est grognon – il sort une dent – et j’en passe) et hop, on file au bureau.

Pendant toute la matinée, malgré les urgences au bureau, la maman gardera en tête (tout en faisant consciencieusement son boulot) qu’il ne faut pas oublier d’appeler le pédiatre/la baby-sitter/l’ostéopathe (au choix).

A midi, elle foncera à la pharma racheter du lait et du mytosil, et se dépêchera de retourner à son bureau pour passer les coups de fil (au pédiatre/la baby-sitter/l’ostéo etc) en avalant une salade devant son ordi.

Elle tentera pendant l’après-midi de terminer à temps tout son boulot et de faire en sorte que l’éventuelle réunion qui vient s’intercaler en fin de journée termine à temps pour qu’elle puisse courir à la crèche.

A 18h, réunion ou pas, elle devra avoir terminé son boulot, passé tous les messages à son collègue qu’elle laisse derrière elle, et, armée de son sac de la pharmacie, elle foncera à la crèche avant sa fermeture.

Après être passée à la crèche, la maman doit encore filer au supermarché chercher quelque chose à manger. Elle se dépêche parce qu’à cette heure-là, ça grouille de gens qui sortent du boulot et de vieux qui se sentent seuls et qui arpentent les rayons du supermarché en poussant doucement leur caddie, dans le seul but, semblerait-il, de faire râler les pauvres mamans pressées. Et à cette heure-là, le bébé fatigué et qui commence à avoir faim, commence à se tortiller dans tous les sens en chouinant.

A 18h30, elle arrive enfin à la maison. Le papa rentre en même temps.

18h30, la maman fait couler le bain d’une main, le bébé ne voulant plus quitter ses parents après une journée à la crèche.
Pendant ce temps, le papa vérifie ses emails.

19h, après avoir lavé, seché, habillé, cajolé son bébé, la maman, toujours d’un bras, prépare le biberon et le donne au bébé.
Pendant ce temps, le papa – après s’être inquiété de ce qu’il y avait pour le diner – fait chauffer la soupe.

19h15, la maman joue encore un peu avec le bébé.
Pendant ce temps, le papa boit sa soupe.

19h30, Grand moment : le papa prend le bébé pour jouer avec lui.
Pendant ce temps, la maman boit sa soupe froide.

20h, la maman déclare qu’il est l’heure que le bébé aille dormir.
Le papa tend alors le bébé à la maman…
La maman va changer le bébé, le prépare pour le lit, lui fait un calin.
Le papa vient faire un bisou au bébé.

20h15, la maman fait la vaisselle en écoutant d’une oreille les nouvelles et de l’autre le babyphone. Elle interromp le nettoyage des biberons quand le bébé pleure pour aller le calmer.
Pendant ce temps, le papa regarde les nouvelles.

20h30, la maman décide de vite aller se laver les cheveux histoire de ne pas avoir l’air trop horrible le lendemain au bureau.
Pendant ce temps, le papa qui voulait regarder un DVD, rale.

21h, la maman lance une machine, amène le linge propre devant la télé, prépare le fer à repasser.
Pendant ce temps, le papa allume le DVD

22h30, DVD terminé, pile de linge repassée, la maman va vider la machine, en lance vite une autre, va checker ses mails, range un peu le salon et la salle à manger, prépare sa salade pour le lendemain, prépare ses habits pour le lendemain et ceux du bébé.
Pendant ce temps, le papa joue à la play station

23h, va consoler son bébé qui s’est réveillé, se met en pyjama, se prépare à aller se coucher.
Pendant ce temps, le papa crie sur un troll qu’il n’arrive pas à tuer.

23h30, la maman se couche, prend son livre, l’ouvre, se ravise, pose le livre, éteind la lumière et s’endort.
Pendant ce temps, le papa allume la lumière se couche, lit, se retourne, continue à lire décide enfin d’éteindre, s’endort et se met à ronfller.

24h, le papa, le bébé (et le chat) dorment
Pendant ce temps, la maman, réveillée par les ronflements, est assise dans le lit, dans le noir à songer à tout ce qu’elle aura à faire le lendemain.

