...Paris la belle, Paris la romantique.....
Tu parles!
en tout cas, ce n'était pas le cas pour nous le week end dernier, c'est le moins qu'on puisse dire.
Bon, d'abord, par je ne sais quelle opération du St Esprit, on a mis 5 heures pour y arriver. Véridique! Il a fallu quitter Bruxelles, nous retrouver sur l'autoroute un vendredi en pleine heure de pointe, nous arrêter pour faire le plein à Ittre, nous arrêter ensuite à Mons parce qu'avec tout ce temps perdu, il était 18h45, Dragounette hurlait, et on a préféré la nourrir rapidement pour qu'elle s'endorme encore plus rapidement. Trouver un endroit pour la changer. Un autre endroit pour chauffer son bib, trouver quelque chose de mangeable pour le Cracoucas (qui ne soit pas un sombre 'repas-enfant' composé d'une énoooorme portion de frites et d'un steak que même moi j'arriverais pas à terminer), reprendre la route. Rester zen sous les hurlements des zèbres, nous arrêter pour faire faire pipi au Cracoucas, dépasser les 5 accidents entre Roissy et Paris...et enfin, arriver à bon port (dans tous les sens du terme puisqu'on allait chez ma soeur et mon beau-frère qui vivent...sur un péniche)...mais dans quel état!
Enfin, si le voyage était fatigant, ce n'était rien à côté de la nuit qui nous attendait...
Ses cousins étant déjà couchés, nous avons décidé de garder le Cracoucas dans notre chambre. Dragounette jouissait déjà de ce privilège, le lit pour bébé étant installé dans la chambre d'amis.
On les a couchés, on les a laissé pleurer un peu, s'endormir pendant qu'on prenait une tisane....et on est allés se coucher - mouahahahaha!!!!
Bon.
Par où commencer? J'suis tellement crevée à l'idée de cette horrible nuit que je dois me remettre les idées en place.
Voilà:
23h30 donc, je m'endors (fastoche, hein, je lisais un gros pavé, il y a de quoi!)
2h30 je me réveille en sursaut, piétinée par un....Cracoucas qui a migré d'1 mètre pour arriver...sur notre lit.
"mais qu'est ce que tu fais là?"
"ze veux dormir dans votre lit"
"ah non! tu sais bien que c'est MON lit et celui de papa, y a pas de place pour toi" (et toc!)
DEBUT DE HURLEMENTS.
"Tais toi! tu vas réveiller ta soeur!"
il hurle de plus belle.
"ok ok OKKKK! tu peux venir. Mais tu te tais! et tu vas faire pipi avant! pas le droit de faire pipi dans mon lit!' (en arrivant, il était tellement crevé le pauvre que j'avais pas réussi à lui faire faire son pipi réglementaire pour nous assurer une nuit sans accidents).
"nan nan nan z'dois pas faire pipi NAAAAAANNNNNN!"
"chhhhhhtttttt! ok, aors tu dors. On dort tous d'ailleurs!"
Je me rendors.
3h
"maman maman, z'ai fait pipi!"
"QUOI? PIPI? DANS MON LIT?"
du fond de sa caverne (enfin de sa couverture) l'ours - euh, M. Fenouillard grogne
"taisez vous un peu, vous allez réveiller dragounette"
Sauf que je peux pas, je suis hystérique " il a fait pipi dans mon lit dans MON LIT!!! dans le tien aussi d'ailleurs, dans NOTRE LIT!!"
puis quand même, je fais un rapide état des lieux pour m'apercevoir que le Cracouc a en réalité uniquement fait quelques gouttes dans son pyjama (ouf MON lit est intact). Mais cela dit, l'imminence d'un vrai pipi au lit est bien réelle.
Vite, je le prends sous le bras, je fonce aux toilettes et je l'installe là où il faut pour qu'il puisse se soulager.
Bon. Mon lit est sauvé...le pyjama, non. Et j'ai dû un peu le surestimer, mon loupiot: je n'ai prévu qu'un pyjama pour le WE.
Je regarde..."Ecoute mon chéri, c'est pas grave, ça va sécher!"
(c'est vrai, hein, je dis pas ça juste pour être tranquille, il y a vraiment que 2-3 gouttes).
"nan nan NAAAAANNNNN! ze veux changer!!!"
"cchhhhhhttttt! Ta soeur!"
Je lui sors donc un slip.
"nan nan NAAAAANNN pas un slip,ça fait mal!"
"comment ça, ça fait mal? tu en mets tous les jours"
"oui mais dans mon lit, ça fait mal!!!"
"pfffff! bon ben alors tu mets rien, tu dors sans rien!"
et le voilà qui éclate en gros sanglots.
"Qu'est-ce qu'il y a encore?"
entre deux sanglots, je comprends "mais, maman...on va voir mes fesses!!!!"
(il est 3h15 du mat, il fait nuit, il est dans une chambre avec seulement ses parents et sa soeur - qui par je ne sais quel miracle n'est pas encore réveillée, dans un lit sous des couvertures...ET IL A PEUR QU'ON VOIT SES FESSES! Allez savoir!)
Là, déso mais je pars d'un fou rire!
"bon, pas grave, tu dors avec ton pyj alors, regarde, c'est sec déjà" (j'ai du mal à garder mon sérieux)
"non, je veux un pyjama de mon cousin"
"ah non non non non non et non! Tout le monde dort, je ne vais pas réveiller ta tante ou ton cousin, non! Tu dors avec ton pyj et c'est tout"
Là, le père s'en mêle et le cracouc comprend qu'on n'est pas là pour rigoler. il se tait et on se rendort. Tous les 3 dans le même lit, au diable les principes, c'est ça ou sa soeur se réveille....et là, ça sera la CATA!
il est 3h30 avec tout ça.
4h. Pleurs qui proviennent de l'autre côté du lit: Dragounette s'est réveillée.
Pffffff
Je fais mine de pas entendre. A Bruxelles, c'est ce que je fais, ça fonctionne à merveille: elle e rendort en 5mn...mais bon, c'est facile, elle est dans sa chambre en bas, moi dans la mienne en haut.
Là, dans une si petite pièce...c'est lus folklo et bien vite le Cracouc se réveille aussi 'ma soeur m'a réveillé' gémit-il. (ouais, ben, c'est un juste retour des choses, me semble-t-il...mais ça n'arrange pas nos affaires tout ça!)
Bon. Résignée, je la prends dans notre lit. On commence à être à l'étroit. Mais je ne peux décemment pas aller me mettre sur le matelas du Cracouc, Dragounette risquerait de tomber du lit.
Tant pis, je la pose à côté de son frère et je me rendors.
10 mn.
Je me réveille avec un limaçon sur le cou qui m'empêche de respirer: Dragounette!
"aaaah aaaah AAAAARGhXXXJpdskfsdknfnsdf" je me débats mais j'arrive pas à la pousser (j'suis à moitié endormie...)
"vous allez vous taire, oui?" crie M. Fenouillard
"aaahrrrgrhhhh je meurs je meurs j'peux plus respirer!!!"
"maman, tu m'as réveillé!" (oh ça va, ça va! y a pas quelqu'un pour m'aider, là? Ca doit faire 15 mn que je suis en apné!)
M. Fenouillard vole en grommelant à mon secours.
Voilà. Le reste de la nuit, je le passe à repousser mes enfants qui me grimpent dessus, me mettent les doigts dans le nez, me pincent...
Dragounette en particulier: son frère capitule vers 5h et dormira jusqu'à 10 heures, le petit veinard.
Dragounette, quant à elle n'a pas cessé. A 6h, j'ai cédé, j'ai été lui faire son biberon. Repue, non non non, elle ne s'est pas endormie au contraire, elle a repris des forces et m'a torturée de plus belle.
J'ai eu 15 mn de répit à un moment, lorsque, au bout du rouleau, j'ai envoyé M. Fenouillard chercher un morceau de pain à la cuisine. Il est revenu avec un morceau de crouton sec qui a eu l'effet d'occuper Dragounette quelques minutes...mais aussi de laisser un nombre incalculable de miettes dans ce lit déjà bien rempli.
A 7h, j'ai perdu tout espoir de me rendormir un jour et je me suis levée, dépitée, avec Dragounette: j'ai été regarder les dessins animés avec mon neveu, laissant les hommes de cette famille faire leur grasse mat dans un lit....avec toute la place qu'ils souhaitaient.
Pourquoi c'est jamais les mamans qui peuvent terminer leurs nuits comme ça?
Tuesday, January 22, 2008
Tuesday, January 15, 2008
Cracoucasseries
- Maman, c'est quoi, là, dans mon assiette?
- des carottes, des pommes de terres et des panais.
- mmmmmh c'est bon, ça les poneys.
- des panais, mon chéri, pas des poneys.
10 mn plus tard.
- ooooooh maman, t'as vu le gros cheval que j'ai attrappé avec ma fourchette?
- euh...un panais, pas un cheval
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Messe de Noël, devant une petite mise en scène:
- maman, ils font quoi, là Marie et Zozeph?
- ils nous racontent ce qui s'est passé la nuit de Noël.
- pourquoi il a un gros baton, Zozeph?
- pour l'aider à marcher. Tu sais, il doit aller très loin.
- mais.....pourquoi ils vont pas en voiture?
- ....
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- des carottes, des pommes de terres et des panais.
- mmmmmh c'est bon, ça les poneys.
- des panais, mon chéri, pas des poneys.
10 mn plus tard.
- ooooooh maman, t'as vu le gros cheval que j'ai attrappé avec ma fourchette?
- euh...un panais, pas un cheval
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Messe de Noël, devant une petite mise en scène:
- maman, ils font quoi, là Marie et Zozeph?
- ils nous racontent ce qui s'est passé la nuit de Noël.
- pourquoi il a un gros baton, Zozeph?
- pour l'aider à marcher. Tu sais, il doit aller très loin.
- mais.....pourquoi ils vont pas en voiture?
- ....
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Sunday, December 02, 2007
Le mois de décembre chez les Fenouillard est bien rempli: évidemment, avec mes petits franco-belges, la Saint-Nicolas et Noël ont la même importance. L'anniversaire de leur père tombant en décembre aussi, dès le début du mois, on passe nos semaines à courir d'une fête à l'autre: St-Nicolas de l'école, de la crèche, du bureau de M. Fenouillard, Noël en famille, Noël restreint, anniversaires, saint sylvestre, auxquels vienent s'ajouter les petits déjeuners de l'école de l'un, les drinks du bureau de l'autre, les déjeuners des collègues et j'en passe...qui font qu'en général, à la reprise en janvier, on est tous plus crevés qu'en fin d'année. Comme tout le monde, je pense...
Cette année, la course aux festivités commençait par la St Nicolas du bureau de M. Fenouillard. Le principe: on loue un cinéma un dimanche matin aux aurores, on y invite tous les moins de 12 ans (et il y en a, je vous assure....), on diffuse un film pour les plus âgés, on prévoit des maquilleurs, un clown et surtout....saint Nicolas flanqué de son père fouettard, pour la fameuse photo que tous les petits belges sans exceptions ont dans leurs albums photo.
Evidemment, l'activité principale est prise d'assaut dès l'ouverture des portes, il faut se lever tôt pour espérer échanger quelques mots avec le Grand Saint.
Soit...on s'était levés tôt....je n'étais pas de bonne humeur (oui parce que pour amadouer les parents récalcitrants - faut le vouloir, se lever aux aurores un dimanche pour ce genre d'activités - un petit déjeuner est offert sur place...ce qui fait qu'avant de partir, étant - comme d'habitude - en retard, je n'avais pris qu'un café, dans l'espoir d'en trouver un autre à mon arrivée.
Bref, dans la voiture, je pestiférais donc contre le pauvre Monsieur Cracoucas qui avait réussi à emporter sa tétine sans que je m'en aperçoive.
Petit apparté pour expliquer que...ben oui, mes enfants ont une tétine.
"Jamais ô grand jamais mes enfants auront une tétine!" avais-je décrété enceinte du Cracoucas...j'ai tenu exactement....48h, avant de craquer pour une tétine qui a eu l'avantage de me laisser quelques heures de répit entre chaque tétée.
"J'ai craqué pour le Cracoucas...les suivants n'en auront pas!"....Dragounette a donc vécu 24h sans tétine! j'ai une volonté de fer, je vous dis!
Le 3e, soyons fou...je lui préparerai une tétine dans ma valise pour la salle de travail, on ne va pas se leurrer!
Bref...tétine, certes, mais sous certaines conditions: au lit pour dormir, éventuellement en voiture en cas de LONG voyage. Certainement pas le cas de Bruxelles-Louvain la neuve, quelle que soit l'heure matinale!
Malheureusement, il arrive que les tétines échappent à ma surveillance (essentiellement dans ce genre de situation où j'étais plus occupée à inspecter la propreté derrière les oreilles et sous les ongles, puisque cette mascarade est en fait un moyen pour les parents de frimer devant leurs collègues d'avoir de magnifiques enfants...ouaip - j'ai raté: ils étaient impecs de la tête au pied...mais avaient apporté leur horrible tétine )
J'avais tenté à plusieurs reprise de persuader le Cracoucas de lâcher sa tétine.
Pour son entrée en classe qui coïncidait en plus avec notre déménagement, j'avais trouvé ça un peu cruel (cela dit, je n'en ai pas donné à l'école...donc les siestes sont désormais sans tétine)...
Pour ses 3 ans, on l'avait vaguement évoqué...mais j'ai fini par me raviser, estimant l'événement trop proches des 2 autres que je viens d'évoquer: à peine 2 semaines s'étaient écoulées et le Cracouc n'était pas encore vraiment dans son assiette.
La St Nicolas m'avait donc paru une bonne occasion. On en avait parlé et je comptais faire un peu de forcing dans le courant de cette semaine pour laisser la tétine mercredi soir avec les biscuits et la carotte qu'on laisse traditionnellement à St Nicolas et à son âne.
Bref...ce matin donc, dans la voiture, je pestiférais contre le Cracoucas qui une fois de plus avait cet horrible machin dans la bouche en route vers la fête de St Nicolas.
"Mais maman", me dit-il, "ze l'ai apportée pour la donner à St Nicolas!"
Ah ouais...tiens, pas bête, cette idée!
Excellente même...sauf que je demande quand même à voir....je reste trèèèèèès sceptique, même!
Bref. On arrive, Monsieur Fenouillard dit bonjour à tout le monde en oubliant 3 fois sur 4 de nous présenter, je bois un café, le Cracouc se jette sur les croissants et dragounette prend son air perdu et se colle à moi....et on commence à faire la queue pour aller voir St Nicolas.
Les années précédentes, les enfants étant un peu trop petits, on n'avait pas trop pris la peine d'attendre. Cette année, le Cracoucas insiste: ça prendra le temps qu'il faudra, il va aller voir St Nicolas pour lui donner sa tétine!
Notre tour est arrivé...Fière comme un paon, j'étais.
A tel point que j'ai même pas remarqué que sa soeur, dans les bras de son père était terrorisée par le vieillard.
A tel point que j'ai oublié de me ficher de la tronche dudit père qui a posé avec un bête sourire affiché sur le visage pour la sacro-sainte photo avec saint nicolas et les enfants...
non non non, tout ce que j'ai vu, c'est mon minuscule Cracoucas qui s'est approché timidement du père fouettard, et qui lui a tendu sa tétine, sans un dernier regard...Le père fouettard l'a donnée à St Nicolas et ensemble, ils ont félicité mon Cracouc et lui ont filé des bonbons et m'en ont donné à moi aussi tellement je devais avoir un sourire gaga devant eux.
Quand le Cracoucas est revenu vers moi, toute émue, j'ai discrètement écrasé une larme et je me suis penchée pour le féliciter lui dire à quel point j'étais fière de lui, qu'il était grand et que ce soir, il aurait toujours son doudou au moment d'aller se coucher...
...ce à quoi il a répondu "oui, et puis z'en ai une autre, de tétine, à la maison!!!'
Et en effet, il a parfaitement déterré une tétine de rechange dès notre retour...
un coup dans l'eau donc...
Bon, on essaie Noël, maintenant? Ca me laisse 22 jours pour réussir à le persuader.
Cette année, la course aux festivités commençait par la St Nicolas du bureau de M. Fenouillard. Le principe: on loue un cinéma un dimanche matin aux aurores, on y invite tous les moins de 12 ans (et il y en a, je vous assure....), on diffuse un film pour les plus âgés, on prévoit des maquilleurs, un clown et surtout....saint Nicolas flanqué de son père fouettard, pour la fameuse photo que tous les petits belges sans exceptions ont dans leurs albums photo.
Evidemment, l'activité principale est prise d'assaut dès l'ouverture des portes, il faut se lever tôt pour espérer échanger quelques mots avec le Grand Saint.
Soit...on s'était levés tôt....je n'étais pas de bonne humeur (oui parce que pour amadouer les parents récalcitrants - faut le vouloir, se lever aux aurores un dimanche pour ce genre d'activités - un petit déjeuner est offert sur place...ce qui fait qu'avant de partir, étant - comme d'habitude - en retard, je n'avais pris qu'un café, dans l'espoir d'en trouver un autre à mon arrivée.
Bref, dans la voiture, je pestiférais donc contre le pauvre Monsieur Cracoucas qui avait réussi à emporter sa tétine sans que je m'en aperçoive.
Petit apparté pour expliquer que...ben oui, mes enfants ont une tétine.
"Jamais ô grand jamais mes enfants auront une tétine!" avais-je décrété enceinte du Cracoucas...j'ai tenu exactement....48h, avant de craquer pour une tétine qui a eu l'avantage de me laisser quelques heures de répit entre chaque tétée.
"J'ai craqué pour le Cracoucas...les suivants n'en auront pas!"....Dragounette a donc vécu 24h sans tétine! j'ai une volonté de fer, je vous dis!
Le 3e, soyons fou...je lui préparerai une tétine dans ma valise pour la salle de travail, on ne va pas se leurrer!
Bref...tétine, certes, mais sous certaines conditions: au lit pour dormir, éventuellement en voiture en cas de LONG voyage. Certainement pas le cas de Bruxelles-Louvain la neuve, quelle que soit l'heure matinale!
Malheureusement, il arrive que les tétines échappent à ma surveillance (essentiellement dans ce genre de situation où j'étais plus occupée à inspecter la propreté derrière les oreilles et sous les ongles, puisque cette mascarade est en fait un moyen pour les parents de frimer devant leurs collègues d'avoir de magnifiques enfants...ouaip - j'ai raté: ils étaient impecs de la tête au pied...mais avaient apporté leur horrible tétine )
J'avais tenté à plusieurs reprise de persuader le Cracoucas de lâcher sa tétine.
Pour son entrée en classe qui coïncidait en plus avec notre déménagement, j'avais trouvé ça un peu cruel (cela dit, je n'en ai pas donné à l'école...donc les siestes sont désormais sans tétine)...
Pour ses 3 ans, on l'avait vaguement évoqué...mais j'ai fini par me raviser, estimant l'événement trop proches des 2 autres que je viens d'évoquer: à peine 2 semaines s'étaient écoulées et le Cracouc n'était pas encore vraiment dans son assiette.
La St Nicolas m'avait donc paru une bonne occasion. On en avait parlé et je comptais faire un peu de forcing dans le courant de cette semaine pour laisser la tétine mercredi soir avec les biscuits et la carotte qu'on laisse traditionnellement à St Nicolas et à son âne.
Bref...ce matin donc, dans la voiture, je pestiférais contre le Cracoucas qui une fois de plus avait cet horrible machin dans la bouche en route vers la fête de St Nicolas.
"Mais maman", me dit-il, "ze l'ai apportée pour la donner à St Nicolas!"
Ah ouais...tiens, pas bête, cette idée!
Excellente même...sauf que je demande quand même à voir....je reste trèèèèèès sceptique, même!
Bref. On arrive, Monsieur Fenouillard dit bonjour à tout le monde en oubliant 3 fois sur 4 de nous présenter, je bois un café, le Cracouc se jette sur les croissants et dragounette prend son air perdu et se colle à moi....et on commence à faire la queue pour aller voir St Nicolas.
Les années précédentes, les enfants étant un peu trop petits, on n'avait pas trop pris la peine d'attendre. Cette année, le Cracoucas insiste: ça prendra le temps qu'il faudra, il va aller voir St Nicolas pour lui donner sa tétine!
Notre tour est arrivé...Fière comme un paon, j'étais.
A tel point que j'ai même pas remarqué que sa soeur, dans les bras de son père était terrorisée par le vieillard.
A tel point que j'ai oublié de me ficher de la tronche dudit père qui a posé avec un bête sourire affiché sur le visage pour la sacro-sainte photo avec saint nicolas et les enfants...
non non non, tout ce que j'ai vu, c'est mon minuscule Cracoucas qui s'est approché timidement du père fouettard, et qui lui a tendu sa tétine, sans un dernier regard...Le père fouettard l'a donnée à St Nicolas et ensemble, ils ont félicité mon Cracouc et lui ont filé des bonbons et m'en ont donné à moi aussi tellement je devais avoir un sourire gaga devant eux.
Quand le Cracoucas est revenu vers moi, toute émue, j'ai discrètement écrasé une larme et je me suis penchée pour le féliciter lui dire à quel point j'étais fière de lui, qu'il était grand et que ce soir, il aurait toujours son doudou au moment d'aller se coucher...
...ce à quoi il a répondu "oui, et puis z'en ai une autre, de tétine, à la maison!!!'
Et en effet, il a parfaitement déterré une tétine de rechange dès notre retour...
un coup dans l'eau donc...
Bon, on essaie Noël, maintenant? Ca me laisse 22 jours pour réussir à le persuader.
Tuesday, November 13, 2007
L'aculotanlère
L'effet cour de récré...c'était inévitable, forcément.
Outre, les 'pan, t'es mort', 'ze te tue' et autres joyeusetés morbides que le Cracoucas a découvertes depuis son entrée à l'école, et sur lesquelles je ne m'attarderai pas (il a quand même fallu que le Cracoucas et moi ayons une longue discussion pour que je lui explique certaines choses), un certain nombre d'autres choses à évoquer:
- les indémodables: 'bébé cadum' (qui n'est plus agrémenté du 'à la sauce tomate' d'il y a 30 ans) et les 'nanananèèèèèreuh!' (qui a changé d'air depuis mon époque - on instiste désormais plus sur le 'nana' que sur le 'nère')
- les scatos, un grand classique aussi:
Ca donne ça:
"tu va te mettre en pyjama, mon chéri?"
"Caca boudin!"
"viens, on va lire un livre"
"Caca prout!"
Mais encore:"maman, toi tu es pipi et ma soeur est caca et papa est prout!"
Et le Craocucas de se rouler par terre de rire.
Charmant...D'autant plus qu'à force de fréquentation, sa soeur a appris à faire 'prrrrrrt' de la bouche dès que son frère prononce le mot prout, ce qui a le don de le faire partir dans un fou rire encore plus...fou...
- et pour finir, les nouveaux, qui, à ma connaissance n'existaient pas de mon temps. L'aculotanlère, par exemple.
Samedi, alors qu'on rentrait à la maison, je vois monsieur Cracouc sauter et puis se mettre à sautiller en chantonnant 'laculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlère'
Ah.
Voulant faire la maman jeune et moderne qui joue avec ses enfants, j'entonne avec lui la chanson.
'NON NON NON' me crie le Cracoucas 'D'abord, tu saute', dit-il en faisant un petit saut.
J'en fais de même et le résultat est que le Cracouc recommence à chanter 'laculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlère'
On rentre donc à la maison en sautant et chantant la chanson dont les paroles sont un mystère pour moi....jusqu'à ce qu'au moment du bain, le Cracouc en otant son slip le lance de façon à ce qu'il aille s'accrocher à la poignée de la porte...et là, son visage s'illumine: 'ooooooh le slip en l'air!! Comme la culotte en l'air!!!! laculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlère"
Voilà.
Ca ne m'explique toujours pas l'origine de la chanson mais au moins, j'ai compris les paroles...et compris pourquoi des parents indignés se retournaient vers moi pendant qu'on chantait à tue-tête dans la rue...
><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><><
Petite parenthèse: le Cracoucas est bien conscient que les 'pipi caca boudin prout' sont des gros mots....on a décidé de l'ignorer plutôt que de réagir à ses provocations.
Cela dit, je ne suis pas entièrement sûre qu'il ait compris ce que sont les gros mots....
A la sortie de la garderie ce soir, la petite Emma, voyant Monsieur Fenouillard arriver, appelle le Cracouc: 'ton papa est là, tu viens me dire au revoir? Tu me fais un bisou'
Le Cracoucas s'exécute, sur la joue de sa copine
'Mais non! Dit-elle, sur la bouche, hein!!!' (petite délurée, va)
'ah non non non, on peut pas, c'est un gros mot' rétorque alors mon intello de fils.
...c'est pas comme ça que je vais devenir grand-mère!!!
Outre, les 'pan, t'es mort', 'ze te tue' et autres joyeusetés morbides que le Cracoucas a découvertes depuis son entrée à l'école, et sur lesquelles je ne m'attarderai pas (il a quand même fallu que le Cracoucas et moi ayons une longue discussion pour que je lui explique certaines choses), un certain nombre d'autres choses à évoquer:
- les indémodables: 'bébé cadum' (qui n'est plus agrémenté du 'à la sauce tomate' d'il y a 30 ans) et les 'nanananèèèèèreuh!' (qui a changé d'air depuis mon époque - on instiste désormais plus sur le 'nana' que sur le 'nère')
- les scatos, un grand classique aussi:
Ca donne ça:
"tu va te mettre en pyjama, mon chéri?"
"Caca boudin!"
"viens, on va lire un livre"
"Caca prout!"
Mais encore:"maman, toi tu es pipi et ma soeur est caca et papa est prout!"
Et le Craocucas de se rouler par terre de rire.
Charmant...D'autant plus qu'à force de fréquentation, sa soeur a appris à faire 'prrrrrrt' de la bouche dès que son frère prononce le mot prout, ce qui a le don de le faire partir dans un fou rire encore plus...fou...
- et pour finir, les nouveaux, qui, à ma connaissance n'existaient pas de mon temps. L'aculotanlère, par exemple.
Samedi, alors qu'on rentrait à la maison, je vois monsieur Cracouc sauter et puis se mettre à sautiller en chantonnant 'laculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlère'
Ah.
Voulant faire la maman jeune et moderne qui joue avec ses enfants, j'entonne avec lui la chanson.
'NON NON NON' me crie le Cracoucas 'D'abord, tu saute', dit-il en faisant un petit saut.
J'en fais de même et le résultat est que le Cracouc recommence à chanter 'laculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlère'
On rentre donc à la maison en sautant et chantant la chanson dont les paroles sont un mystère pour moi....jusqu'à ce qu'au moment du bain, le Cracouc en otant son slip le lance de façon à ce qu'il aille s'accrocher à la poignée de la porte...et là, son visage s'illumine: 'ooooooh le slip en l'air!! Comme la culotte en l'air!!!! laculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlèrelaculotanlère"
Voilà.
Ca ne m'explique toujours pas l'origine de la chanson mais au moins, j'ai compris les paroles...et compris pourquoi des parents indignés se retournaient vers moi pendant qu'on chantait à tue-tête dans la rue...
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Petite parenthèse: le Cracoucas est bien conscient que les 'pipi caca boudin prout' sont des gros mots....on a décidé de l'ignorer plutôt que de réagir à ses provocations.
Cela dit, je ne suis pas entièrement sûre qu'il ait compris ce que sont les gros mots....
A la sortie de la garderie ce soir, la petite Emma, voyant Monsieur Fenouillard arriver, appelle le Cracouc: 'ton papa est là, tu viens me dire au revoir? Tu me fais un bisou'
Le Cracoucas s'exécute, sur la joue de sa copine
'Mais non! Dit-elle, sur la bouche, hein!!!' (petite délurée, va)
'ah non non non, on peut pas, c'est un gros mot' rétorque alors mon intello de fils.
...c'est pas comme ça que je vais devenir grand-mère!!!
Friday, October 26, 2007
Les kamikazes
....c'est nous: Monsieur Fenouillard et moi même. Oui oui oui!
Samedi dernier, notre journée était toute tracée, organisée, prête: nous allions, après la sieste qui n'est jamais très longue ces jours-ci, passer chez BM, lui déposer les enfants et foncer chez Ikéa acheter les 250 commodes qui nous manquent pour pouvoir ranger toutes les affaires qu'on sort enfin des cartons de déménagement.
Sauf que (ben oui, curieusement, les rares fois où on arrive à être très organisés, il y a ce fameux 'SAUF QUE' qui vient se glisser quelque part pour faire capoter nos plans en beauté).
En l'occurrence, ce jour-là, le 'sauf que' a pris la forme d'une sieste anormalement longue pour le Cracoucas. En général, il se contente de s'asseoir sur son lit 10 mn et d'ensuite me crier 'Ze peux me lever, mamaaaaaaaan?' de manière incessante, de sorte que je capitule au bout de 3mn...Sa soeur à ce moment-là est prête à se lever aussi étant donné qu'elle commence sa sieste avant notre déjeuner. Et ça nous laisse le loisir de faire plein plein plein de choses le week end. Pas mal.
Donc...sauf que...au moment où Dragounette a commencé à se manifester pour me faire savoir qu'elle avait assez dormi...son frère s'est endormi.
L'expérience m'a appris il y a bine longtemps qu'on NE REVEILLE JAMAIS, JAMAIS un Cracoucas qui dort. Trop dure la vie pour nous si on daigner le faire.
En plus, à une semaine de ses premières vacances d'école, il est sur les rotules. ET bien qu'il refuse en règle générale de faire la sieste, il en a besoin une fois de temps en temps...Bref, je l'ai laissé dormir.
Entre temps, l'heure tournait.
Donc le plan A: on va au parc puis goûter chez BM, on laisse les enfants et on fonce chez Ikéa s'est rapidement transformé en plan B: on ira au parc demain, on va goûter chez BM pour déposer les enfants - puis une heure plus tard en plan C: on jette les monstres chez BM pour foncer chez ikéa et finalement, 3 heures plus tard en plan D: si on ne va pas chez Ikéa aujourd'hui, il faudra attendre 3 semaines (week ends à venir full full full), donc les enfants vont découvrir les joies des courses en famille un samedi après-midi.
Déjà ça, ça ne me motive pas des masses. Mais quand même, la perspective d'une maison bien rangée a rapidement pris le dessus et nous voilà partis...des KAMIKAZES, je vous dis...
Trajet aller: "on va où maman? Mais pourquoi on va pas ssshez granny? Mais pourquoi on va asseter des meubles? Maman, on va où? On va où, hein maman?"
Ouaip, le Cracouc, il adore se mettre en mode disque rayé. Lassant.
Puis le voilà qui enchaine en se mettant à chanter sur l'air des 'Canards vont à la mare' (apprise récemment à l'école) "Z'aime pas ikéa, moi, c'est pas beau, ça, ikéa...z'aime pas z'aime pas z'aime pas!!!!" (eeeeuuuh. Alors premièrement, il n'y a jamais mis les pieds, deuxièmement, il a pas intérêt à pas aimer: sans ikéa, il n'aurait dans sa chambre QUE sa petite bibliothèque et son tapis et troisièmement, comment ça, ma progéniture n'aime pas ikéa???)
Dragounette, elle, se contente de s'endormir au moment où on entre dans le parking du magasin. Et réveiller une Dragounette qui dort, c'est presque comme réveiller un Cracoucas qui dort (manque juste les paroles, lacune absolument comblée par des cris stridents).
Bon, nous voilà refaits, on entre dans le magasin avec un ouistiti qui hurle dans les bras de son père et un chimpanzé qui me donne la main toujours en chantant à tue-tête 'z'aiiiime paasss ikééééaaaaaa!'
La famille parfaite.
Le magasin ferme dans à peine 1/2 heure, on a des invités qui débarquent à 20h et rien à leur offrir (cf les capotages successifs de plans où on avait prévu de profiter de la garde des enfants par BM pour filer acheter à manger en rentrant d'ikéa), bref, on est pressés. On passe l'option kiddyland-piscine à balles en usant de tous les stratagèmes pour détourner l'attention du Cracoucas (si on l'y met, il va d'abord vouloir y aller, refuser que je m'éloigne, puis me pousser dehors et plus jamais vouloir en sortir). Bien plus sûr de le garder avec nous.
Pas grave, il nous reste encore un minimum d'organisation, qui a fait qu'on a tellement bien étudié le catalogue, le site internet, mesuré nos murs et j'en passe, qu'on sait exactement ce qu'on veut et où le trouver.
C'est sans compter le Cracoucas qui ENFIN commence à me ressembler: il faut qu'il essaie tous les salons en expositions. Et encore, là, j'arrive assez bien à argumenter en lui disant que des canapés, une table basse et des chaises on en a à la maison, inutile d'en racheter. Il a l'air convaincu....jusqu'au moment où on arrive dans la partie Ikéa des petits où là, ses yeux font des soucoupes, il commence à faire des bonds de 3 mètres, veut essayer toutes les petites chaises, tous les lits, tous les jouets, les peluches, les bibelots, tout tout tout.
"Maman, il faut prendre ça!!!"
"non, mon chéri"
"Mais siiii on n'en a pas" (oui, son nouvel argument dans tous les magasins quels qu'ils soient, est que si on n'a pas à la maison, il faut acheter. Il a essayé de me faire acheter un horrible cochon en porcelaine qui sert de petite desserte chez Blokker l'autre jour: on n'en avait pas - il ne s'est toutefois jamais arrêté pour se demander si la raison pour laquelle on n'en avait pas n'était pas tout simplement que l'objet en question était méga-moche, une horreur telle qu'on ne pourrait même pas me payer pour que ça rentre chez nous)
Enfin, soit, revenons-en à Ikéa, où j'ai réussi à raisonner le Cracoucas et il nous restait qu'à filer au caisses (malheureusement en passant devant les beaux 'sapins de neize' - comprendre sapins de noël qui pullulent déjà dans tous les magasins alors qu'on n'est qu'en octobre). Re-raisonnement....
Bon, nous voilà arrivés aux caisses, Dragounette légèrement énervée commence à chouiner pour sortir de sa poussette.
La voix du haut parleur nous annonce qu'on recherche une petite fille perdue dans le magasin.
"Elle a dit quoi, la madame???"
Je sais pas ce qui me prend, je répond qu'on cherche une petite fille
"ah, on va aller la chercher?"
"non, ses parents et les gens du magasin s'en chargent"
"mais ze veux aussi zouer à la chercher" (merci Théo qui lui a appris à jouer à cache-cache cette semaine... ;-)
"non non, on n'a plus le temps"
"Mais pourquoi elle est perdue?"
"mais comment elle s'est perdue?"
"mais pourquoi on va pas la chercher?"
Mode disque rayé...
Les chouinements de Dragounette se transforment en cris.
Les gens commencent à se retourner vers nous.
Et Craocucas qui stoppe sa litanie pour annoncer au magasin entier de manière peu élégante qu'il doit faire pipi.
Je les prends tous les 2 sous le bras et je fonce aux toilettes (pleines à craquer de tous les gens qui terminent leurs achats, qui ont passé leur après-midi chez Ikéa à dépenser leur argent et manger des boulettes de viande au resto d'ikéa) pendant que leur père termine de payer - on se retrouve à la voiture.
Alors là, le casse-tête chinois: on se souvient tout à coup une des raisons principales pour lesquelles on comptait déposer les enfants chez BM: non seulement on aurait pu faire nos courses tranquillou...mais en plus, comment faire rentrer 250 commodes (parce qu'il y en a littéralement 250) + tous les autres bibelots qui ont le don de toujours se rajouter dans les grands sacs ikéa pendant qu'on fait nos courses, dans une voiture avec 2 sièges auto? Même notre grande voiture ne peut pas contenir tout ça.
On tente tous les cas de figure possibles et imaginables sous les cris de fatigue et de faim de Dragounette et sous les questions du disque rayé, dont la petite fille perdue s'est rappelée à son bon souvenir "et elle est où la petite fille? et pourquoi elle est perdue? Et pourquoi on la cherche pas et elle est comment et elle s'appelle comment?"
Tant et si bien que je désactive l'air-bag, je mets le cosy de Dragounette devant, j'aide M. Fenouillard à tout mettre dans le nouvel espace créé ainsi...et JE RENTRE en BUS! C'est loin, c'est long, mais quelle tranquillité!!!
Samedi dernier, notre journée était toute tracée, organisée, prête: nous allions, après la sieste qui n'est jamais très longue ces jours-ci, passer chez BM, lui déposer les enfants et foncer chez Ikéa acheter les 250 commodes qui nous manquent pour pouvoir ranger toutes les affaires qu'on sort enfin des cartons de déménagement.
Sauf que (ben oui, curieusement, les rares fois où on arrive à être très organisés, il y a ce fameux 'SAUF QUE' qui vient se glisser quelque part pour faire capoter nos plans en beauté).
En l'occurrence, ce jour-là, le 'sauf que' a pris la forme d'une sieste anormalement longue pour le Cracoucas. En général, il se contente de s'asseoir sur son lit 10 mn et d'ensuite me crier 'Ze peux me lever, mamaaaaaaaan?' de manière incessante, de sorte que je capitule au bout de 3mn...Sa soeur à ce moment-là est prête à se lever aussi étant donné qu'elle commence sa sieste avant notre déjeuner. Et ça nous laisse le loisir de faire plein plein plein de choses le week end. Pas mal.
Donc...sauf que...au moment où Dragounette a commencé à se manifester pour me faire savoir qu'elle avait assez dormi...son frère s'est endormi.
L'expérience m'a appris il y a bine longtemps qu'on NE REVEILLE JAMAIS, JAMAIS un Cracoucas qui dort. Trop dure la vie pour nous si on daigner le faire.
En plus, à une semaine de ses premières vacances d'école, il est sur les rotules. ET bien qu'il refuse en règle générale de faire la sieste, il en a besoin une fois de temps en temps...Bref, je l'ai laissé dormir.
Entre temps, l'heure tournait.
Donc le plan A: on va au parc puis goûter chez BM, on laisse les enfants et on fonce chez Ikéa s'est rapidement transformé en plan B: on ira au parc demain, on va goûter chez BM pour déposer les enfants - puis une heure plus tard en plan C: on jette les monstres chez BM pour foncer chez ikéa et finalement, 3 heures plus tard en plan D: si on ne va pas chez Ikéa aujourd'hui, il faudra attendre 3 semaines (week ends à venir full full full), donc les enfants vont découvrir les joies des courses en famille un samedi après-midi.
Déjà ça, ça ne me motive pas des masses. Mais quand même, la perspective d'une maison bien rangée a rapidement pris le dessus et nous voilà partis...des KAMIKAZES, je vous dis...
Trajet aller: "on va où maman? Mais pourquoi on va pas ssshez granny? Mais pourquoi on va asseter des meubles? Maman, on va où? On va où, hein maman?"
Ouaip, le Cracouc, il adore se mettre en mode disque rayé. Lassant.
Puis le voilà qui enchaine en se mettant à chanter sur l'air des 'Canards vont à la mare' (apprise récemment à l'école) "Z'aime pas ikéa, moi, c'est pas beau, ça, ikéa...z'aime pas z'aime pas z'aime pas!!!!" (eeeeuuuh. Alors premièrement, il n'y a jamais mis les pieds, deuxièmement, il a pas intérêt à pas aimer: sans ikéa, il n'aurait dans sa chambre QUE sa petite bibliothèque et son tapis et troisièmement, comment ça, ma progéniture n'aime pas ikéa???)
Dragounette, elle, se contente de s'endormir au moment où on entre dans le parking du magasin. Et réveiller une Dragounette qui dort, c'est presque comme réveiller un Cracoucas qui dort (manque juste les paroles, lacune absolument comblée par des cris stridents).
Bon, nous voilà refaits, on entre dans le magasin avec un ouistiti qui hurle dans les bras de son père et un chimpanzé qui me donne la main toujours en chantant à tue-tête 'z'aiiiime paasss ikééééaaaaaa!'