Et je ne parle là que des mamans qui travaillent. Je n’en pense pas moins des mamans à la maison qui passent leurs journées conduire les aînés à l’école, rentrer et jongler entre le ménage et les pleurs du bébé, passer le mercredi à faire le taxi entre la danse, l’escrime et le solfège, courir d’un enfant à l’autre pour aider aux devoirs tout en remuant de temps en temps le diner qui mijote, et j’en passe et j’en passe et j’en passe.

Moi je vous dis, la journée de la femme à mon avis, ça ne devrait pas être que le 8 mars...ça devrait être tous les jours

Friday, February 25, 2005

Ce qui devait arriver arriva

Bon, j’aurais pu m’en douter, à force de me vanter que le Cracoucas avait une santé de fer, loi de Murphy oblige, fallait bien qu’il tombe malade à un moment . Enfin, on ne va pas se plaindre, il aura tenu presque 8 semaines à la crèche, soit 38 jours complet au milieu des microbes, virus et autres saletés qui traînent dans ces endroits de débauche.

Enfin, reprenons depuis le début, mercredi soir, en allant chercher le Cracoucas, j’apprends à la crèche que les conditions d’admission dépendent de la quantité et de la qualité des excréments de mon fils . Eh oui, à partir du moment où le bébé fait « 2 selles liquides », il est interdit de séjour jusqu’à retour à la normale. Or, il s’avère que ce soir-là Monsieur Cracoucas remplit les critères…et sera donc persona non grata jusqu’à ce qu’il obtienne un sésame du grand manitou, j’ai cité, le pédiatre.

Le Cracoucas n’ayant pas de fièvre, les puer n’avaient pas jugé utile de me prévenir avant que je ne vienne pour le récupérer, mais bon, si elles avaient pensé à me prévenir, j'aurais au moins pu préparer ma journée du lendemain . Me voilà donc à 18h30, dans la rue, bébé assoupi dans son cosy dans une main, téléphone portable dans l’autre, à essayer d’organiser les jours à venir…


Première étape, appeler le pédiatre qui m’explique ce que je dois faire dans l’immédiat et qui me convoque le lendemain à 10h…il n’est pas libre plus tôt. Ensuite, mon patron – là, je dramatise un peu pour qu’il m’accorde un peu de sympathie : « ça ne va pas du toooouuuuuut ! mon bébé est malaaaaaade ! Je l’emmène chez le pédiatre demain matin, et je cherche un mode de garde, je ne sais vraiment pas à quelle heure je pourrai arriver !!!». Bon, pas le choix, le chef accepte mon absence (à condition que je greffe mon portable sur la main)…bon bon bon …

Etape suivante : trouver le moyen d’arriver chez le péd le lendemain, J. étant en tournage toute la journée en dehors de Bruxelles et avec la voiture…quelques coups de fil et on trouve un copain prêt à nous conduire…autres coups de fil et la grand-mère/messie déplace quelques rendez-vous pour garder le Cracoucas le lendemain après-midi…à condition qu’elle ait accès à l’ordi pour pouvoir quand même un peu travailler. Re-coup de fil au bureau, on exagère encore un peu : « bon, j’ai ENFIN réussi à trouver une baby sitter pour demain après midi, je vais donc ESSAYER de venir au bureau l’après-midi ».

Le lendemain, donc, visite chez le ped. Le copain-chauffeur, qui nous attend dans la salle d’attente est persuadé qu’on a pendu le Cracoucas par les pieds et qu’on s’amuse avec des instruments de torture. Et pour cause, le Cracoucas HURLE d’un bout à l’autre de l’auscultation…et pourtant, à part le tâter, le peser et lui regarder les oreilles, le nez, la bouche, le pédiatre ne fait rien de spectaculaire ni traumatisant. D’ailleurs, ce bébé qui hurle sur sa table d’auscultation est le même bébé qui faisait des grands sourires au même endroit, il y a à peine 1 semaine, alors qu’on lui piquait les fesses…allez comprendre.

Verdict : Monsieur Cracouc est mis au régime carottes/pommes pour quelques jours avec qq médicaments. Et interdit de crèche jusqu’à lundi.