La famille parfaite.
Le magasin ferme dans à peine 1/2 heure, on a des invités qui débarquent à 20h et rien à leur offrir (cf les capotages successifs de plans où on avait prévu de profiter de la garde des enfants par BM pour filer acheter à manger en rentrant d'ikéa), bref, on est pressés. On passe l'option kiddyland-piscine à balles en usant de tous les stratagèmes pour détourner l'attention du Cracoucas (si on l'y met, il va d'abord vouloir y aller, refuser que je m'éloigne, puis me pousser dehors et plus jamais vouloir en sortir). Bien plus sûr de le garder avec nous.
Pas grave, il nous reste encore un minimum d'organisation, qui a fait qu'on a tellement bien étudié le catalogue, le site internet, mesuré nos murs et j'en passe, qu'on sait exactement ce qu'on veut et où le trouver.
C'est sans compter le Cracoucas qui ENFIN commence à me ressembler: il faut qu'il essaie tous les salons en expositions. Et encore, là, j'arrive assez bien à argumenter en lui disant que des canapés, une table basse et des chaises on en a à la maison, inutile d'en racheter. Il a l'air convaincu....jusqu'au moment où on arrive dans la partie Ikéa des petits où là, ses yeux font des soucoupes, il commence à faire des bonds de 3 mètres, veut essayer toutes les petites chaises, tous les lits, tous les jouets, les peluches, les bibelots, tout tout tout.
"Maman, il faut prendre ça!!!"
"non, mon chéri"
"Mais siiii on n'en a pas" (oui, son nouvel argument dans tous les magasins quels qu'ils soient, est que si on n'a pas à la maison, il faut acheter. Il a essayé de me faire acheter un horrible cochon en porcelaine qui sert de petite desserte chez Blokker l'autre jour: on n'en avait pas - il ne s'est toutefois jamais arrêté pour se demander si la raison pour laquelle on n'en avait pas n'était pas tout simplement que l'objet en question était méga-moche, une horreur telle qu'on ne pourrait même pas me payer pour que ça rentre chez nous)
Enfin, soit, revenons-en à Ikéa, où j'ai réussi à raisonner le Cracoucas et il nous restait qu'à filer au caisses (malheureusement en passant devant les beaux 'sapins de neize' - comprendre sapins de noël qui pullulent déjà dans tous les magasins alors qu'on n'est qu'en octobre). Re-raisonnement....
Bon, nous voilà arrivés aux caisses, Dragounette légèrement énervée commence à chouiner pour sortir de sa poussette.
La voix du haut parleur nous annonce qu'on recherche une petite fille perdue dans le magasin.
"Elle a dit quoi, la madame???"
Je sais pas ce qui me prend, je répond qu'on cherche une petite fille
"ah, on va aller la chercher?"
"non, ses parents et les gens du magasin s'en chargent"
"mais ze veux aussi zouer à la chercher" (merci Théo qui lui a appris à jouer à cache-cache cette semaine... ;-)
"non non, on n'a plus le temps"
"Mais pourquoi elle est perdue?"
"mais comment elle s'est perdue?"
"mais pourquoi on va pas la chercher?"
Mode disque rayé...
Les chouinements de Dragounette se transforment en cris.
Les gens commencent à se retourner vers nous.
Et Craocucas qui stoppe sa litanie pour annoncer au magasin entier de manière peu élégante qu'il doit faire pipi.
Je les prends tous les 2 sous le bras et je fonce aux toilettes (pleines à craquer de tous les gens qui terminent leurs achats, qui ont passé leur après-midi chez Ikéa à dépenser leur argent et manger des boulettes de viande au resto d'ikéa) pendant que leur père termine de payer - on se retrouve à la voiture.
Alors là, le casse-tête chinois: on se souvient tout à coup une des raisons principales pour lesquelles on comptait déposer les enfants chez BM: non seulement on aurait pu faire nos courses tranquillou...mais en plus, comment faire rentrer 250 commodes (parce qu'il y en a littéralement 250) + tous les autres bibelots qui ont le don de toujours se rajouter dans les grands sacs ikéa pendant qu'on fait nos courses, dans une voiture avec 2 sièges auto? Même notre grande voiture ne peut pas contenir tout ça.
On tente tous les cas de figure possibles et imaginables sous les cris de fatigue et de faim de Dragounette et sous les questions du disque rayé, dont la petite fille perdue s'est rappelée à son bon souvenir "et elle est où la petite fille? et pourquoi elle est perdue? Et pourquoi on la cherche pas et elle est comment et elle s'appelle comment?"
Tant et si bien que je désactive l'air-bag, je mets le cosy de Dragounette devant, j'aide M. Fenouillard à tout mettre dans le nouvel espace créé ainsi...et JE RENTRE en BUS! C'est loin, c'est long, mais quelle tranquillité!!!
Na!
Ouaip....my heroooooo, ma theme song. Ally McBeal en a une...ben moi aussi maintenant...
Bon, je vous l'accorde, pas facile de comprendre toutes les paroles. Alors les voilà:
"The Mom Song"
Get up now
Get up now
Get up out of bed
Wash your face
Brush your teeth
Comb your sleepyhead
Here's your clothes and your shoes
Hear the words I said
Get up now! Get up and make your bed
Are you hot? Are you cold?
Are you wearing that?
Where's your books and your lunch and your homework at?
Grab your coat and gloves and your scarf and hat
Don't forget! You gotta feed the cat
Eat your breakfast, the experts tell us it's the most important meal of all
Take your vitamins so you will grow up one day to be big and tall
Please remember the orthodontist will be seeing you at 3 today
Don't forget your piano lesson is this afternoon so you must play
Don't shovel
Chew slowly
But hurry
The bus is here
Be careful
Come back here
Did you wash behind your ears?
Play outside, don't play rough, will you just play fair?
Be polite, make a friend, don't forget to share
Work it out, wait your turn, never take a dare
Get along! Don't make me come down there
Clean your room, fold your clothes, put your stuff away
Make your bed, do it now, do we have all day?
Were you born in a barn? Would you like some hay?
Can you even hear a word I say?
Answer the phone! Get off the phone!
Don't sit so close, turn it down, no texting at the table
No more computer time tonight!
Your iPod's my iPod if you don't listen up
Where are you going and with whom and what time do you think you're coming home?
Saying thank you, please, excuse me makes you welcome everywhere you roam
You'll appreciate my wisdom someday when you're older and you're grown
Can't wait till you have a couple little children of your own
You'll thank me for the counsel I gave you so willingly
But right now I thank you not to roll your eyes at me
Close your mouth when you chew, would appreciate
Take a bite maybe two of the stuff you hate
Use your fork, do not burp or I'll set you straight
Eat the food I put upon your plate
Get an A, get the door, don't get smart with me
Get a grip, get in here, I'll count to three
Get a job, get a life, get a PHD
Get a dose of,
"I don't care who started it!
You're grounded until you're 36"
Get your story straight and tell the truth for once, for heaven's sake
And if all your friends jumped off a cliff would you jump, too?
If I've said it once, I've said at least a thousand times before
That you're too old to act this way
It must be your father's DNA
Look at me when I am talking
Stand up straighter when you walk
A place for everything and everything must be in place
Stop crying or I'll give you something real to cry about
Oh!
Brush your teeth, wash your face, put your PJs on
Get in bed, get up here, say a prayer with mom
Don't forget, I love you
And tomorrow we will do this all again because a mom's work never ends
You don't need the reason why
Because, because, because, because
I said so, I said so, I said so, I said so
I'm the mom, the mom, the mom, the mom, the mom!!
Ta da!!!
Sunday, August 26, 2007
Pourquoi?
Qu'est ce qu'on est conteeeeeennnnnts d'être dimanche soir!!!! (première fois de ma vie que je dis ça, tiens...)
Lisez plutôt:
8h ce matin (ça va, au moins, il nous a laissés dormir tard)
- pourquoi tu dors maman?
- pourquoi t'es en pyjama?
- pourquoi papa ronfle?
- pourquoi ma soeur pleure?
- pourquoi elle boit un biberon?
Bon...pour le faire taire, je l'emmène avec moi acheter le pain
- pourquoi la petite fille est dans les bras de son papa?
- pourquoi la vieille dame est pas belle?
- pourquoi on achète du pain?
- pourquoi y a plus de petits pains?
- pourquoi tu paies?
De retour à la maison
- pourquoi tu bois du café?
- pourquoi papa n'en boit pas?
- pourquoi tu mets de la confiture?
Puis
- pourquoi tu mets des chaussettes?
- pourquoi tu balaies?
- pourquoi tu fais la vaisselle?
Au déjeuner
- pourquoi on mange des carottes?
- pourquoi je peux pas avoir mon dessert avant?
- pourquoi la viande est coupée?
- pourquoi les carottes sont oranges?
- pourquoi tu veux pas que j'en mette plein par terre?
- pourquoi je dois faire la sieste?
Dans la voiture
- pourquoi on ne passe pas devant la caserne des pompiers?
- pourquoi ma soeur est à côté de moi?
- pourquoi la voiture nous dépasse?
- pourquoi je dois être attaché?
- pourquoi tu es devant, maman?
- pourquoi on est arrivés?
Au parc
- pourquoi il y a plein d'enfants?
- pourquoi ils jouent au sable?
- pourquoi le petit garçon a pris ma pelle?
- pourquoi ma soeur peut pas manger le sable?
- pourquoi tu veux pas faire du toboggan?
- pourquoi on part?
TOUTE LA JOURNEE!
- pourquoi - pourquoi- pourquoi- pourquoi- pourquoi?
Et en vous avisez pas de répondre 'parce que'
Sinon, ça devient 'ET PASSQUE QUOI????'
quant à 'Je ne sais pas', ça ne résoud pas le problème non plus: '- pourquoi tu sais pas?'
Bref.
il dort. Le moulin à parole s'est tu!
Moi, je ne me couche pas, j'étudie scrupuleusement tout ce qui me vient à l'esprit histoire de ne pas être prise de cours au prochain round demain matin.
Je pensais qu'on avait échappé à cette phase qui, je croyais, arrivait plus tôt...mal m'en a pris, elle nous tombe dessus...éxagérément éxagérée.
J'imaginais pas qu'il fallait faire preuve d'autant d'imagination pour être parents...
Lisez plutôt:
8h ce matin (ça va, au moins, il nous a laissés dormir tard)
- pourquoi tu dors maman?
- pourquoi t'es en pyjama?
- pourquoi papa ronfle?
- pourquoi ma soeur pleure?
- pourquoi elle boit un biberon?
Bon...pour le faire taire, je l'emmène avec moi acheter le pain
- pourquoi la petite fille est dans les bras de son papa?
- pourquoi la vieille dame est pas belle?
- pourquoi on achète du pain?
- pourquoi y a plus de petits pains?
- pourquoi tu paies?
De retour à la maison
- pourquoi tu bois du café?
- pourquoi papa n'en boit pas?
- pourquoi tu mets de la confiture?
Puis
- pourquoi tu mets des chaussettes?
- pourquoi tu balaies?
- pourquoi tu fais la vaisselle?
Au déjeuner
- pourquoi on mange des carottes?
- pourquoi je peux pas avoir mon dessert avant?
- pourquoi la viande est coupée?
- pourquoi les carottes sont oranges?
- pourquoi tu veux pas que j'en mette plein par terre?
- pourquoi je dois faire la sieste?
Dans la voiture
- pourquoi on ne passe pas devant la caserne des pompiers?
- pourquoi ma soeur est à côté de moi?
- pourquoi la voiture nous dépasse?
- pourquoi je dois être attaché?
- pourquoi tu es devant, maman?
- pourquoi on est arrivés?
Au parc
- pourquoi il y a plein d'enfants?
- pourquoi ils jouent au sable?
- pourquoi le petit garçon a pris ma pelle?
- pourquoi ma soeur peut pas manger le sable?
- pourquoi tu veux pas faire du toboggan?
- pourquoi on part?
TOUTE LA JOURNEE!
- pourquoi - pourquoi- pourquoi- pourquoi- pourquoi?
Et en vous avisez pas de répondre 'parce que'
Sinon, ça devient 'ET PASSQUE QUOI????'
quant à 'Je ne sais pas', ça ne résoud pas le problème non plus: '- pourquoi tu sais pas?'
Bref.
il dort. Le moulin à parole s'est tu!
Moi, je ne me couche pas, j'étudie scrupuleusement tout ce qui me vient à l'esprit histoire de ne pas être prise de cours au prochain round demain matin.
Je pensais qu'on avait échappé à cette phase qui, je croyais, arrivait plus tôt...mal m'en a pris, elle nous tombe dessus...éxagérément éxagérée.
J'imaginais pas qu'il fallait faire preuve d'autant d'imagination pour être parents...
Thursday, August 16, 2007
Kitshissime de mère en fils
Ne sont-ce pas les pires flip-flops que vous ayez jamais vues? ('tention, il ne s'agit pas de 2 paires, mais bien d'une seule...parce que non seulement elles brillent et elles sont couvertes d'horribles Mickeys et autres Disneyries, mais en plus, l'image change en fonction de l'angle oui oui oui oh oui)
Ben voilà...nouvelle obsession du Cracoucas. Jamais sans ses flip flops.
Il les a trouvés au détour d'un rangement en prévision du déménagement...je ne savais même pas qu'elle existaient encore...
En tout cas, c'est fou le coup de madeleine que ça me fiche dès que je pose les yeux sur ces horreurs - même pas réussi à les jeter, je les ai offertes au Cracoucas, enchanté.
Juillet 1983, j'ai 7 ans moins une semaine...on vient d'arriver à Washington où il fait une chaleur torride.
Ma mère tente bien que mal de nous occuper en attendant la rentrée.
Nous, on découvre l'Amérique:
- les boules de glace tellement grosses qu'onmet plusieurs jours à les terminer (on a fait, dans le congélateur, une place spéciale pour nos glaces entamées),
-les chewing gum qui font d'énoooormes bulles
- les céréales Charlotte aux fraises (des petites boules roses au goût chimique de fraise)
Dans le but d'attrapper le plus d'anglais possible, nos parents nous forcent presque à regarder la télévision.
Yabadabadoooooooooo!
et l'incontournable Sesame Street
Afin de ne ps nous perdre dans ce nouveau monde étranger, nos parents ont pensé à deux choses:
- nous apprendre à répondre 'I don't understand, I am French' lorsque quelqu'un nous parle
- nous vêtir de ces merveilleux, magnifiques T-shirts
Fyi, I'm the middle one
(Remarquez aussi les baskets à nos pieds, que nous nous sommes vues offrir dans un souci d'intégration rapide aux autochtones, nous quin'avions jusqu'à présent porté que des sandales et robes à smocks)
Si la première méthode n'a pas fait ses preuves, la deuxième fut une réussite le jour où ils nous ont lachées dans un Toys R Us...LE PARADIS.
Jamais de notre vie nous n'avions vu autant de jouets réunis en un seul endroit. Patins à roulettes, machines pour fabriquer SES PROPRES glaces en glaçons, poupées qui faisaient des galipettes toutes seules...et j'en passe.
bref, une pure folie on en avait plein les yeux....jusqu'au moment où, au détour d'un rayon, je me suis aperçue que ma petite soeur et moi avions perdu nos parents.
Je panique tout de suite (ben oui, c'est pas avec une 1/2 phrase en anglais - j'ai pas réussi à la mémoriser en entier, leur phrase à la noix - que je vais pouvoir me faire comprendre). Le magasin est immense...je suis l'aînée des 2, elle est sous ma responsabilité...je me mets à pleurer toutes les larmes de mon corps.
Ma soeur qui jusqu'à présent tentait de me rassurer, me voyant pleurer, se dit qu'il est peut être nécessaire qu'elle s'y mette aussi, des fois que nous soyons réellement perdues.
Une femme vient nous voir et nous dit des choses incompréhensibles. 'I don't undowwstaindeeee!' lui dis-je entre 2 hoquetements.
Elle nous emmène à l'accueil. Nous on continue de pleurer en disant chacune à notre tour 'I don't undowwwwstaindeee'
(par la suite, j'ai d'ailleurs cru pendant des mois que si j'avais au moin su la 2e partie de la phrase 'I am French', tout ce serait arrangé comme par magie. J'en étais sûre!!!)
Bref.
L'histoire se termine comme ça: une femme a remarqué le T-shirt de ma grande soeur qui était sagement restée avec les parents (par ailleurs pas du tout inquiets de nous avoir perdues - l'histoire en entier a dû durer 5mn à tout casser - ça m'a paru une éternité!). Et entre 2 larmes, nous avons vu notre papa arriver à l'accueil pour nous sauver des griffes de ces méchants étrangers qui n'understandaient pas 'I don't undowwwstainde'
Et c'est là qu'interviennent les horribles flip-flops...nous étions là pour me choisir un cadeau d'anniversaire puisque j'allais avoir 7 ans, l'âge de raison la semaine suivante.
en les apercevant, j'ai su que c'était CA mon cadeau de 7 ans!!! Mes parents ont bien tenté de me proposer autre chose, mais non, c'était elles, mes chères chaussures, que je voulais.
Je suis sûre que j'ai eu plein d'autres cadeaux d'anniversaire la semaine suivante. Mais 23 ans plus tard, je ne me souviens que des flip flops.
Alors vous pouvez comprendre à quel point que suis ravie que mon fils ait des goûts de chiotte...ça me laisse une excuse de garder ces horreurs dans ma maison encore quelques années.
(puis vu à quel point je suis désordonnée, c'est quand même un miracle que la paire soit restée intacte toutes ces années!)
Tuesday, August 14, 2007
Démonstration de la véracité de l'expression 'mentir comme un arracheur de dents'
Cette fois, ce n'est ni du Cracoucas, ni de Dragounette qu'il s'agit, mais bien de moi et ma dent. Ou devrait-je dire feue ma dent?
Bon, je dois dire que pendant ma...enfin MEs grossesses, j'ai pas tellement tellement été chez le dentiste. Et l'adage 'un bébé = une dent' s'est donc avéré vrai (enfin, un an après ma 2e grossesse, le bébé est-il réellement la cause de la perte de ma dent? Là n'est pas la question)....je penche plutôt pour une conspiration dentistesque, une sorte de punition de n'y être pas allée régulièrement l'année dernière.
De fait, lors d'une visite de contrôle, v'là-t'y pas que ma dentiste m'annonce que mes dents sont en pleine forme...si ce n'est la dent de sagesse en bas à gauche qu'est pas très jolie, qui gagnerait à être soignée....mais qu'il vaut mieux carrément l'enlever. En plus, apparemment, je n'ai pas été assez sage, ladite dent n'a et n'aura donc pas de copine au dessus d'elle...autant dire qu'elle est inutile.
'je vous conseille de la faire retirer. Chez mon mari' m'annonce la dentiste.
Ben voyons!
Je reste sceptique: 'que va-t-il se passer si je ne la fais pas arracher?'
'oulàlàlàlà madame! Vous risquez une belle rage de dents' et la voilà partie dans une description peu rassurante d'une rage de dent typique.
'euuuuh et ça fait mal quand on l'arrache?'
'mais non! vous êtes endormie. Après, ça fait un peu mal quand ça se réveille. Rien de grave'
Soit. Je me résigne donc et prend rendez-vous la semaine suivante, un jeudi matin. L'infirmière m'assure que je pourrai retourner travailler juste après l'extraction.
Bon ben c'est elle qui s'y connait, hein...
je passe tout de même les jours qui précèdent l'extraction à un peu stresser...'Mais voyons', me dit M. Fenouillard, 'tu as survécu à 2accouchements, tu ne va pas avoir peur de ça quand même!'
Ah oui, m'enfin, mes accouchements:
1) étaient sous préidurale
2) avaient une merveilleuse issue
Le jour-J arrive...et il semblerait que je sois un peu nerveuse 'tu as un petit peu peur du dentiste, maman?' me demande le Cracoucas, du haut de ses presque 3 ans, alors que je m'étais bien gardée de ne parler d'aucune angoisse devant lui...
A 10h, me voilà donc sur le fauteuil du dentiste.
J'avoue à mon bourreau que je suis un peu angoissée. il me regarde bizarrement, limite à me traiter de chochotte et me rappelle qu'on va m'endormir la zone autour de la dent et que par conséquent, je ne sentirai rien!
Et le voilà qui enfonce à 3 reprises une aiguille longue comme mon majeur au fond de la bouche.
Ah ouais. Comme ça. Ben, c'est pas si agréable que ça.
Lorsque ma dent est endormie, je vois arriver l'assistante avec...un écarteur et un aspirateur à bouche et la voilà qui se met à faire le ménage dans ma bouche.
Pendant ce temps, le dentiste commence sa charcuterie - etje le vois tout à coup sortir un...TIRE BOUCHON! Si si si!
Tiens, la preuve en image:

Et puis il ne fait pas dans la dentelle, hein! Ma machoire est ballotée de part et d'autre, mes yeux pleurent, le dentiste grogne et s'énerve. Il m'explique ensuite que ma dent est ben ancrée: l'une des racines est divisée en 2 et il a du mal à attrapper les bouts de racine au fond...et le voilà qui insiste avec tous les instruments qui lui tombent sous la main.
Bon, en soi, je m'en fiche, hein, je ne sens rien et sur le coup, ça me fait limite sourire (enfin, c'est pas comme si j'avais le choix de toutes façons - avec ses écarteurs, l'assistante me force de toutes façons à sourire tout en passant toujours l'aspi dans ma bouche).
Avec un soupir de satisfaction, le dentiste m'annonce enfin que c'est terminé...et me montre un espèce de caillou sanguinolant en guise de trophée.
bêêk.
Je m'empresse de le remercier et je file à l'accueil pour payer, sans oublier de noter ses recommandations: dafalgan si ça fait mal, bains de bouche dès le lendemain et ne pas manger chaud pendant 24h. Dommage avec le temps qui fait en ce 9 août, j'aurais bien envie d'une bonne soupe.
Enfin...
Je fonce au bureau en passant d'abord à la pharma du coin faire un stock de dafalgans et d'iso bétadine buccal.
Bon, les premières heures qui suivent la charcuterie se passent mieux de prévu. Ma collègue me somme de rentrer, mais moi, je vais très bien....je bavouille juste un peu sans le savoir, anesthésie oblige...et je prends garde de ne pas trop répondre au téléphone, parait qu'on croirait entendre un ours.
A midi, je décide même d'aller faire les soldes avec Gaëlle. Même pas peur.
Sauf que...en oui, sauf que...tout à coup, ma bouche se réveille et je me mets à gémir doucement. La vache! Vite un dafalgan!
Gaëlle, voyant ma mine déconfite, me propose de me ramener chez moi...j'accepte immédiatement.
et me voilà prostrée sur mon canapé n'osant plus bouger. Trop mal! lorsque M. Fenouillard m'appelle, je fonds en larmes comme un bébé.
Je passe l'après midi en boule sur le canapé...ma BM me ramène les enfants, j'aurais jamais réussi à aller les chercher....
Fin de journée terrible, TERRIBLE!
Le lendemain: MIRACLE! Même plus mal! rien, que dalle! Si ce n'était pour le gros trou noir au fond de ma bouche et les bains que je dois commencer ce jour là (à vomir tellement l'iso bétadine a mauvais goût), je ne me souviendrais même pas que je me suis fait arracher une dent la veille.
Toute guillerette, me voilà qui file au bureau.
La journée se passe sans encombres...jusqu'au soir.
Ah oui, là, tout à coup, j'ai mal...et me voilà qui arrive à tenir le WE à coup de dafalgans, c'est la seule solution pour ne pas me taper la tête contre les murs. En cas de grosses crises, je n'ouvre la bouche que le minimum nécessaire, il en va de ma survie et de celle de mes proches (que je menace de frapper s'ils osent me chercher).
Lundi matin, toujours mal...et puis je trouve que ça sent le cadavre là dedans. Pas de chance...j'ai commencé des cours intensifs d'espagnol tous les matins et je ne peux donc pas appeler mon dentiste dans la matinée poru savoir si ce mal qui dure depuis 4 jours est normal (oui parce que souvenez vous 'ça fait un peu mal quand ça se réveille', c'est ce qui m'avait été annoncé).
Première chose que je fais donc en arrivant au bureau: j'appelle le cabinet du dentiste. L'assistante me répond...'m'enfin madaaaaaaaaaame! c'est normaaaaaaaal d'avoir maaaaaaal! c'est une PLAIE que vous avez, ça doit durer au moins une semaine'
Ah tiens....il me semble qu'ils aient omis ce minuscule détails avant, pendant et juste après l'extraction.
Bon, me voilà donc rassurée, encore 3 jours de dafalgans et il n'y paraitra plus.
Sauf que...les daflagans, bah à force de m'en bourrer, il ne font plus d'effet et je me réveille presque en hurlant pendant la nuit. Le lendemain, je prends soin d'en prendre la dose maximum pour supporter les 4h30 d'espagnol qui m'attendent....
Ca fait absolument 0 effet et me voilà me tenant la machoire pendant tout le cours, avec comme seule phrase qui me vient à l'esprit 'me duelen los dientes!!!' (pas de chance, aujourd'hui, on n'apprend pas les parties du corps mais les parties de la maison...pas de dientes donc).
Bon voilà, j'ai survécu tant bien que mal (et plutôt mal) jusqu'à ce soir, où excédée, fatiguée, énervée, j'ai appelé la dentiste de garde (demain 15 août...les dentistes se font rares).
Et la voilà qui me dit 'bien sûr que si ça fait mal, une extraction de dents! Enfin! Vous avez besoin d'antibiotiques et d'un anti-inflammatoire plus puissant!!! Je veux vous voir demain à 11h'
Ah oui? ben alors, il a bien menti comme un arracheur de dents, mon bourreau...CQFD
Bon, je dois dire que pendant ma...enfin MEs grossesses, j'ai pas tellement tellement été chez le dentiste. Et l'adage 'un bébé = une dent' s'est donc avéré vrai (enfin, un an après ma 2e grossesse, le bébé est-il réellement la cause de la perte de ma dent? Là n'est pas la question)....je penche plutôt pour une conspiration dentistesque, une sorte de punition de n'y être pas allée régulièrement l'année dernière.
De fait, lors d'une visite de contrôle, v'là-t'y pas que ma dentiste m'annonce que mes dents sont en pleine forme...si ce n'est la dent de sagesse en bas à gauche qu'est pas très jolie, qui gagnerait à être soignée....mais qu'il vaut mieux carrément l'enlever. En plus, apparemment, je n'ai pas été assez sage, ladite dent n'a et n'aura donc pas de copine au dessus d'elle...autant dire qu'elle est inutile.
'je vous conseille de la faire retirer. Chez mon mari' m'annonce la dentiste.
Ben voyons!
Je reste sceptique: 'que va-t-il se passer si je ne la fais pas arracher?'
'oulàlàlàlà madame! Vous risquez une belle rage de dents' et la voilà partie dans une description peu rassurante d'une rage de dent typique.
'euuuuh et ça fait mal quand on l'arrache?'
'mais non! vous êtes endormie. Après, ça fait un peu mal quand ça se réveille. Rien de grave'
Soit. Je me résigne donc et prend rendez-vous la semaine suivante, un jeudi matin. L'infirmière m'assure que je pourrai retourner travailler juste après l'extraction.
Bon ben c'est elle qui s'y connait, hein...
je passe tout de même les jours qui précèdent l'extraction à un peu stresser...'Mais voyons', me dit M. Fenouillard, 'tu as survécu à 2accouchements, tu ne va pas avoir peur de ça quand même!'
Ah oui, m'enfin, mes accouchements:
1) étaient sous préidurale
2) avaient une merveilleuse issue
Le jour-J arrive...et il semblerait que je sois un peu nerveuse 'tu as un petit peu peur du dentiste, maman?' me demande le Cracoucas, du haut de ses presque 3 ans, alors que je m'étais bien gardée de ne parler d'aucune angoisse devant lui...
A 10h, me voilà donc sur le fauteuil du dentiste.
J'avoue à mon bourreau que je suis un peu angoissée. il me regarde bizarrement, limite à me traiter de chochotte et me rappelle qu'on va m'endormir la zone autour de la dent et que par conséquent, je ne sentirai rien!
Et le voilà qui enfonce à 3 reprises une aiguille longue comme mon majeur au fond de la bouche.
Ah ouais. Comme ça. Ben, c'est pas si agréable que ça.
Lorsque ma dent est endormie, je vois arriver l'assistante avec...un écarteur et un aspirateur à bouche et la voilà qui se met à faire le ménage dans ma bouche.
Pendant ce temps, le dentiste commence sa charcuterie - etje le vois tout à coup sortir un...TIRE BOUCHON! Si si si!
Tiens, la preuve en image:
Et puis il ne fait pas dans la dentelle, hein! Ma machoire est ballotée de part et d'autre, mes yeux pleurent, le dentiste grogne et s'énerve. Il m'explique ensuite que ma dent est ben ancrée: l'une des racines est divisée en 2 et il a du mal à attrapper les bouts de racine au fond...et le voilà qui insiste avec tous les instruments qui lui tombent sous la main.
Bon, en soi, je m'en fiche, hein, je ne sens rien et sur le coup, ça me fait limite sourire (enfin, c'est pas comme si j'avais le choix de toutes façons - avec ses écarteurs, l'assistante me force de toutes façons à sourire tout en passant toujours l'aspi dans ma bouche).
Avec un soupir de satisfaction, le dentiste m'annonce enfin que c'est terminé...et me montre un espèce de caillou sanguinolant en guise de trophée.
bêêk.
Je m'empresse de le remercier et je file à l'accueil pour payer, sans oublier de noter ses recommandations: dafalgan si ça fait mal, bains de bouche dès le lendemain et ne pas manger chaud pendant 24h. Dommage avec le temps qui fait en ce 9 août, j'aurais bien envie d'une bonne soupe.
Enfin...
Je fonce au bureau en passant d'abord à la pharma du coin faire un stock de dafalgans et d'iso bétadine buccal.
Bon, les premières heures qui suivent la charcuterie se passent mieux de prévu. Ma collègue me somme de rentrer, mais moi, je vais très bien....je bavouille juste un peu sans le savoir, anesthésie oblige...et je prends garde de ne pas trop répondre au téléphone, parait qu'on croirait entendre un ours.
A midi, je décide même d'aller faire les soldes avec Gaëlle. Même pas peur.
Sauf que...en oui, sauf que...tout à coup, ma bouche se réveille et je me mets à gémir doucement. La vache! Vite un dafalgan!
Gaëlle, voyant ma mine déconfite, me propose de me ramener chez moi...j'accepte immédiatement.
et me voilà prostrée sur mon canapé n'osant plus bouger. Trop mal! lorsque M. Fenouillard m'appelle, je fonds en larmes comme un bébé.
Je passe l'après midi en boule sur le canapé...ma BM me ramène les enfants, j'aurais jamais réussi à aller les chercher....
Fin de journée terrible, TERRIBLE!
Le lendemain: MIRACLE! Même plus mal! rien, que dalle! Si ce n'était pour le gros trou noir au fond de ma bouche et les bains que je dois commencer ce jour là (à vomir tellement l'iso bétadine a mauvais goût), je ne me souviendrais même pas que je me suis fait arracher une dent la veille.
Toute guillerette, me voilà qui file au bureau.
La journée se passe sans encombres...jusqu'au soir.
Ah oui, là, tout à coup, j'ai mal...et me voilà qui arrive à tenir le WE à coup de dafalgans, c'est la seule solution pour ne pas me taper la tête contre les murs. En cas de grosses crises, je n'ouvre la bouche que le minimum nécessaire, il en va de ma survie et de celle de mes proches (que je menace de frapper s'ils osent me chercher).
Lundi matin, toujours mal...et puis je trouve que ça sent le cadavre là dedans. Pas de chance...j'ai commencé des cours intensifs d'espagnol tous les matins et je ne peux donc pas appeler mon dentiste dans la matinée poru savoir si ce mal qui dure depuis 4 jours est normal (oui parce que souvenez vous 'ça fait un peu mal quand ça se réveille', c'est ce qui m'avait été annoncé).
Première chose que je fais donc en arrivant au bureau: j'appelle le cabinet du dentiste. L'assistante me répond...'m'enfin madaaaaaaaaaame! c'est normaaaaaaaal d'avoir maaaaaaal! c'est une PLAIE que vous avez, ça doit durer au moins une semaine'
Ah tiens....il me semble qu'ils aient omis ce minuscule détails avant, pendant et juste après l'extraction.
Bon, me voilà donc rassurée, encore 3 jours de dafalgans et il n'y paraitra plus.
Sauf que...les daflagans, bah à force de m'en bourrer, il ne font plus d'effet et je me réveille presque en hurlant pendant la nuit. Le lendemain, je prends soin d'en prendre la dose maximum pour supporter les 4h30 d'espagnol qui m'attendent....
Ca fait absolument 0 effet et me voilà me tenant la machoire pendant tout le cours, avec comme seule phrase qui me vient à l'esprit 'me duelen los dientes!!!' (pas de chance, aujourd'hui, on n'apprend pas les parties du corps mais les parties de la maison...pas de dientes donc).
Bon voilà, j'ai survécu tant bien que mal (et plutôt mal) jusqu'à ce soir, où excédée, fatiguée, énervée, j'ai appelé la dentiste de garde (demain 15 août...les dentistes se font rares).
Et la voilà qui me dit 'bien sûr que si ça fait mal, une extraction de dents! Enfin! Vous avez besoin d'antibiotiques et d'un anti-inflammatoire plus puissant!!! Je veux vous voir demain à 11h'
Ah oui? ben alors, il a bien menti comme un arracheur de dents, mon bourreau...CQFD
Sunday, August 12, 2007
Plus on est de fous...
Encore une petite 'cracoucasserie', alors qu'on visitait la future maison dans laquelle on devrait...enfin, on espère pouvoir déménager dans quelques semaines.
Un ouvrier coupe du bois avec ue scie électrique.
"C'est quoi, ce bruit, papa?"
"C'est Mafou qui coupe du bois" répond le père.
10 minutes plus tard dans la voiture:
"c'était quoi le bruit dans la maison, hein? C'était quoi, maman le bruit? Hein, le bruit dans la maison, c'était quoi?" (oui, le Cracoucas a développé une tendance à répéter inlassablement ses questions sans même nous laisser le temps de prendre notre souffler pour répondre...)
"C'était Mafou" réponds-je, profitant d'un rare instant ou le Cracouc reprend sa respiration.
"Meuh non! C'était pas TON fou, c'était le fou de mon papa!" me rétorque-t-il alors.
Un ouvrier coupe du bois avec ue scie électrique.
"C'est quoi, ce bruit, papa?"
"C'est Mafou qui coupe du bois" répond le père.
10 minutes plus tard dans la voiture:
"c'était quoi le bruit dans la maison, hein? C'était quoi, maman le bruit? Hein, le bruit dans la maison, c'était quoi?" (oui, le Cracoucas a développé une tendance à répéter inlassablement ses questions sans même nous laisser le temps de prendre notre souffler pour répondre...)
"C'était Mafou" réponds-je, profitant d'un rare instant ou le Cracouc reprend sa respiration.
"Meuh non! C'était pas TON fou, c'était le fou de mon papa!" me rétorque-t-il alors.
Saturday, June 30, 2007
Quand les mots s'en mêlent
Le truc chouette quand on devient parents, c'est quand les enfants commencent à parler et qu'on peut communiquer avec eux.
Très souvent source de fou-rires, en voici quelques exemples...
Les Grottes de Chien
Je déteste Oui-oui...pas autant que Winnie l'ourson qui est persona non gratta à la maison...mais quand même, le petit nain m'énerve à un point qui dépasse l'entedement.
Curieusement, le Cracoucas en est fou fou fou - je ne sais même pas d'où il connait, d'ailleurs!
Toujours est-il que j'ai un jour fait l'erreur de lui montrer que dans youtube, on peut trouver des épisodes et que depuis, dès que je suis devant mon ordi, il me réclame Oui-oui (et refuse 'non-non' comme réponse de ma part).
Bref. C'est assez pratique dans les moments où, comme ce matin, sa soeur dormait et que je voulais aller prendre une douche tranquille sans me soucier d'éventuelles bêtises. Je le colle devant Oui-oui.
Quand je reviens de ma douche, toujours devant son épisode dans lequel il est question de girafes qui ont passé la nuit dans une grotte, il me dit "oh, mais c'est pas bien, ça! faut pas dormir dans les grottes, c'est sale! c'est très sale".
Tiens, je ne savais pas qu'il connaissait le mot grotte..."qui te l'a dit?"
"mais c'est toi, maman", me répond-il
"ah bon? Quand?" (pas de souvenir d'avoir parlé d'une quelconque grotte et encore moins d'avoir dit qu'une grotte était sale...)
"mais, hier! tu as dit c'est sale, c'est très très sale, faut pas toucher les grottes de chiens!"
Ah bah ouais, c'est vrai...
Meunier, tu dors? Ton poulain va trop vite!
Episode 1
Alors que nous roulons sur des routes de campagne, j'explique au Cracoucas que le bébé du cheval s'appelle le poulain. Je lui parle du bébé du chat et du chien et puis je reviens au cheval en lui redemandant comment on appelle le bébé du cheval. 'Le moulin' me dit-il.
Ah ben non, c'est pas la même chose...je rectifie, le POU-lain (il connait bien les moulins hein, grâce à 'meunier tu dors, ton MMMMoulin ton MMMMoulin va trop vite' et 'tape tape petites mains, tourne, tourne petit MMMMMMoulin')
S'ensuit une discussion au cours de laquelle monsieur Cracouc n'en démord pas, pour lui on dit un MOUlin et non un POUlain. (têtu comme il est, il ne cède pas. Déjà, depuis 3 jours il essaie de me convaincre qu'on ne dit pas du couscous mais du pousse-pousse
)
Bref. On arrive à destination et donc on achève notre discussion.
Ce soir, à table, je voulais voir ce qu'il avait retenu de la journée.
Je lui demande "et le bébé du cheval, c'est un ...???"
Le Cracouc cherche ses mots....ne trouve pas...
"c'est euh...euh...euh....ça tourne!!!!" dit-il en imitant le moulin qui tourne.
ouais. Bon, il n'a donc pas compris.
Episode 2
Leçon de vocabulaire quelques jours plus tard, donc, images à l'appui pour lui montrer un poulain et un moulin.
On verra ce qu'il aura retenu demain
Dans le livre que le Craoucoucas a choisi pour l'histoire du soir, il y avait sur la même image un moulin et un poulain (en fait, un cheval que j'ai fait passer pour un poulain).
Je lui ai donc bien montré la différence et il a bien compris le MMMMMoulin qui tourne et le PPPPPoulain qui est le bébé du cheval.
Ce soir, j'ai voulu tester pour voir s'il avait bien retenu que le bébé du cheval commence par 'P' et pas 'M'.
Bon apparemment, il a retenu cette leçon....mais, parce qu'il y a un mais...
Quand j'ai demandé (innocemment à voix haute comme si je demandais à jérôme pour pas faire penser au Cracoucas que je le testais) 'Oh, comment ça s'appelle, encore, le bébé d'un cheval?'
Il s'est empressé de répondre...."un POUSSIN"

(ben oui, ça commence par P aussi!)
Je capitule donc...
Une petite dernière: les absents ont toujours tort
Dans un magasin de souvenirs en Bretagne, je cherche une carte postale pour la Grand Tante du Cracoucas.
"Tiens, on va prendre le Mont Saint Michel"
"Oui", me répond-il, "parce que Michel il n'est pas là!"
Très souvent source de fou-rires, en voici quelques exemples...
Les Grottes de Chien
Je déteste Oui-oui...pas autant que Winnie l'ourson qui est persona non gratta à la maison...mais quand même, le petit nain m'énerve à un point qui dépasse l'entedement.