On rentre, je file à la pharma, la grand-mère arrive, je cours au boulot, je prends congé pour le lendemain (vendredi) après-midi et je trouve une copine pour me le garder le matin (sont quand même cools, nos copains…).

Bref, j’ai la situation bien en main ….là où j’ai l’impression de m’être fait avoir, c’est que ce matin, en se réveillant, on a trouvé un Cracoucas en pleine forme qui chantait tranquillement à sa souris en peluche, en attendant qu’on vienne le chercher. Il a été adorable toute la journée….et quand je lui ai dit « tu nous a bien eus, en fait tu n’es pas du tout malade, tu voulais juste voir à quel point on allait se mobiliser pour toi ? », il a levé la tête, m’a regardée, m’a adressé un sourire angélique …et moi….ben j’ai fondu bien sûr

Monday, January 31, 2005

La honte puissance 100000 ou "un string à la crèche"

Bon alors, dans ma vie où j'essaie d'être un peu parfaite, il faut que je sois entre autres une maman parfaite, ce qui n'est déjà pas gagné aux yeux des puéricultrices de la crèche puisqu'elles me font souvent des allusions selon lesquelles mon fils n'est pas assez nourri,couvert etc.

Bref, moi, je continue mes efforts, tous les matins, je lui prépare son sac pour la journée, je garde les bodies troués pour la nuit comme ça il est impeccable à la crèche, et tous les soirs, je fais "Chicken Run" pour être à temps à la crèche. Et je me la joue quand même vachement maman distinguée avec ses habits de bureau qui va déposer son fils à la crèche. Fière comme un paon.

Hier, matin, comme tous les matins, j'étais en train de nous préparer, café dans une main, bébé dans l'autre bras, un chat affamé dans les jambes, à courir partout dans l'appart pour retrouver un chaussette, mon GSM et une tartine entamée, en criant au papa endormi "J., lève toi, on est enretard!"...Je m'aperçois qu'il pleuviote dehors et je me dis que le soir, si c'est moi qui vais chercher le Cracoucas, il faudrait peut être bien que je lui prépare un bonnet et une écharpe pour qu'il puisseaffronter les intempéries dans sa poussette.Je fonce au panier à linge, attrappe le bonnet et l'écharpe, les fourre en 4e vitesse dans le sac du Cracoucas, termine de me préparer,entre-temps, J. s'est enfin levé, lavé, habillé et on fonce à la voiture pour déposer le Cracoucas.
Comme tous les jours. Normal.

C'est le soir que j'ai fait l'expérience d'avoir tellement honte que même mes oreilles sont bouillantes, je ne connaissais pas avant...Et pourtant, j'arrive relativement souvent à me taper la honte.

Bref, le soir, J. termine plus tôt que moi et récupère le Cracoucas. Je les rejoins, on rentre, bain, diner, dodo pour le Cracoucas...et moi, je commence à ranger. Puis avant de me coucher, je me souviens que j'ai retrouvé le Cracoucas ce soir avec un autre pull que celui qu'il portait le matin. Or, les puericultrices ont la fâcheuse habitude de changer intégralement le Cracoucas dès qu'il bavouille un tout petit peu et surtout, de mettre à tremper ses habits puis de me les mettre dans un sac en plastique comme ça, si je les oublie dans le sac à langer, le lendemain, je retrouve des habits moisis. Sympa.

Je décide donc d'aller chercher le pull dans le sac à langer. J'ouvre le sac: pas de sac en plastique dedans...et encore moins son pull. Bon il doit être à la crèche, pas grave. Je fouille un peu, je sors un bonnet...une écharpe........................
et......................................................................................un STRING! Mon string! à moi! Et attention, pas n'importe quel string. Pas un beau. Un vieux truc de chez H&M, à l'origine blanc mais devenu gris à force de lavages, même poilu tellement il est usé. Le string que même quand je passe une semaine toute seule, je n'ose même pas le mettre...d'ailleurs, ça fait belle lurette que je ne le mets plus(trop peur qu'il m'arrive quelque chose dans la rue et que les ambulanciers piquent un fou-rire en voyant ma culotte). Je ne sais paspourquoi je ne l'ai jamais jeté ce string...mais bref, il était là, dans le sac à langer du Cracoucas que les puericultrices ont tout le loisir d'ouvrir dans la journée pour y mettre les affaires du Cracoucas.