Curieusement, le Cracoucas en est fou fou fou - je ne sais même pas d'où il connait, d'ailleurs!
Toujours est-il que j'ai un jour fait l'erreur de lui montrer que dans youtube, on peut trouver des épisodes et que depuis, dès que je suis devant mon ordi, il me réclame Oui-oui (et refuse 'non-non' comme réponse de ma part).
Bref. C'est assez pratique dans les moments où, comme ce matin, sa soeur dormait et que je voulais aller prendre une douche tranquille sans me soucier d'éventuelles bêtises. Je le colle devant Oui-oui.
Quand je reviens de ma douche, toujours devant son épisode dans lequel il est question de girafes qui ont passé la nuit dans une grotte, il me dit "oh, mais c'est pas bien, ça! faut pas dormir dans les grottes, c'est sale! c'est très sale".
Tiens, je ne savais pas qu'il connaissait le mot grotte..."qui te l'a dit?"
"mais c'est toi, maman", me répond-il
"ah bon? Quand?" (pas de souvenir d'avoir parlé d'une quelconque grotte et encore moins d'avoir dit qu'une grotte était sale...)
"mais, hier! tu as dit c'est sale, c'est très très sale, faut pas toucher les grottes de chiens!"
Ah bah ouais, c'est vrai...
Meunier, tu dors? Ton poulain va trop vite!
Episode 1
Alors que nous roulons sur des routes de campagne, j'explique au Cracoucas que le bébé du cheval s'appelle le poulain. Je lui parle du bébé du chat et du chien et puis je reviens au cheval en lui redemandant comment on appelle le bébé du cheval. 'Le moulin' me dit-il.
Ah ben non, c'est pas la même chose...je rectifie, le POU-lain (il connait bien les moulins hein, grâce à 'meunier tu dors, ton MMMMoulin ton MMMMoulin va trop vite' et 'tape tape petites mains, tourne, tourne petit MMMMMMoulin')
S'ensuit une discussion au cours de laquelle monsieur Cracouc n'en démord pas, pour lui on dit un MOUlin et non un POUlain. (têtu comme il est, il ne cède pas. Déjà, depuis 3 jours il essaie de me convaincre qu'on ne dit pas du couscous mais du pousse-pousse
Bref. On arrive à destination et donc on achève notre discussion.
Ce soir, à table, je voulais voir ce qu'il avait retenu de la journée.
Je lui demande "et le bébé du cheval, c'est un ...???"
Le Cracouc cherche ses mots....ne trouve pas...
"c'est euh...euh...euh....ça tourne!!!!" dit-il en imitant le moulin qui tourne.
Episode 2
Leçon de vocabulaire quelques jours plus tard, donc, images à l'appui pour lui montrer un poulain et un moulin.
On verra ce qu'il aura retenu demain
Dans le livre que le Craoucoucas a choisi pour l'histoire du soir, il y avait sur la même image un moulin et un poulain (en fait, un cheval que j'ai fait passer pour un poulain).
Je lui ai donc bien montré la différence et il a bien compris le MMMMMoulin qui tourne et le PPPPPoulain qui est le bébé du cheval.
Ce soir, j'ai voulu tester pour voir s'il avait bien retenu que le bébé du cheval commence par 'P' et pas 'M'.
Bon apparemment, il a retenu cette leçon....mais, parce qu'il y a un mais...
Quand j'ai demandé (innocemment à voix haute comme si je demandais à jérôme pour pas faire penser au Cracoucas que je le testais) 'Oh, comment ça s'appelle, encore, le bébé d'un cheval?'
Il s'est empressé de répondre...."un POUSSIN"
(ben oui, ça commence par P aussi!)
Je capitule donc...
Une petite dernière: les absents ont toujours tort
Dans un magasin de souvenirs en Bretagne, je cherche une carte postale pour la Grand Tante du Cracoucas.
"Tiens, on va prendre le Mont Saint Michel"
"Oui", me répond-il, "parce que Michel il n'est pas là!"
Monday, May 28, 2007
Charmants enfants - épisode 2
Cette fois, c'est de dragounette qu'il s'agit...
Bon alors je vous explique: depuis une semaine, on promettait au Cracoucas la piscine ce week end. Grande première pour Miss Dragounette!
A plusieurs reprises pendant le WE, on état passé devant la piscine et le Cracoucas insistait à chaque fois pour y aller. Et à chaque fois, je lui réponds qu'on ira lundi quand papa sera rentré (Monsieur Fenouillard a une fois de plus osé me laisser seule avec les monstres de vendredi à dimanche...il n'a pas peur, lui).
Je me renseigne: la piscine sera fermée dimanche mais elle sera ouverte en ce lundi de pentecôte. PAR-FAIT!
Lundi arrive et le Cracoucas est debout aux aurores et n'a qu'un mot à la bouche: LA PISCINE.
on p'tit déj, on prépare tout le monde et c'est parti.
Bon, en fait, on traine un peu et nous y voilà à 10h30...fermée!
Le type à l'entrée nous explique qu'ils ont un problème technique et que l'eau est trop froide. Ils ont pour consigne de ne laisser entrer personne avant midi, le temps que l'eau chauffe.
Qu'à cela ne tienne...on ira au parc ce matin et à la piscine après la sieste.
Parc, déjeuner, sieste, laverie (sombre histoire de machine qui m'a littéralement explosé à la figure, me laissant les pieds dans l'eau jusqu'aux chevilles)...Et le Cracoucas ne tient plus en place, nous voilà donc repartis.
Dragounette (ou Cassipiette, comme la surnomme son frère - allez savoir!), ravie enchantée chantonne dans l'écharpe - elle soupçonne que quelque chose de très chouette va arriver.
On arrive à la piscine où l'empotée à l'entrée me dit: on ne peut pas laisser entrer le public aujourd'hui.
Et je vois le visage du Cracoucas qui se décompose.
Pas grave, on rentre à la maison prendre la voiture et on ira dans une autre piscine.
On prend soin d'appeler les quelques piscines les plus proches, histoire de ne pas se casser le nez devant toutes les piscine de la ville. Et on fait bien: la première ne répond pas. La 2e est fermée pour cause de compétition. La 3e, que j'aime pas des masses est ouverte...elle fera bien l'affaire.
Et nous voilà partis...
Monsieur Cracouc surexcité, Cassipiette toujours d'excellente humeur.
Pas de place dans les cabines familiales, Monsieur Fenouillard prend le Cracoucas et je me charge de Dragounette: je nous change toutes les 2, sans la poser, nous rejoignons les garçons pour mettre nos affaires dans un casier puis je vais prendre une douche avec Dragounette et je rejoins encore le Cracoucas et Monsieur Fenouillard au bord de la piscine, où, toujours avec Dragounette dans les bras, je gonfle les brassards, j'en enfile aux bras de Dragounette, puis de son frère, je leur met leur bonnet réglementaire, j'enfile le mien DEVANT LES YEUX DE CASSIPIETTE et on s'approche du petit bassin et la voilà qui se met à HURLER comme un cochon qu'on égorge.
Pourtant elle adore le bain.
Mais là, elle hurle tant qu'elle peut!
je fais tout ce que je peux, j'enlève nos bonnets, je la prends contre moi, je la berce, je la promène, je la bouge plus, je l'emmène au calme, RIEN à faire.
Bon. A un moment, je la tend à son père et....elle se calme
Et à partir de ce moment là, je ne peux plus l'approcher sans qu'elle se mette à crier très fort.
Elle est ravie dans l'eau avec son papa, mais dès que je suis dans le coin, elle est terrorisée. Je lui chante la chanson que je lui chante toujours...elle se calme...puis me regarde l'air de dire 'mais pourquoi la méchante dame chante la chanson de MA maman?"...et de hurler encore plus fort...
Bon, pas grave, j'ai joué avec le Cracoucas.
Mais bon!
A un moment, je l'ai prise dans mes bras par derrière, pendant qu'elle ne regardait pas: pas de souci, jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive que son père était à côté d'elle...donc il ne la portait plus. Elle se retourne doucement...voit ma tête ET HURLE DE PLUS BELLE

Bon, ben me reste qu'à jouer avec le Cracouc, ce qui ma foi, ne me déplait pas
on décide ensuite de partir. Monsieur Fenouillard prend le Cracoucas avec lui dans les douches des hommes et moi, je pars avc Dragounette qui se remet à hurler à la mort.
A tel point que les femmes dans les douches me demandent si cette gamine me connait bien, parce qu'elle n'en a pas l'air. Avant que quelqu'un appelle la DDASS, je file dans les douches des hommes, échanger d'enfant avec Monseur Fenouillard (et le Cracouc s'empresse de se casser la figure devant les dames méfiantes, pour que je passe vraiment pour la mavaise mère).
On trouve une cabine familiale et tout se passe bien tant que je reste dos à Cassipiette.
Je lui donne son goûter dans la cabine...elle l'accepte (faut bien, hein, c'est de la nourriture), mais elle se méfie toujours...enfin, au moins, elle ne pleure plus.
J'en profite donc pour la prendre avec moi pour repartir...et là, re-hurlements...même avec l'écharpe.
Bref.
Monsieur Fenouillard la reprend, on s'installe dans la voiture en prenant soin que son regard ne croise pas le mien pour éviter les hurlements...
On arrive à la maison et le Cracoucas et moi sortons de la voiture en premier et entrons donc dans l'appart avant Dragounette et son papa.
Lorsqu'ils entrent dans l'appart (et là, je dois préciser que je n'ai rien fait: pas enlevé de manteau, pas recoiffée depuis la piscine, rien rien rien)....je me tourne vers Dragounette en lui disant 'alors, tu as été à la piscine?'
Et Rantanplan de me tendre les bras comme si elle ne m'avait pas vue depuis quelques heures...et la voilà qui me fait un calin

Comme si elle avait eu une sorte absence pendant le temps de la piscine et qu'elle pensait y avoir été avec son frère, son père et une méchante sorcière
Follasse!
Un petit edit pour remercier Naye d'avoir cherché les raisons des pleurs de ma fille.
Selon elle, la solution serait de changer de bonnet de bain...parait qu'avec celui-là, j'ai effectivement de quoi faire peur à ma fille...

Bon alors je vous explique: depuis une semaine, on promettait au Cracoucas la piscine ce week end. Grande première pour Miss Dragounette!
A plusieurs reprises pendant le WE, on état passé devant la piscine et le Cracoucas insistait à chaque fois pour y aller. Et à chaque fois, je lui réponds qu'on ira lundi quand papa sera rentré (Monsieur Fenouillard a une fois de plus osé me laisser seule avec les monstres de vendredi à dimanche...il n'a pas peur, lui).
Je me renseigne: la piscine sera fermée dimanche mais elle sera ouverte en ce lundi de pentecôte. PAR-FAIT!
Lundi arrive et le Cracoucas est debout aux aurores et n'a qu'un mot à la bouche: LA PISCINE.
on p'tit déj, on prépare tout le monde et c'est parti.
Bon, en fait, on traine un peu et nous y voilà à 10h30...fermée!
Le type à l'entrée nous explique qu'ils ont un problème technique et que l'eau est trop froide. Ils ont pour consigne de ne laisser entrer personne avant midi, le temps que l'eau chauffe.
Qu'à cela ne tienne...on ira au parc ce matin et à la piscine après la sieste.
Parc, déjeuner, sieste, laverie (sombre histoire de machine qui m'a littéralement explosé à la figure, me laissant les pieds dans l'eau jusqu'aux chevilles)...Et le Cracoucas ne tient plus en place, nous voilà donc repartis.
Dragounette (ou Cassipiette, comme la surnomme son frère - allez savoir!), ravie enchantée chantonne dans l'écharpe - elle soupçonne que quelque chose de très chouette va arriver.
On arrive à la piscine où l'empotée à l'entrée me dit: on ne peut pas laisser entrer le public aujourd'hui.
Et je vois le visage du Cracoucas qui se décompose.
Pas grave, on rentre à la maison prendre la voiture et on ira dans une autre piscine.
On prend soin d'appeler les quelques piscines les plus proches, histoire de ne pas se casser le nez devant toutes les piscine de la ville. Et on fait bien: la première ne répond pas. La 2e est fermée pour cause de compétition. La 3e, que j'aime pas des masses est ouverte...elle fera bien l'affaire.
Et nous voilà partis...
Monsieur Cracouc surexcité, Cassipiette toujours d'excellente humeur.
Pas de place dans les cabines familiales, Monsieur Fenouillard prend le Cracoucas et je me charge de Dragounette: je nous change toutes les 2, sans la poser, nous rejoignons les garçons pour mettre nos affaires dans un casier puis je vais prendre une douche avec Dragounette et je rejoins encore le Cracoucas et Monsieur Fenouillard au bord de la piscine, où, toujours avec Dragounette dans les bras, je gonfle les brassards, j'en enfile aux bras de Dragounette, puis de son frère, je leur met leur bonnet réglementaire, j'enfile le mien DEVANT LES YEUX DE CASSIPIETTE et on s'approche du petit bassin et la voilà qui se met à HURLER comme un cochon qu'on égorge.
Pourtant elle adore le bain.
Mais là, elle hurle tant qu'elle peut!
je fais tout ce que je peux, j'enlève nos bonnets, je la prends contre moi, je la berce, je la promène, je la bouge plus, je l'emmène au calme, RIEN à faire.
Bon. A un moment, je la tend à son père et....elle se calme
Et à partir de ce moment là, je ne peux plus l'approcher sans qu'elle se mette à crier très fort.
Elle est ravie dans l'eau avec son papa, mais dès que je suis dans le coin, elle est terrorisée. Je lui chante la chanson que je lui chante toujours...elle se calme...puis me regarde l'air de dire 'mais pourquoi la méchante dame chante la chanson de MA maman?"...et de hurler encore plus fort...
Bon, pas grave, j'ai joué avec le Cracoucas.
Mais bon!
A un moment, je l'ai prise dans mes bras par derrière, pendant qu'elle ne regardait pas: pas de souci, jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive que son père était à côté d'elle...donc il ne la portait plus. Elle se retourne doucement...voit ma tête ET HURLE DE PLUS BELLE
Bon, ben me reste qu'à jouer avec le Cracouc, ce qui ma foi, ne me déplait pas
on décide ensuite de partir. Monsieur Fenouillard prend le Cracoucas avec lui dans les douches des hommes et moi, je pars avc Dragounette qui se remet à hurler à la mort.
A tel point que les femmes dans les douches me demandent si cette gamine me connait bien, parce qu'elle n'en a pas l'air. Avant que quelqu'un appelle la DDASS, je file dans les douches des hommes, échanger d'enfant avec Monseur Fenouillard (et le Cracouc s'empresse de se casser la figure devant les dames méfiantes, pour que je passe vraiment pour la mavaise mère).
On trouve une cabine familiale et tout se passe bien tant que je reste dos à Cassipiette.
Je lui donne son goûter dans la cabine...elle l'accepte (faut bien, hein, c'est de la nourriture), mais elle se méfie toujours...enfin, au moins, elle ne pleure plus.
J'en profite donc pour la prendre avec moi pour repartir...et là, re-hurlements...même avec l'écharpe.
Bref.
Monsieur Fenouillard la reprend, on s'installe dans la voiture en prenant soin que son regard ne croise pas le mien pour éviter les hurlements...
On arrive à la maison et le Cracoucas et moi sortons de la voiture en premier et entrons donc dans l'appart avant Dragounette et son papa.
Lorsqu'ils entrent dans l'appart (et là, je dois préciser que je n'ai rien fait: pas enlevé de manteau, pas recoiffée depuis la piscine, rien rien rien)....je me tourne vers Dragounette en lui disant 'alors, tu as été à la piscine?'
Et Rantanplan de me tendre les bras comme si elle ne m'avait pas vue depuis quelques heures...et la voilà qui me fait un calin
Comme si elle avait eu une sorte absence pendant le temps de la piscine et qu'elle pensait y avoir été avec son frère, son père et une méchante sorcière
Follasse!
Un petit edit pour remercier Naye d'avoir cherché les raisons des pleurs de ma fille.
Selon elle, la solution serait de changer de bonnet de bain...parait qu'avec celui-là, j'ai effectivement de quoi faire peur à ma fille...
Wednesday, May 23, 2007
Charmants enfants
...ou une belle bande d'ingrats.
A commencer par le Cracoucas.
On récapitule.
A 9 mois, il prononçait ses premiers mots à mon intention. C'aurait pu m'émouvoir.
Sauf que, ben vu les circonstances, j'ai préféré fare mine de ne rien savoir.
En effet, après m'avoir regardée - inspectée, même - longuement, un jour que j'avais fait l'effort de mettre une jolie jupe, de bien me coiffer et de me maquiller, il sortit un 'laide-laide' blasé en me regardant.
J'aurais dû me méfier dès ce moment...
Vint ensuite l'époque où il faisait mine de ne pas me connaitre quand j'allais le chercher à la crèche. Puis celle où carrément il filait à 4 pattes à l'autre bout de la crèche dès que j'arrivais.
Puis l'époque où il pleurait quand son père le laissait seul avec moi.
Ensuite, la charmante période où, à chaque fois qu'on daignait l'approcher, il hurlait "NAAAAN PAS TOI, PAS TOI!!!!!"
Le summum a tout de même été atteint le jour de la fête des mères belges.
Depuis un petit moment, le Cracoucas cherchait la scie de son établi...sans succès.
En rangeant son linge, je l'ai retrouvée sur sa commode.
'T'as vu un peu la maman gentille que je suis?'
'non' me répond-il 'pis z'ai pas besoin de maman, moi', rajoute-t-il
'Ah tiens? Et qui va faire ton diner ce soir?'
'c'est papa!'
'et qui va te donner ton bain?'
'c'est papa'
'et qui va te raconter une histoire?'
'c'est papa'
'et qui te fera un calin avant de dormir?'
'c'est papa, z'ai pas besoin de maman!!'
'bon, ben si tu n'as plus besoin de moi, je peux partir alors?'
Et le bougre d'opiner de la tête.
Je fais donc mine d'enfiler ma veste et je me dirige vers la porte d'entrée.
'T'as oublié ton sac!' me lance alors le monstre.
Je prends le sac et je m'en vais attendre l'ascenseur dans le vestibule, prenant soin de laisser la porte entre ouverte pour écouter la suite des événements.
'oh, papa, maman est partie' dit-il alors, d'un air qui me paraissait désolé.
'Evidemment, si tu lui as dis que tu n'avais pas besoin d'elle! Cours la rattrapper et dis lui de revenir'
J'entends l'ange courir vers la porte d'entrée pour me rattrapper. Ouf, il était moins une, quel soulagement!
'Reviens, maman, MA SOEUR a besoin d'une maman, elle!' me lance-t-il alors.
sale môme!
A commencer par le Cracoucas.
On récapitule.
A 9 mois, il prononçait ses premiers mots à mon intention. C'aurait pu m'émouvoir.
Sauf que, ben vu les circonstances, j'ai préféré fare mine de ne rien savoir.
En effet, après m'avoir regardée - inspectée, même - longuement, un jour que j'avais fait l'effort de mettre une jolie jupe, de bien me coiffer et de me maquiller, il sortit un 'laide-laide' blasé en me regardant.
J'aurais dû me méfier dès ce moment...
Vint ensuite l'époque où il faisait mine de ne pas me connaitre quand j'allais le chercher à la crèche. Puis celle où carrément il filait à 4 pattes à l'autre bout de la crèche dès que j'arrivais.
Puis l'époque où il pleurait quand son père le laissait seul avec moi.
Ensuite, la charmante période où, à chaque fois qu'on daignait l'approcher, il hurlait "NAAAAN PAS TOI, PAS TOI!!!!!"
Le summum a tout de même été atteint le jour de la fête des mères belges.
Depuis un petit moment, le Cracoucas cherchait la scie de son établi...sans succès.
En rangeant son linge, je l'ai retrouvée sur sa commode.
'T'as vu un peu la maman gentille que je suis?'
'non' me répond-il 'pis z'ai pas besoin de maman, moi', rajoute-t-il
'Ah tiens? Et qui va faire ton diner ce soir?'
'c'est papa!'
'et qui va te donner ton bain?'
'c'est papa'
'et qui va te raconter une histoire?'
'c'est papa'
'et qui te fera un calin avant de dormir?'
'c'est papa, z'ai pas besoin de maman!!'
'bon, ben si tu n'as plus besoin de moi, je peux partir alors?'
Et le bougre d'opiner de la tête.
Je fais donc mine d'enfiler ma veste et je me dirige vers la porte d'entrée.
'T'as oublié ton sac!' me lance alors le monstre.
Je prends le sac et je m'en vais attendre l'ascenseur dans le vestibule, prenant soin de laisser la porte entre ouverte pour écouter la suite des événements.
'oh, papa, maman est partie' dit-il alors, d'un air qui me paraissait désolé.
'Evidemment, si tu lui as dis que tu n'avais pas besoin d'elle! Cours la rattrapper et dis lui de revenir'
J'entends l'ange courir vers la porte d'entrée pour me rattrapper. Ouf, il était moins une, quel soulagement!
'Reviens, maman, MA SOEUR a besoin d'une maman, elle!' me lance-t-il alors.
sale môme!
Thursday, March 22, 2007
il y a vraiment des soirs...
...en général lorsque Monsieur Fenouillard travaille plus tard, où je comprends trop bien cette maman pingouin...
Maman-pingouin
...no comment, la vidéo en dit assez.
Maman-pingouin
...no comment, la vidéo en dit assez.
Saturday, February 03, 2007
Samedi
Un samedi comme les autres dans la fenouillard-family:
7h30: un bruit dans le babyphone. Monsieur Fenouillard et moi faisons la sourde oreille...jusqu'à ce que je prenne un ton agacé "Dragounette pleure, je te signale" et Monsieur l'ours de se lever en grommelant pour me ramener Dragounette.
Je ne sais pas pourquoi je prends ce ton agacé...certainement, parce que visiblement, ça fonctionne bien: ça fait un certain temps que je n'y suis plus allée, moi, chercher la Dragounette le samedi matin aux aurores.
Je branche Dragounette et on se rendort.
7h40, le bruit d'une porte qui s'ouvre, celle du Cracoucas...on refait la sourde oreille...si on ne bouge pas, peut être va-t-il aller se recoucher? Mouais, faux espoir. Par mégarde, j'entre-ouvre un oeil...je te tombe nez à nez avec le cracoucas en train de m'inspecter les narines. Le cri de surprise que je pousse me trahit et voilà que le Craoucas grimpe sur le lit, en écrasant sa soeur au passage et s'installe entre nous, accompagné d'une bonne vingtaine de peluches.
"C'est ça, mon Cracouc, viens dormir à côté de nous...mais tu dors, hein?"
"Oui maman" répond l'ange.
10 secondes de paix.
"Oublié le chien"
et hop, il écrase soeur, père et mère pour aller chercher un horrible chien en peluche.
il revient, se réinstalle (en nous réécrasant au passage)
7 secondes de paix.
"oublié le bus"
tentative d'écrasage pour aller chercher le bus des Little People - euh...mon chéri, c'est pas l'heure. On dort encore. Si tu veux, tu peux aller jouer au bus dans ta chambre mais pas ici.
"NAN! Veux bus ici"
Dans tes rêves mon petit pote!
il part le chercher....
30 secondes de paix.
je me rendors - enfin, je somnole....mais je suis tirée de mon presque sommeil pas un cri effroyable:
"Oùùùùùù, buuuuus?"
Grrrrr. Je fais la sourde oreille...et j'y arrive mieux que Monsieur Fenouillard qui se lève, sans un mot, installe son fils par terre dans sa chambre avec le bus retrouvé sous son lit et retourne se coucher.
2mn30 de paix avec la ravissante petite musique du bus des Little People comme bruit de fond.
"Maman, 'aconter une histoire?"
Et MMM....
hop, on écrase encore le père, la mère et la soeur et bong, je me prends un livre dans la figure.
Je tente d'ouvrir les yeux..impossible. LITTERALEMENT impossible.
"Mmmaaaaaammmmaaaaannnnn! Une histooooooiiiiiire!!!!!"
Bon...j'arrive à entreouvrir un oeil, le temps de voir de quel livre il s'agit. L'avantage, c'est que le Cracoucas a ses périodes. il nous arrive donc régulièrement de devoir lire le même livre 5 fois par jour pendant quelques jours.
Et à la longue, on les connait donc ar coeur.
je commence donc en gardant les yeux fermés "Barpapa est dans son jardin avec toute sa famille. Pendant que Barbalala fait de la musique, Barbidou a décidé de mgnmgnmgnmgnmmmmmmmmmmhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh"
Je me rendors.
"MAMAAAAAAAAANNNNNNNNNNNNNNNNNNN!!!!!!!!!!"
AAAARGH! Réveil en sursaut.
Où en étais-je? Ah oui "Barbapapa dans son jardin (...)et me voilà lancé dans l'histoire (...) ils marchent longtemps décident de faire leur maison là"
"NNNNNNNAAAAAAANNNNNNN maman a oublié 'ils dorment sur la colline'!"
Pffff s'il le connait par coeur, le livre, pourquoi ne se le raconte-t-il pas?
Je rectifie et termine l'histoire.
"Enco'e une histoi'e, maman?"
Non, maintenant on dort un peu.
"D'acco'd!"
Et voilà le Cracoucas qui se tortille pour trouver une position confortable, qui me taxe mon oreiller, qui se relève pour tirer les poils du bras de son père, qui se rallonge à contre-sens, qui tente d'étouffer sa soeur avec l'oreiller taxé...Et j'en passe.
Tant et si bien que je me lève...de toutes façons, la Dragounette commençait aussi à s'y mettre (elle n'a pas dû apprécié la tentative d'étouffement).
Je tente de rester patiente jusqu'à ce que Monsieur Fenouillard, qui profite du calme retrouvé dans notre chambre pour terminer sa nuit, se lève.
En attendant, je raconte des histoires au Cracoucas en berçant le transat de Dragounette d'un pied et en m'injectant mon café direct dans les veines.
Le samedi matin, à 11 heures, j'ai gym.
Toujours la même gym postnatale où je retrouve mes copines anciennes baleines.
Pour rien au monde, je ne raterais ma gym: une heure entière en dehors du boulot RIEN QUE POUR MOI! Même si je vois souvent des étoiles pendant les exercices et je baille à m'en décrocher la machoir pendant toute l'heure, ça vaut trop le coup.
Surtout quand, dans le vestiaire, on ricane comme des poules en pensant aux papas qu'on a laissés SEULS avec les enfants!
Quel bonheur!
7h30: un bruit dans le babyphone. Monsieur Fenouillard et moi faisons la sourde oreille...jusqu'à ce que je prenne un ton agacé "Dragounette pleure, je te signale" et Monsieur l'ours de se lever en grommelant pour me ramener Dragounette.
Je ne sais pas pourquoi je prends ce ton agacé...certainement, parce que visiblement, ça fonctionne bien: ça fait un certain temps que je n'y suis plus allée, moi, chercher la Dragounette le samedi matin aux aurores.
Je branche Dragounette et on se rendort.
7h40, le bruit d'une porte qui s'ouvre, celle du Cracoucas...on refait la sourde oreille...si on ne bouge pas, peut être va-t-il aller se recoucher? Mouais, faux espoir. Par mégarde, j'entre-ouvre un oeil...je te tombe nez à nez avec le cracoucas en train de m'inspecter les narines. Le cri de surprise que je pousse me trahit et voilà que le Craoucas grimpe sur le lit, en écrasant sa soeur au passage et s'installe entre nous, accompagné d'une bonne vingtaine de peluches.
"C'est ça, mon Cracouc, viens dormir à côté de nous...mais tu dors, hein?"
"Oui maman" répond l'ange.
10 secondes de paix.
"Oublié le chien"
et hop, il écrase soeur, père et mère pour aller chercher un horrible chien en peluche.
il revient, se réinstalle (en nous réécrasant au passage)
7 secondes de paix.
"oublié le bus"
tentative d'écrasage pour aller chercher le bus des Little People - euh...mon chéri, c'est pas l'heure. On dort encore. Si tu veux, tu peux aller jouer au bus dans ta chambre mais pas ici.
"NAN! Veux bus ici"
Dans tes rêves mon petit pote!
il part le chercher....
30 secondes de paix.
je me rendors - enfin, je somnole....mais je suis tirée de mon presque sommeil pas un cri effroyable:
"Oùùùùùù, buuuuus?"
Grrrrr. Je fais la sourde oreille...et j'y arrive mieux que Monsieur Fenouillard qui se lève, sans un mot, installe son fils par terre dans sa chambre avec le bus retrouvé sous son lit et retourne se coucher.
2mn30 de paix avec la ravissante petite musique du bus des Little People comme bruit de fond.
"Maman, 'aconter une histoire?"
Et MMM....
hop, on écrase encore le père, la mère et la soeur et bong, je me prends un livre dans la figure.
Je tente d'ouvrir les yeux..impossible. LITTERALEMENT impossible.
"Mmmaaaaaammmmaaaaannnnn! Une histooooooiiiiiire!!!!!"
Bon...j'arrive à entreouvrir un oeil, le temps de voir de quel livre il s'agit. L'avantage, c'est que le Cracoucas a ses périodes. il nous arrive donc régulièrement de devoir lire le même livre 5 fois par jour pendant quelques jours.
Et à la longue, on les connait donc ar coeur.
je commence donc en gardant les yeux fermés "Barpapa est dans son jardin avec toute sa famille. Pendant que Barbalala fait de la musique, Barbidou a décidé de mgnmgnmgnmgnmmmmmmmmmmhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh"
Je me rendors.
"MAMAAAAAAAAANNNNNNNNNNNNNNNNNNN!!!!!!!!!!"
AAAARGH! Réveil en sursaut.
Où en étais-je? Ah oui "Barbapapa dans son jardin (...)et me voilà lancé dans l'histoire (...) ils marchent longtemps décident de faire leur maison là"
"NNNNNNNAAAAAAANNNNNNN maman a oublié 'ils dorment sur la colline'!"
Pffff s'il le connait par coeur, le livre, pourquoi ne se le raconte-t-il pas?
Je rectifie et termine l'histoire.
"Enco'e une histoi'e, maman?"
Non, maintenant on dort un peu.
"D'acco'd!"
Et voilà le Cracoucas qui se tortille pour trouver une position confortable, qui me taxe mon oreiller, qui se relève pour tirer les poils du bras de son père, qui se rallonge à contre-sens, qui tente d'étouffer sa soeur avec l'oreiller taxé...Et j'en passe.
Tant et si bien que je me lève...de toutes façons, la Dragounette commençait aussi à s'y mettre (elle n'a pas dû apprécié la tentative d'étouffement).
Je tente de rester patiente jusqu'à ce que Monsieur Fenouillard, qui profite du calme retrouvé dans notre chambre pour terminer sa nuit, se lève.
En attendant, je raconte des histoires au Cracoucas en berçant le transat de Dragounette d'un pied et en m'injectant mon café direct dans les veines.
Le samedi matin, à 11 heures, j'ai gym.
Toujours la même gym postnatale où je retrouve mes copines anciennes baleines.
Pour rien au monde, je ne raterais ma gym: une heure entière en dehors du boulot RIEN QUE POUR MOI! Même si je vois souvent des étoiles pendant les exercices et je baille à m'en décrocher la machoir pendant toute l'heure, ça vaut trop le coup.
Surtout quand, dans le vestiaire, on ricane comme des poules en pensant aux papas qu'on a laissés SEULS avec les enfants!
Quel bonheur!
Wednesday, December 27, 2006
Friday, December 01, 2006
Nouveau sport national chez les Fenouillard
Les Fenouillard, je précise, c'est nous.
Le sport, je vous l'explique en 2 mots: rendons maman fenouillard folle pour voir au bout de combien de temps on l'enverra à l'asile (le RMFFPVABDCDTOEA - ou le RMFF pour faire court)
La récompense doit vraiment valoir le coup vu l'acharnement des concurrents...
Bon alors présentation des concurrents en question:
- le Cracoucas: depuis 2 ans, il a réussi à acquérir une technique assez sournoise...qui consiste à faire l'ange un certain temps (qui peut durer de quelques heures à plusieurs mois), puis à se déchaîner tout à coup.
- la Dragounette, qui du haut de ses 3 mois n'est pas en reste. Sa voix aigue et puissante - elle arrive à sortir des ultra-sons qui ont l'art de me hérisser tous les poils des bras - est une de ses armes de prédilection...mais elle en a d'autres (telles que la bombe à caca pour n'en citer qu'une seule)
- Monsieur Fenouillard - alias J : il ne sait pas très bien dans quel camp il se situe. Parfois allié, parfois traitre....la victime a parfois du mal à faire la part des choses.
- le chat (il s'appelle Oufti)..lui il est juste bête et ça n'arrange rien à mon histoire.
La victime: moi, Madame Fenouillard, maman inapte et débordée (mais je vous jure, qui fait de son mieux, ou presque)
Faut croire qu'un tournoi de RMFF a débuté cette semaine, puisque depuis quelques jours, je suis au bord de la crise...
Le summum a été entre mercredi soir et jeudi matin...je vous rappelle d'abord la nuit que j'avais passée la veille ici.
J'avais donc dormi en gros 3 heures maximum. Et pas dormi de la journée puisque Dragounette et Cracoucas, tous les 2 un peu fiévreux avaient été encore plus sollicitants que d'habitude.
Ce soir-là, Monsieur Fenouillard (J. si vous préférez) travaillait tard. Je me retrouvais donc seule avec Cracoucas et Dragounette...crevés par la fièvre et le manque de sieste et donc, par définition excessivement pénibles.
1 point for Mr. Fenouillard
Non sans mal, j'ai pourtant réussi à coucher mes 2 enfants et je m'apprêtais à aller me prélasser dans un bon bain moussant bien chaud avec un polar - que du luxe!
Sauf que...la Dragounette fut réveillée à ce moment-là par une belle crise de coliques comme elle n'en avait plus fait depuis quelques semaines.
Bon, là, je commence à avoir la pratique, hein: on masse le ventre, on lève les jambes sur les genoux, on la pose sur le ventre, jambes repliées et on la laisse se rendormir dans l'écharpe porte-bébé qui me sauve la vie depuis sa naissance. Et hop, ni vu ni connu, la voilà recouchée. Ouf!
1/2 point for Mistinguette Dragounette
Bon, je me déshabille, je trempe mon orteil dans mon bain qui entre-temps a vaguement tiédi, lorsque des appels provenant de la chambre du Cracoucas me font sursauter.
Il fera un parfait avocat, le Cracoucas: je ne sais pas comment il arrive à m'embobiner, mais me voilà tout à coup en train de raconter "La Vache Orange" alors que je m'étais promis de ne lui faire qu'un petit bisou.
1 point for Ze Cracoucas
C'est pas tout ça, mais là, il commençait à se faire tard et j'avais prévu de me coucher tôt histoire de rattrapper quelques heures de sommeil...c'est comme une masse que je me suis endormie. Même pas réussi à lire 2 lignes de mon bouquin (tiens petit apparté en parlant de bouquins: j'expliquais à mon ami Raphaël l'autre jour que depuis quelques mois, je n'avais lu qu'un seul livre, et encore, ça m'avait pris 2 semaines. Ce à quoi il m'a répondu que c'était parce que je n'étais pas passionnée, parce que si je l'étais, je pourrais toujours trouver un moment pour lire - on voit bien qu'il n'est pas une jeune maman, tiens!)
Bref, je vous passe les détails de la nuit. Sachez simplement que chaque concurrent a obtenu un point:
- Dragounette pour ses réveils multiples
- Monsieur Fenouillard pour être rentré à pas d'heure en faisant, comme à chaque fois, un bruit d'éléphant qui traverse un magasin de porcelaine (cad "mon essai de discrétion a pour effet de faire tant de bruit qu'on m'entend à Tombouctou ")
- Le Cracoucas, lorsque, en voulant aller éteindre sa lampe de chevet qui était restée allumée (nouvelle manie chez lui de s'endormir de cette façon), j'ai entendu le monstre commencer à se réveiller: "NNNNNNNAAAAAAAAAAAANNNNNNNNNNNN! MMMMMAAAAAAAAAMMMMMMMMAAAAAAAAAAANNNNNNNNNN!!!!! Pas éteindre!!!!!!". Vite vite, j'ai rallumé et je suis sortie de la pièce le plus rapidement possible. Trop peur de déchainer la furie!
- le chat, en prenant mes fesses pour un coussin moëlleux sur lequel il pouvait passer la nuit - va falloir que je songe à perdre les quelques kilos en trop. Ca va tant qu'on a un petit bébé...mais à 3 mois, ça commence à faire exagéré...
On va dire donc 2 points chacun. Enfin, 1 seul en réalité pour le chat, mais il est tellement bête que je lui en accorde un dexième. Rien que pour sa bête présence.
Le lendemain, donc, impossible d'ouvrir mon oeil. Physiquement IMPOSSIBLE!!!
Pourtant, j'ai prévu d'aller à la gym à 10 h (rapport aux fesses qui font office de coussin de chat).
Ca tombe bien, le matin, à part être un ours, Monsieur Fenouillard est un homme charmant qui conduit le Cracoucas à la crèche et, en cas de besoin (les problèmes d'yeux qui refusent de s'ouvrir, sont, il faut l'avouer, monnaie courante en ce moment), le lève, le nourrit et l'habille.
Dans un demi-sommeil, je l'entends donc tenter de faire un peu bouger le Cracoucas: faut dire qu'il est pressé, il a une réunion à 9h, donc s'il doit habiller de déposer le cracoucas, il ne leur reste que très peu de temps. Malheureusement, le Cracoucas a décidé qu' AUJOURD'HUI, alors que d'habitude, c'est le dernier de ses soucis, il fallait absolument faire pipi dans le pot avant tout.
et voilà Monsieur Fenouillard qui s'impatiente. Ca m'empêche de terminer ma nuit tout ça. Dans mon demi-sommeil, toujours, je lui dis de partir à sa réunion, je vais m'occuper de tout.
Et tout à coup, plus de bruit. je me rendors.
Quelques minutes plus tard, je suis réveillée en sursaut par un appel "'oilà, nini!!! Pipi dans le pot!!!"
Hein? Quoi? Je me lève...et trouve le Cracouc, que son père a visiblement abandonné seul sur son pot.
Bon.
50 points for Mr. Fenouillard!!!!!
Bon alors récapitulons et avisons:
- un cracouc à moitié à poil en train de manger une tartine sur son pot.
- une dragounette qui pour une fois dort encore et qui n'a pas encore réclamé son p'tit déj.
- un monsieur Fenouillard qui a disparu
- un chat bête.
Le Cracoucas doit être à la crèche d'ici 1/2heure, 45 mn maxi, d'une part parce que les tatales tiennent à ce que les enfants soient tous là avant 9h30. Oui parce qu'étant donné qu'ils déjeunent aux aurores, il s'agit de les fatiguer le plus possible avant pour qu'ils fassent la sieste.
D'autre part, parce que je compte bien ne pas louper la gym et qu'il me faudra bien 1/4h pour courir de la crèche à la gym.
Ma douche, je la prendrai en rentrant, hein. J'ai pris un bain hier soir et puis pas besoin de me laver si c'est pour aller transpirer pendant 1 heure.
bon, un calcul rapide, à mon avis, c'est jouable, mais c'est chaud chaud chaud.
Revenons-en au pot...puisque c'est là que le Cracoucas se trouve.
"Très bien mon chéri, file dans ta chambre, pendant que je vide le pot"
"Naaaaaaaaaaan! C'est moi!!!"
Ah oui, j'oubliais: c'est l'âge où tout tout tout prend des plombes parce que le cracoucas veut tout faire tout seul.
Bon, je le laisse aller vider le pot en le suivant de près.
Et heureusement. Arrivé devant les toilettes, il laisse sa tartine à moitié entamée....sur la lunette des toilettes!
"euh, non, mon chéri, ta tartine, tu ne la poses pas là, c'est sale"
Et je reprends ladite tartine pour la jeter à la poubelle.