Je vous jure, jamais de ma vie je me suis sentie rougir comme ça. Un véritable Marcellin Caillou. Je devais être violette. Et vous n'imaginez pas ma tronche ce matin devant la puericultrice en allant déposer le Cracouc...


Je vais me cacher sous un rocher.

Thursday, December 09, 2004

Suppos superpuissants

Cette semaine, Monsieur Cracoucas est constipé... 1e jour, je ne m'inquiète pas, 2e jour non plus, 3e jour...je me dis que quand même il serait temps...surtout que mon fils est devenu un véritable asticot, il gigote dans tous les sens, et pour cause: il crève de mal au ventre, le pauvre.

Je m'attelle donc à un massage tel que j'ai appris à en faire pour bébés constipés et qui n’a pas l'air de faire le moindre effet. J. rentre entre 2 rendez-vous à la maison pour me faire un bisou et voir son fils 2 minutes. Il nous trouve dans un bien piteux état: moi en train de vite nettoyer un bib pour le stériliser sous les hurlements de l'asticot qui se tortille dans tous les sens. N'en pouvant plus, je lui ordonne d'aller voir si le Cracoucas a ENFIN sali sa couche, et sinon, j'arrive avec les suppos de glycérine, non mais ça commence à bien faire tout ça.

Et nous voilà donc tous les deux devant la table à langer, à essayer de mettre un suppo à l'asticot qui se débat dans tous les sens.

1e essai, le suppo valse de l'autre côté de la pièce et va s'écraser sur le mur en face...j'en prends donc un 2e et rebelotte, on perd un 2e suppo volant. Le 3e atterrit sur J. qui a eu le réflexe de se mettre devant pour éviter d'avoir des suppos partout par terre.

Et alors que je m'apprête à faire une 4e tentative...on entend un grondement sourd qui part du ventre de l'asticot, et, et, ET.....un beau caca tout liquide qui gicle....sur le malheureux papa qui n'a pas eu le temps de reculer....trempé de la tête au pieds pas très heureux...La maman écroulée littéralement par terre de rire et l'asticot qui pousse un soupir de satisfaction...puis adresse un énorme sourire à son papa.

C'est dans ses moments-là qu'on est heureux que J. ne travaille pas en costard...c'est plus facile de laver une chemise que d'aller expliquer au gars du pressing ce qui est arrivé au costume qui a une drôle de couleur et d'odeur.

En tout cas, moi qui étais ravie de voir J. changer le Cracoucas pour une fois...je crois que c'est loupé, ça ne se reproduira plus. Pas grave, ça vaut bien le fou rire que j'ai eu.

Tuesday, November 23, 2004

Résumé du match entre le Cracoucas , alias "l'insomniaque" et AnneSo, alias "la maman épuisée".

Round 1: lundi-mardi matin
Vous le connaissez, je le résume: l'insomniaque n'a dormi qu'environ 9h sur 24h...et refuse de dormir plus que ça. La maman épuisée est...eh bien épuisée

1 point pour l'insomniaque, 0 pour la maman

Round 2: mardi après-midi
Malgré sa fatigue, la maman épuisée parvient à aller à la gym. L'insomniaque l'accompagne et dort 1/2h là bas, au grand plaisir de la maman. De retour à la maison, la maman prépare son 1e biberon à l'insomniaque, qu'il se l'enfile d'une traite, sans un regard pour le sein de sa mère ...qui nostalgique, regarde son bébé s'émanciper en commençant un sevrage en douceur. Le bib fait de l'effet: l'insomniaque s'effondre pendant 4h . La maman, se sentant alors invincible, fait l'erreur de ne pas faire de sieste (voir suite). Réveil donc de l'insomniaque 4h plus tard (à 20h), tétée et hop au dodo, il y a du sommeil à rattrapper.

1 point pour la maman, 0 pour l'insomniaque

Round 3: la nuit de mardi à mercredi

Lancée par sa victoire, la maman, se sentant toujours invincible, fait tout sauf se coucher: DVD, papotte avec les copines, puis lecture au lit et enfin dodo assez tard. 3h: l'insomniaque se réveille. La maman épuisée, tout à coup pas très fière de ne pas avoir dormi plus tôt, utilise son joker: elle fait appel à son coach, le papa, qui va chercher l'insomniaque dans son lit, puis dans un ronflement, se rendort profondément .

Voilà la maman épuisée livrée à elle-même encore une fois. Luttant contre le sommeil, elle allaite son bébé tout en sachant que la tétée de la nuit n'est jamais très longue et qu'elle pourra bientôt dormir. C'est alors que l'insomniaque sort son arme toute-puissante: le gros caca qui déborde. La maman épuisée se voit donc obligée de changer l'insomniaque de la tête aux pieds: turbulette, pyjama, body, tout y passe. Et bien sûr, mettre à tremper tous ces vêtements touchés par l'arme fatale si elle veut pouvoir les récupérer. Donc à 4h du mat après changement de l'insomnaique et trempage du pyj-body-turbulette, maman et bébé sont prêts à se recoucher.

A un détail près: l'insomniaque est complètement réveillé et n'a aucune intention de s'endormir. Ce qui en soi, ne serait pas un problème, s'il n'existait pas l'affreuse tétine qui a pour effet de faire crier l'insomniaque quand il la perd Après plusieurs allers-retours de se chambre à celle de l'insomniaque, la maman s'effondre dans son lit alors que l'insomniaque est toujours éveillé, et parle à ses doudous.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Aucune idée de l'heure à laquelle il s'est décidé à dormir. Il pourrait avoir hurlé tout le reste de la nuit, que je n'en saurais rien tellement j'était naze!
Et voilà ce matin, l'insomniaque prêt à piquer un sprint (s'il le pouvait) et la maman...eh bien toujours épuisée

10 points pour l'insomniaque, 0 pour la maman.

Match donc gagné par l'insomniaque sans contestation.
Match de revanche ce soir...et là ça va faire mal gniark gniark gniark!

Saturday, November 20, 2004

Wednesday, October 06, 2004

Comment faire tourner sa mère en bourrique (1)

Oui parce que quand il pleure la seule chose qui le calme est maman qui chante. Mais attention, pas n'importe quoi! j'avais commencé par lui chanter tout le registre de vieilles chansons françaises qu'on m'a chantées dans mon enfance. Et ça semblait le calmer. Mais maintenant que Monsieur a déjà 2 semaines, Monsieur n'a que faire de ces vieilleries pour les bébés. Il hurle de plus belle dès que j'entonne "Ah mon beau chateau" ou "Au clair de la lune"...et je ne pense sincèrement pas que ce soit dans un souci de m'accompagner vue la teneur des hurlements.

Non non non...Monsieur souhaiterait entendre autre chose. Il faut savoir que le père de cet angelot travaille à la télé et réalise entre autres les émissions Disney. Et Monsieur Cracoucas donc de n'accepter que les chansons Disney. Quel snob! Mais attention, le snobisme ne s'arrête pas là! Pas n'importe quelle chanson et pas n'importe comment! La seule chanson ayant reçu l'accord de Monsieur mon fils est la chanson d'aladdin - en anglais s'il vous plait - et uniquement chantée par maman!

Oui parce que j'ai essayé le CD...ça ne marche pas, dès qu'il entend les permières notes, son visage se crispe, devient tout rouge et il finit par nous pousser un hurlement, l'air de dire "vous me prenez pour un idiot?". Et me voilà donc à passer mes journées à chanter à tue-tête "A whole newwwwww wooooorld!".

Le voisin du dessous qui jusqu'à présent était sourd vient de curieusement recouvrer l'ouïe et de retrouver un vieux balai pour taper au plafond. Quant à celui du dessus...ben pas de chance, c'est le proprio...et celui-là, je crois qu'il prépare son avis d'expulsion depuis le jour où on est rentrés de la mat. Faut dire que son lit se situe juste au dessus de celui du Cracoucas...pas de chance.