Erreur numéro 1: le Cracoucas se met à hurler - on ne rigole pas avec la nourriture...encore moins lorsqu'il s'agit de SA nourriture. Dragounette décide de l'accompagner dans les hurlements. Tant qu'à faire...
Bon. On se calme. J'use de tous les subterfuges possibles et imaginables pour faire enfiler un pantalon et un t-shirt au cracoucas. En 4e vitesse, je m'habille, j'habille dragounette que je mets dans l'écharpe et hop on est partis.
Ah...j'oubliais. Il a fallu que je remplace la tartine des toilettes par une tartine propre.
Petit apparté ici pour vous expliquer que ces derniers temps, le cracoucas prend un temps fou fou fou à manger sa tartine le matin - et qu'il lui est arrivé 2-3 fois d'arriver à la crèche avec la fin de sa tartine dans la main (tout au plus quelques croutes) - et que J et une autre maman se sont pris une remarque la veille à la crèche: les enfants qui arrivent après 8h n'ont pas le droit d'apporter avec eux de la nourriture. Ouais, ben là, il est 8h passées depuis très très longtemps!
"Mange ta tartine, mon chéri"
Dans l'ascenseur je regarde le Cracoucas. Flute, nom d'un petit bonhomme, j'ai pas tellement nettoyé son visage dans ma précipitation. Booooooaaaf, ni vu ni connu, je lèche un doigt et je frotte là où il est un peu sale - je détestais quand ma maman faisait ça. Beurk beurk beurk - et pourtant, je le fais. Allez comprendre.
J'avais décidé, pour aller plus vite, de mettre le cracouc sur son tricycle ou le "pélooooooooo" comme il l'appelle. Facile, il y a un baton pour pousser!
Arrivée en bas, pas de chance la porte de la cave où le 'pélo' est rangé...est fermée. Pfff. Tant pis, viens mon cracouc, tu vas aller dans ta poussette, je vais courir
"oh oui, cou'i'!!!" crie le cracoucas. Et hop, le voilà parti dans la rue en courant (toujours avec sa tartine).
Je le rattrappe vite du bout de sa capuce. Non non non, mon p'tit pote. MOI, je cours, TOI, tu te contentes de poser tes p'tites fesses dans ta poussette.
"NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANNNNN!"
Bon.
J'ai pas les nerfs, pas les nerfs, pas les nerfs. Non non non, je ne veux pas subir une colère; On pourrait y aller à pied...je veux dire TOUS LES 2 à pied...mais alors, on en a pour 3/4 d'heures. Je dois être à la crèche dans 10mn si je veux être à temps à la gym - et puis il a toujours sa maudite tartine en plus...
Aller, hop, je cède, oui, je sais, c'est maaaaaaal! Mais oui, je cède. je remonte mes 2 enfants dans l'appart, je vide tous mes sacs pour retrouver la clé de la cave, on redescend - le tout en 2mn chrono.
j'attrappe le tricycle, je pose le cracoucas dessus et c'est parti mon kiki.
Pauvre petite dragounette, balottée dans son écharpe!
Enfin. Au moins on avance. Difficilement. Très difficilement.
d'abord, parce que le Cracoucas n'a pas compris le principe du guidon - encore moins avec une tartine dans la main.
Du coup, j'ai beau le pousser, on fonce droit dans les murs, les voitures, le chien de la voisine et j'en passe.
Le problème du pauvre Cracoucas, c'est qu'il essaie d'obéir à mes ordres contradictoires:
"mange ta tartine!" - ça nécéssite de lacher le guidon d'une main
"tiens le guidon bien droit/tourne le guidon" - pour ce faire, il faut avoir les 2 mains sur le guidon.
Du coup, on continue à tituber, la tartine n'est toujours pas avalée, on n'avance pas si rapidement, la dragounette se met à glisser vers le bas - j'ai dû mal faire le noeud de l'écharpe dans l'urgence...et pour couronner le tout, les trottoirs bruxellois n'étant pas parfaitement adaptés au passage de tricycle, patatras, un petit pavé mal mis et voilà tricycle, Cracoucas et tartine tous les 3 par terre.
Je commence doucement à perdre patience.
Je relève le tricycle, je repose le Cracoucas dessus, j'essuie vaguement la tartine et ous voilà repartis.
Arrivés à la crèche, la tartine est TOUJOURS là...le Cracouc n'a pas l'air d'avoir envie de la terminer si vite...et moi, j'ai peur de me prendre une remarque de la tatale de service.
"tiens, mon cracouc, donne moi ta tartine, je vais la garder jusqu'à ce soir, tu pourras la terminer quand tu rentreras"
NNNAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANNNNNNNNNNNNNN!
(il sait dire autre chose que naaaan, lui?)
Bon tant pis, il se débrouillera avec la tatale, elle va quand même pas le virer de la crèche pour si peu, hein!
Je dépose donc le Cracouc, je me confonds en excuse devant la tatale, qui, voyant la tête que je fais, comprend mon desarroi et accepte le cracouc et sa tartine.
Un bisou, à ce soir mon chéri et me voilà repartie.
Il me rest 15 minutes pour être à la gym. D'habitude, je mets 15-20 mn...et là, je dois encore sortir de l'argent pour payer la gym, trouver un truc à manger - oui parce que le cracouc a eu sa satanée tartine, mais moi, j'ai toujours l'estomac vide! tiens et en y pensant, Dragounette, ça fait longtemps qu'elle n'a pas mangé - va falloir que je trouve un moment aussi pour la nourrir.
Bon, ce qui me sauve, c'est que sur 3 des kinés, 1 seule commence les séances de gym à l'heure. Les autres ont souvent 10-15 mn de retard. Je me mets à prier tous les dieux des grosses femmes que je tombe plutôt sur les kinés pas pressées.
Dragounette a complètement glissé de l'écharpe, elle est dans mes bras maintenant - toujours aussi ballotée, finalement, heureusement qu'elle a l'estomac vide, hein, j'ai pas envie qu'en plus, elle me régurgite dessus.
Je fonce donc à la banque puis à la librairie en face pour m'acheter une petit bouteille de jus d'orange et des petits beurres et je continue ma course, Dragounette dans un bras, la bouteille de jus d'o ouverte dans l'autre main et j'essaie de pas trop en mettre partout en buvant tout en courant.
10 heures pile! Je suis à la gym - enfin, devant la gym.
Je monte 4 à 4 les escaliers, j'enlève ma veste, je sors un néné (heureusement, on est entre filles - mieux, on est entre jeunes maman et la vue d'un bébé pendu à un néné ne choque plus personnes ici). Tout en enlevant mes baskets, en posant mon sac, ma veste, en préparant mon argent pour payer et en allant faire la queue, j'allaite la dragounette - j'aurais dû manger du choco ce matin, au moins, son milk shake aurait été aromatisé.
Je croise un miroir et ma vue me fait peur: les cheveux en bataille, rouge comme une pivoine tellement j'ai couru, une belle tâche sur mon t-shirt de gym - je l'avais pas captée, celle là
...
Bref, pas sexy pour un sou!
Et qu'on me dise pas que ça arrive à toutes les jeunes mamans, hein. Les autres, elles ont des bébés jolis, bien habillés, repus, qui dorment dans leur cosy. Elles ont des vêtements de gym dernier cri, un beau brushing, elles sont en ordre d'épilation et même, il y en a une ou 2 qui sont maquillées!!! Tricheuses!
Vu le nombre de maman qui doivent encore payer et se changer, je peux enfin m'installer dans un coussin XXL pour terminer la tétée au calme.
La dragounette, enfin repue, m'adresse un large sourire alors que je la pose dans un transat parmi les autres bébés et je peux enfin respirer.
Et je peux ENFIN me reposer...en faisant ma gym.
Qui a dit que les jeunes mamans avaient besoin de faire du sport pour perdre les kilos de la grossesse? Elles peuvent parfaitement les perdre en s'occupant de leurs enfants. La gym, c'est pour pouvoir souffler un peu!
Ah et les points des concurrents?
J'ai cessé de les compter. De toutes façons, ils sont parvenus à me rendre folle.
Le sport, je vous l'explique en 2 mots: rendons maman fenouillard folle pour voir au bout de combien de temps on l'enverra à l'asile (le RMFFPVABDCDTOEA - ou le RMFF pour faire court)
La récompense doit vraiment valoir le coup vu l'acharnement des concurrents...
Bon alors présentation des concurrents en question:
- le Cracoucas: depuis 2 ans, il a réussi à acquérir une technique assez sournoise...qui consiste à faire l'ange un certain temps (qui peut durer de quelques heures à plusieurs mois), puis à se déchaîner tout à coup.
- la Dragounette, qui du haut de ses 3 mois n'est pas en reste. Sa voix aigue et puissante - elle arrive à sortir des ultra-sons qui ont l'art de me hérisser tous les poils des bras - est une de ses armes de prédilection...mais elle en a d'autres (telles que la bombe à caca pour n'en citer qu'une seule)
- Monsieur Fenouillard - alias J : il ne sait pas très bien dans quel camp il se situe. Parfois allié, parfois traitre....la victime a parfois du mal à faire la part des choses.
- le chat (il s'appelle Oufti)..lui il est juste bête et ça n'arrange rien à mon histoire.
La victime: moi, Madame Fenouillard, maman inapte et débordée (mais je vous jure, qui fait de son mieux, ou presque)
Faut croire qu'un tournoi de RMFF a débuté cette semaine, puisque depuis quelques jours, je suis au bord de la crise...
Le summum a été entre mercredi soir et jeudi matin...je vous rappelle d'abord la nuit que j'avais passée la veille ici.
J'avais donc dormi en gros 3 heures maximum. Et pas dormi de la journée puisque Dragounette et Cracoucas, tous les 2 un peu fiévreux avaient été encore plus sollicitants que d'habitude.
Ce soir-là, Monsieur Fenouillard (J. si vous préférez) travaillait tard. Je me retrouvais donc seule avec Cracoucas et Dragounette...crevés par la fièvre et le manque de sieste et donc, par définition excessivement pénibles.
1 point for Mr. Fenouillard
Non sans mal, j'ai pourtant réussi à coucher mes 2 enfants et je m'apprêtais à aller me prélasser dans un bon bain moussant bien chaud avec un polar - que du luxe!
Sauf que...la Dragounette fut réveillée à ce moment-là par une belle crise de coliques comme elle n'en avait plus fait depuis quelques semaines.
Bon, là, je commence à avoir la pratique, hein: on masse le ventre, on lève les jambes sur les genoux, on la pose sur le ventre, jambes repliées et on la laisse se rendormir dans l'écharpe porte-bébé qui me sauve la vie depuis sa naissance. Et hop, ni vu ni connu, la voilà recouchée. Ouf!
1/2 point for Mistinguette Dragounette
Bon, je me déshabille, je trempe mon orteil dans mon bain qui entre-temps a vaguement tiédi, lorsque des appels provenant de la chambre du Cracoucas me font sursauter.
Il fera un parfait avocat, le Cracoucas: je ne sais pas comment il arrive à m'embobiner, mais me voilà tout à coup en train de raconter "La Vache Orange" alors que je m'étais promis de ne lui faire qu'un petit bisou.
1 point for Ze Cracoucas
C'est pas tout ça, mais là, il commençait à se faire tard et j'avais prévu de me coucher tôt histoire de rattrapper quelques heures de sommeil...c'est comme une masse que je me suis endormie. Même pas réussi à lire 2 lignes de mon bouquin (tiens petit apparté en parlant de bouquins: j'expliquais à mon ami Raphaël l'autre jour que depuis quelques mois, je n'avais lu qu'un seul livre, et encore, ça m'avait pris 2 semaines. Ce à quoi il m'a répondu que c'était parce que je n'étais pas passionnée, parce que si je l'étais, je pourrais toujours trouver un moment pour lire - on voit bien qu'il n'est pas une jeune maman, tiens!)
Bref, je vous passe les détails de la nuit. Sachez simplement que chaque concurrent a obtenu un point:
- Dragounette pour ses réveils multiples
- Monsieur Fenouillard pour être rentré à pas d'heure en faisant, comme à chaque fois, un bruit d'éléphant qui traverse un magasin de porcelaine (cad "mon essai de discrétion a pour effet de faire tant de bruit qu'on m'entend à Tombouctou ")
- Le Cracoucas, lorsque, en voulant aller éteindre sa lampe de chevet qui était restée allumée (nouvelle manie chez lui de s'endormir de cette façon), j'ai entendu le monstre commencer à se réveiller: "NNNNNNNAAAAAAAAAAAANNNNNNNNNNNN! MMMMMAAAAAAAAAMMMMMMMMAAAAAAAAAAANNNNNNNNNN!!!!! Pas éteindre!!!!!!". Vite vite, j'ai rallumé et je suis sortie de la pièce le plus rapidement possible. Trop peur de déchainer la furie!
- le chat, en prenant mes fesses pour un coussin moëlleux sur lequel il pouvait passer la nuit - va falloir que je songe à perdre les quelques kilos en trop. Ca va tant qu'on a un petit bébé...mais à 3 mois, ça commence à faire exagéré...
On va dire donc 2 points chacun. Enfin, 1 seul en réalité pour le chat, mais il est tellement bête que je lui en accorde un dexième. Rien que pour sa bête présence.
Le lendemain, donc, impossible d'ouvrir mon oeil. Physiquement IMPOSSIBLE!!!
Pourtant, j'ai prévu d'aller à la gym à 10 h (rapport aux fesses qui font office de coussin de chat).
Ca tombe bien, le matin, à part être un ours, Monsieur Fenouillard est un homme charmant qui conduit le Cracoucas à la crèche et, en cas de besoin (les problèmes d'yeux qui refusent de s'ouvrir, sont, il faut l'avouer, monnaie courante en ce moment), le lève, le nourrit et l'habille.
Dans un demi-sommeil, je l'entends donc tenter de faire un peu bouger le Cracoucas: faut dire qu'il est pressé, il a une réunion à 9h, donc s'il doit habiller de déposer le cracoucas, il ne leur reste que très peu de temps. Malheureusement, le Cracoucas a décidé qu' AUJOURD'HUI, alors que d'habitude, c'est le dernier de ses soucis, il fallait absolument faire pipi dans le pot avant tout.
et voilà Monsieur Fenouillard qui s'impatiente. Ca m'empêche de terminer ma nuit tout ça. Dans mon demi-sommeil, toujours, je lui dis de partir à sa réunion, je vais m'occuper de tout.
Et tout à coup, plus de bruit. je me rendors.
Quelques minutes plus tard, je suis réveillée en sursaut par un appel "'oilà, nini!!! Pipi dans le pot!!!"
Hein? Quoi? Je me lève...et trouve le Cracouc, que son père a visiblement abandonné seul sur son pot.
Bon.
50 points for Mr. Fenouillard!!!!!
Bon alors récapitulons et avisons:
- un cracouc à moitié à poil en train de manger une tartine sur son pot.
- une dragounette qui pour une fois dort encore et qui n'a pas encore réclamé son p'tit déj.
- un monsieur Fenouillard qui a disparu
- un chat bête.
Le Cracoucas doit être à la crèche d'ici 1/2heure, 45 mn maxi, d'une part parce que les tatales tiennent à ce que les enfants soient tous là avant 9h30. Oui parce qu'étant donné qu'ils déjeunent aux aurores, il s'agit de les fatiguer le plus possible avant pour qu'ils fassent la sieste.
D'autre part, parce que je compte bien ne pas louper la gym et qu'il me faudra bien 1/4h pour courir de la crèche à la gym.
Ma douche, je la prendrai en rentrant, hein. J'ai pris un bain hier soir et puis pas besoin de me laver si c'est pour aller transpirer pendant 1 heure.
bon, un calcul rapide, à mon avis, c'est jouable, mais c'est chaud chaud chaud.
Revenons-en au pot...puisque c'est là que le Cracoucas se trouve.
"Très bien mon chéri, file dans ta chambre, pendant que je vide le pot"
"Naaaaaaaaaaan! C'est moi!!!"
Ah oui, j'oubliais: c'est l'âge où tout tout tout prend des plombes parce que le cracoucas veut tout faire tout seul.
Bon, je le laisse aller vider le pot en le suivant de près.
Et heureusement. Arrivé devant les toilettes, il laisse sa tartine à moitié entamée....sur la lunette des toilettes!
"euh, non, mon chéri, ta tartine, tu ne la poses pas là, c'est sale"
Et je reprends ladite tartine pour la jeter à la poubelle.
Erreur numéro 1: le Cracoucas se met à hurler - on ne rigole pas avec la nourriture...encore moins lorsqu'il s'agit de SA nourriture. Dragounette décide de l'accompagner dans les hurlements. Tant qu'à faire...
Bon. On se calme. J'use de tous les subterfuges possibles et imaginables pour faire enfiler un pantalon et un t-shirt au cracoucas. En 4e vitesse, je m'habille, j'habille dragounette que je mets dans l'écharpe et hop on est partis.
Ah...j'oubliais. Il a fallu que je remplace la tartine des toilettes par une tartine propre.
Petit apparté ici pour vous expliquer que ces derniers temps, le cracoucas prend un temps fou fou fou à manger sa tartine le matin - et qu'il lui est arrivé 2-3 fois d'arriver à la crèche avec la fin de sa tartine dans la main (tout au plus quelques croutes) - et que J et une autre maman se sont pris une remarque la veille à la crèche: les enfants qui arrivent après 8h n'ont pas le droit d'apporter avec eux de la nourriture. Ouais, ben là, il est 8h passées depuis très très longtemps!
"Mange ta tartine, mon chéri"
Dans l'ascenseur je regarde le Cracoucas. Flute, nom d'un petit bonhomme, j'ai pas tellement nettoyé son visage dans ma précipitation. Booooooaaaf, ni vu ni connu, je lèche un doigt et je frotte là où il est un peu sale - je détestais quand ma maman faisait ça. Beurk beurk beurk - et pourtant, je le fais. Allez comprendre.
J'avais décidé, pour aller plus vite, de mettre le cracouc sur son tricycle ou le "pélooooooooo" comme il l'appelle. Facile, il y a un baton pour pousser!
Arrivée en bas, pas de chance la porte de la cave où le 'pélo' est rangé...est fermée. Pfff. Tant pis, viens mon cracouc, tu vas aller dans ta poussette, je vais courir
"oh oui, cou'i'!!!" crie le cracoucas. Et hop, le voilà parti dans la rue en courant (toujours avec sa tartine).
Je le rattrappe vite du bout de sa capuce. Non non non, mon p'tit pote. MOI, je cours, TOI, tu te contentes de poser tes p'tites fesses dans ta poussette.
"NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANNNNN!"
Bon.
J'ai pas les nerfs, pas les nerfs, pas les nerfs. Non non non, je ne veux pas subir une colère; On pourrait y aller à pied...je veux dire TOUS LES 2 à pied...mais alors, on en a pour 3/4 d'heures. Je dois être à la crèche dans 10mn si je veux être à temps à la gym - et puis il a toujours sa maudite tartine en plus...
Aller, hop, je cède, oui, je sais, c'est maaaaaaal! Mais oui, je cède. je remonte mes 2 enfants dans l'appart, je vide tous mes sacs pour retrouver la clé de la cave, on redescend - le tout en 2mn chrono.
j'attrappe le tricycle, je pose le cracoucas dessus et c'est parti mon kiki.
Pauvre petite dragounette, balottée dans son écharpe!
Enfin. Au moins on avance. Difficilement. Très difficilement.
d'abord, parce que le Cracoucas n'a pas compris le principe du guidon - encore moins avec une tartine dans la main.
Du coup, j'ai beau le pousser, on fonce droit dans les murs, les voitures, le chien de la voisine et j'en passe.
Le problème du pauvre Cracoucas, c'est qu'il essaie d'obéir à mes ordres contradictoires:
"mange ta tartine!" - ça nécéssite de lacher le guidon d'une main
"tiens le guidon bien droit/tourne le guidon" - pour ce faire, il faut avoir les 2 mains sur le guidon.
Du coup, on continue à tituber, la tartine n'est toujours pas avalée, on n'avance pas si rapidement, la dragounette se met à glisser vers le bas - j'ai dû mal faire le noeud de l'écharpe dans l'urgence...et pour couronner le tout, les trottoirs bruxellois n'étant pas parfaitement adaptés au passage de tricycle, patatras, un petit pavé mal mis et voilà tricycle, Cracoucas et tartine tous les 3 par terre.
Je commence doucement à perdre patience.
Je relève le tricycle, je repose le Cracoucas dessus, j'essuie vaguement la tartine et ous voilà repartis.
Arrivés à la crèche, la tartine est TOUJOURS là...le Cracouc n'a pas l'air d'avoir envie de la terminer si vite...et moi, j'ai peur de me prendre une remarque de la tatale de service.
"tiens, mon cracouc, donne moi ta tartine, je vais la garder jusqu'à ce soir, tu pourras la terminer quand tu rentreras"
NNNAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANNNNNNNNNNNNNN!
(il sait dire autre chose que naaaan, lui?)
Bon tant pis, il se débrouillera avec la tatale, elle va quand même pas le virer de la crèche pour si peu, hein!
Je dépose donc le Cracouc, je me confonds en excuse devant la tatale, qui, voyant la tête que je fais, comprend mon desarroi et accepte le cracouc et sa tartine.
Un bisou, à ce soir mon chéri et me voilà repartie.
Il me rest 15 minutes pour être à la gym. D'habitude, je mets 15-20 mn...et là, je dois encore sortir de l'argent pour payer la gym, trouver un truc à manger - oui parce que le cracouc a eu sa satanée tartine, mais moi, j'ai toujours l'estomac vide! tiens et en y pensant, Dragounette, ça fait longtemps qu'elle n'a pas mangé - va falloir que je trouve un moment aussi pour la nourrir.
Bon, ce qui me sauve, c'est que sur 3 des kinés, 1 seule commence les séances de gym à l'heure. Les autres ont souvent 10-15 mn de retard. Je me mets à prier tous les dieux des grosses femmes que je tombe plutôt sur les kinés pas pressées.
Dragounette a complètement glissé de l'écharpe, elle est dans mes bras maintenant - toujours aussi ballotée, finalement, heureusement qu'elle a l'estomac vide, hein, j'ai pas envie qu'en plus, elle me régurgite dessus.
Je fonce donc à la banque puis à la librairie en face pour m'acheter une petit bouteille de jus d'orange et des petits beurres et je continue ma course, Dragounette dans un bras, la bouteille de jus d'o ouverte dans l'autre main et j'essaie de pas trop en mettre partout en buvant tout en courant.
10 heures pile! Je suis à la gym - enfin, devant la gym.
Je monte 4 à 4 les escaliers, j'enlève ma veste, je sors un néné (heureusement, on est entre filles - mieux, on est entre jeunes maman et la vue d'un bébé pendu à un néné ne choque plus personnes ici). Tout en enlevant mes baskets, en posant mon sac, ma veste, en préparant mon argent pour payer et en allant faire la queue, j'allaite la dragounette - j'aurais dû manger du choco ce matin, au moins, son milk shake aurait été aromatisé.
Je croise un miroir et ma vue me fait peur: les cheveux en bataille, rouge comme une pivoine tellement j'ai couru, une belle tâche sur mon t-shirt de gym - je l'avais pas captée, celle là
...
Bref, pas sexy pour un sou!
Et qu'on me dise pas que ça arrive à toutes les jeunes mamans, hein. Les autres, elles ont des bébés jolis, bien habillés, repus, qui dorment dans leur cosy. Elles ont des vêtements de gym dernier cri, un beau brushing, elles sont en ordre d'épilation et même, il y en a une ou 2 qui sont maquillées!!! Tricheuses!
Vu le nombre de maman qui doivent encore payer et se changer, je peux enfin m'installer dans un coussin XXL pour terminer la tétée au calme.
La dragounette, enfin repue, m'adresse un large sourire alors que je la pose dans un transat parmi les autres bébés et je peux enfin respirer.
Et je peux ENFIN me reposer...en faisant ma gym.
Qui a dit que les jeunes mamans avaient besoin de faire du sport pour perdre les kilos de la grossesse? Elles peuvent parfaitement les perdre en s'occupant de leurs enfants. La gym, c'est pour pouvoir souffler un peu!
Ah et les points des concurrents?
J'ai cessé de les compter. De toutes façons, ils sont parvenus à me rendre folle.
Wednesday, November 29, 2006
Mercredi, jour des enfants
eh bien certainement pas MON jour.
voilà ce que j'écrivais il y a pile poil 2 semaines, un mercredi, donc:
Pas contente, pas contente, pas contente, pas contente!
Pffff pourquoi moi? moi qui aime tellement dormir? Comment ai-je réussi à faire des insomniaques?
Il est 6h, sont tous les 2 réveillés. Dernière tétée de minuit à 1h, j'espérais que Dragounette dormirait au moins jusque 7h, d'habitude, elle tient au moins autant de temps...ben non. Mistinguette m'a tirée du sommeil à 5h. Alors que j'allais justement la reposer délicatement dans son lit et courir dans le mien terminer ma nuit...pas de chance le Cracoucas se met à pleurer (oui parce qu'en plus d'être insomniaques, mes enfants ont le réveil difficile - tiennent ça de moi)
Monsieur avait décidé qu'il avait terminé sa nuit et qu'il lui fallait son lait. euh...non mon chéri, dans cette famille et tant que je suis en congé de mat, c'est officiellement la nuit jusqu'à 8h du mat, interdiction de me sortir du lit avant sous peine de très mauvaise humeur...
Sauf que ça n'a pas marché, j'ai eu beau lui montrer par la fenêtre qu'il faisait noir et que tout le monde dormait encore....Monsieur s'est mis à pleurer de plus belle...au risque de réveiller son père qui lui aussi a le réveil difficile (ouais, qui se ressemble s'assemble...vous devriez nous vois le matin au lever...c'est un concours d'ours - on grogne tous)
Bon, du coup, j'ai pris le Cracoucas avec moi dans le salon pour éviter les grognements de J. Du coup, il m'a réclamé des dessins animés...et là, non non non..ici, les DA, c'est éventuellement le soir, mais pas le matin. Et j'suis peut être maso, j'aurais certainement la paix encore 1h si je le collais devant maintenant, mais je ne vex pas céder au risque d'être tirée du lit tous les matins à 6h du mat pour regarder les DA.
"non mon chéri la télé dort. Tiens, regarde dans rue, pas de voitres, tout le monde DORT!!!!" ouf, justement à ce moment là, y a pas de voiture qui passe...et je détourne Monsier Cracouc de la fenêrte juste avant qu'on en voit une passer.
"g'a'der bonhsommes à la télé?" (les little people, il appelle ça les bonshommes)
"on peut pas, ils dorment encore"
" 'ga'der amimés?"
"ils dorment aussi. Tu peux regarder tes livres si tu veux"
"NON, dort, livres de Coïen" (pas fou, celui-là....bon au moins, je ne devrai pas lui reraconter pour la 20000000e fois le Tralalire qu'il a reçu avant-hier et que je conais déjà par coeur)
"Tiens, tu sais quoi, on va dormir un peu sur le canapé, tiens allonge toi"
Et hop, nous voilà tous les 2, le Cracoucas étalé sur le canapé, moi, qui tente de ne pas tomber du mini recoin qu'il me laisse gracieusement. Je ferme les yeux et....ah tiens, je vais peut etre pouvoir somnoler un peu...
Raté!!!! "amimé dort, maman? hein maman?"
Oui mon chéri!
"Bonshommes dorrt, maman?"
oui oui
"oufti dort, maman?"
eh oui
"papa dort maman?"
OUIII il en a de la chance, lui...
TOUT LE MONDE DORT, JE TE DIS....sauf que...ben non, tout le monde ne dort pas. Le Cracoucas ne dort pas et il a trouvé son bus des little people, celui qui fait une musique infernale quand il démarre....
C'est bon, j'ai compris le message...ma courte nuit est donc définitevement terminée. J'aurai dormi 4h, je serai de mauvaise humeur et si j'ose faire une seule remarque plus tard dans la journée (pas de ma faute, quand jesuis fatiguée, je ne suis pas gentille), je vais me faire taxer de désagréable par J.
Monsieur Cracoucas n'arrête pas de parler et surtout de me poser 250000 questions et si je réponds pas, il répète à l'infini....je ne peux même pas tenter de fermer un oeil.
Bon, voyons le bn côté des choses...je sais que Dragounette ne dort pas, mais elle est tranquille dans son lit...mais ça va être come Nub: suffit de le dire pour qu'elle se mette à pleurer.
faites des enfants, qu'ils disaient...
AAAAAAhhh et peux pas me faire de café...ma cafetière est cassée depuis hier.
C'était donc il y a 2 semaines...la semaine dernière, rebelote: mercredi matin, je suis debout aux aurores...ce qui fait dire à mes amies "mercredi, jour des enfants, ils veulent en profiter"
Profiter de quoi, je me demande...d'une maman de mauvaise humeur???
Faut croire que oui puisque cette nuit....eh bien ça a été la même chose.
Comme d'hab: endormie à 2h après qu'une certaine Dragounette a décidé qu'elle allait commencer sa 'nuit' (notez l'importance des guillemets qui soulignent que ce que JE considère être une nuit digne de ce nom n'a rien à voir avec les pseudo-nuits de cette coquine)
Bon, je m'endors, donc. Et je rêve.
un rêve bizarre où il est question du Cracoucas qui est en train de manger des champignons vénéneux qu'on appelle "Clarisse" (faut que j'arrête les infusions de fenouil avant d'aller me coucher).
Quand tout à coup et comme souvent, me voilà tirée de mon sommeil par des pleurs. Déjà l'heure de Dragounette??? Eh non, c'est Monsieur Cracouc qui s'est réveillé. Un cauchemar, sans doute, pense-je. Pourtant, il n'a pas eu de tisane au fenouil, lui...
Soit, j'y vais puisque la masse à côté de moi qui me sert de mari n'a pas l'air d'avoir entendu quoique ce soit.
Je trouve le cracouc debout dans son lit. Je lui demande ce qui lui arrive et il me répond qu'il exige son petit déj sur le champ.
Pas possible, mon chéri, il est 4h du mat.
Maaaaaalheeeuuuur! Qu'ai-je osé dire??? Le voilà qui se met à pleurer (et d'emblée très fort). Un peu gênée pour le propriétaire qui vit au dessus, je tente tout doucement de le raisonner. Sans succès, il continue de pleurer.
Ma patience est excessivement limitée lorsque je n'ai pas ma dose de sommeil ou quand on m'empêche de dormir alors que je pourrais être en train.
Et je sens que tout doucement, je vais m'énerver, je décide donc d'aller me coucher. Pas de chance voilà tout à coup que j'entends un écho: à l'autre bout de l'appart, la Dragounette s'est également réveillée et réclame son snack de nuit.
Va-t-on me laisser tranquille??? non mais sans blague! Bon, bah, je laisse le Cracoucas à ses cris et je vais m'occuper de Dragounette.
J. prend alors la relève pour tenter de calmer le Cracoucas - seulement...il a à peu près autant de patience que moi, sinon moins.
Doit être content, le proprio, de nous entendre tous les 4 crier/pleurer de tout notre coeur. A mon avis, demain à la même heure, on est sous les ponts...
Ce petit manège a bien duré jusqu'à 6h30 du mat, heure à laquelle on a enfin réussi à rendormir tout le monde...tellement bien d'ailleurs qu'une fois de plus, on n'a pas entendu les 3 réveils...Et que pour changer, nous avions rendez-vous chez le pédiatre pour le contrôle technique de la dragounette...
j'ai parfois l'impression que mes nuits se répètent comme dans 'groundhog day' - tous les mercredis, toutes les veilles de RV chez le pédiatre, se suivent et se ressemblent....
RV encore dans 15 jours...peut être que je devrais carrément pas m'endormir de la nuit. De cette manière j'éviterais les réveils intempestifs et peut être que cette fois, le pédiatre nous verrait arriver à l'heure...
voilà ce que j'écrivais il y a pile poil 2 semaines, un mercredi, donc:
Pas contente, pas contente, pas contente, pas contente!
Pffff pourquoi moi? moi qui aime tellement dormir? Comment ai-je réussi à faire des insomniaques?
Il est 6h, sont tous les 2 réveillés. Dernière tétée de minuit à 1h, j'espérais que Dragounette dormirait au moins jusque 7h, d'habitude, elle tient au moins autant de temps...ben non. Mistinguette m'a tirée du sommeil à 5h. Alors que j'allais justement la reposer délicatement dans son lit et courir dans le mien terminer ma nuit...pas de chance le Cracoucas se met à pleurer (oui parce qu'en plus d'être insomniaques, mes enfants ont le réveil difficile - tiennent ça de moi)
Monsieur avait décidé qu'il avait terminé sa nuit et qu'il lui fallait son lait. euh...non mon chéri, dans cette famille et tant que je suis en congé de mat, c'est officiellement la nuit jusqu'à 8h du mat, interdiction de me sortir du lit avant sous peine de très mauvaise humeur...
Sauf que ça n'a pas marché, j'ai eu beau lui montrer par la fenêtre qu'il faisait noir et que tout le monde dormait encore....Monsieur s'est mis à pleurer de plus belle...au risque de réveiller son père qui lui aussi a le réveil difficile (ouais, qui se ressemble s'assemble...vous devriez nous vois le matin au lever...c'est un concours d'ours - on grogne tous)
Bon, du coup, j'ai pris le Cracoucas avec moi dans le salon pour éviter les grognements de J. Du coup, il m'a réclamé des dessins animés...et là, non non non..ici, les DA, c'est éventuellement le soir, mais pas le matin. Et j'suis peut être maso, j'aurais certainement la paix encore 1h si je le collais devant maintenant, mais je ne vex pas céder au risque d'être tirée du lit tous les matins à 6h du mat pour regarder les DA.
"non mon chéri la télé dort. Tiens, regarde dans rue, pas de voitres, tout le monde DORT!!!!" ouf, justement à ce moment là, y a pas de voiture qui passe...et je détourne Monsier Cracouc de la fenêrte juste avant qu'on en voit une passer.
"g'a'der bonhsommes à la télé?" (les little people, il appelle ça les bonshommes)
"on peut pas, ils dorment encore"
" 'ga'der amimés?"
"ils dorment aussi. Tu peux regarder tes livres si tu veux"
"NON, dort, livres de Coïen" (pas fou, celui-là....bon au moins, je ne devrai pas lui reraconter pour la 20000000e fois le Tralalire qu'il a reçu avant-hier et que je conais déjà par coeur)
"Tiens, tu sais quoi, on va dormir un peu sur le canapé, tiens allonge toi"
Et hop, nous voilà tous les 2, le Cracoucas étalé sur le canapé, moi, qui tente de ne pas tomber du mini recoin qu'il me laisse gracieusement. Je ferme les yeux et....ah tiens, je vais peut etre pouvoir somnoler un peu...
Raté!!!! "amimé dort, maman? hein maman?"
Oui mon chéri!
"Bonshommes dorrt, maman?"
oui oui
"oufti dort, maman?"
eh oui
"papa dort maman?"
OUIII il en a de la chance, lui...
TOUT LE MONDE DORT, JE TE DIS....sauf que...ben non, tout le monde ne dort pas. Le Cracoucas ne dort pas et il a trouvé son bus des little people, celui qui fait une musique infernale quand il démarre....
C'est bon, j'ai compris le message...ma courte nuit est donc définitevement terminée. J'aurai dormi 4h, je serai de mauvaise humeur et si j'ose faire une seule remarque plus tard dans la journée (pas de ma faute, quand jesuis fatiguée, je ne suis pas gentille), je vais me faire taxer de désagréable par J.
Monsieur Cracoucas n'arrête pas de parler et surtout de me poser 250000 questions et si je réponds pas, il répète à l'infini....je ne peux même pas tenter de fermer un oeil.
Bon, voyons le bn côté des choses...je sais que Dragounette ne dort pas, mais elle est tranquille dans son lit...mais ça va être come Nub: suffit de le dire pour qu'elle se mette à pleurer.
faites des enfants, qu'ils disaient...
AAAAAAhhh et peux pas me faire de café...ma cafetière est cassée depuis hier.
C'était donc il y a 2 semaines...la semaine dernière, rebelote: mercredi matin, je suis debout aux aurores...ce qui fait dire à mes amies "mercredi, jour des enfants, ils veulent en profiter"
Profiter de quoi, je me demande...d'une maman de mauvaise humeur???
Faut croire que oui puisque cette nuit....eh bien ça a été la même chose.
Comme d'hab: endormie à 2h après qu'une certaine Dragounette a décidé qu'elle allait commencer sa 'nuit' (notez l'importance des guillemets qui soulignent que ce que JE considère être une nuit digne de ce nom n'a rien à voir avec les pseudo-nuits de cette coquine)
Bon, je m'endors, donc. Et je rêve.
un rêve bizarre où il est question du Cracoucas qui est en train de manger des champignons vénéneux qu'on appelle "Clarisse" (faut que j'arrête les infusions de fenouil avant d'aller me coucher).
Quand tout à coup et comme souvent, me voilà tirée de mon sommeil par des pleurs. Déjà l'heure de Dragounette??? Eh non, c'est Monsieur Cracouc qui s'est réveillé. Un cauchemar, sans doute, pense-je. Pourtant, il n'a pas eu de tisane au fenouil, lui...
Soit, j'y vais puisque la masse à côté de moi qui me sert de mari n'a pas l'air d'avoir entendu quoique ce soit.
Je trouve le cracouc debout dans son lit. Je lui demande ce qui lui arrive et il me répond qu'il exige son petit déj sur le champ.
Pas possible, mon chéri, il est 4h du mat.
Maaaaaalheeeuuuur! Qu'ai-je osé dire??? Le voilà qui se met à pleurer (et d'emblée très fort). Un peu gênée pour le propriétaire qui vit au dessus, je tente tout doucement de le raisonner. Sans succès, il continue de pleurer.
Ma patience est excessivement limitée lorsque je n'ai pas ma dose de sommeil ou quand on m'empêche de dormir alors que je pourrais être en train.
Et je sens que tout doucement, je vais m'énerver, je décide donc d'aller me coucher. Pas de chance voilà tout à coup que j'entends un écho: à l'autre bout de l'appart, la Dragounette s'est également réveillée et réclame son snack de nuit.
Va-t-on me laisser tranquille??? non mais sans blague! Bon, bah, je laisse le Cracoucas à ses cris et je vais m'occuper de Dragounette.
J. prend alors la relève pour tenter de calmer le Cracoucas - seulement...il a à peu près autant de patience que moi, sinon moins.
Doit être content, le proprio, de nous entendre tous les 4 crier/pleurer de tout notre coeur. A mon avis, demain à la même heure, on est sous les ponts...
Ce petit manège a bien duré jusqu'à 6h30 du mat, heure à laquelle on a enfin réussi à rendormir tout le monde...tellement bien d'ailleurs qu'une fois de plus, on n'a pas entendu les 3 réveils...Et que pour changer, nous avions rendez-vous chez le pédiatre pour le contrôle technique de la dragounette...
j'ai parfois l'impression que mes nuits se répètent comme dans 'groundhog day' - tous les mercredis, toutes les veilles de RV chez le pédiatre, se suivent et se ressemblent....
RV encore dans 15 jours...peut être que je devrais carrément pas m'endormir de la nuit. De cette manière j'éviterais les réveils intempestifs et peut être que cette fois, le pédiatre nous verrait arriver à l'heure...
Tuesday, November 07, 2006
Encore une histoire cracra
J’essaie en général de limiter ce genre d’histoires dans mon blog, mais de une, bah avec des enfants en bas âge, y a rien à faire, a fait partie de notre quotidien et donc des choses de ma vie que je raconte et de deux, cette fois là, c’était vraiment le pompon ! Vous allez comprendre…
D’habitude, en ce moment, c’est la Dragounette qui me met dans des situations embarrassantes, choisissant systématiquement le jour où je lui ai mis des beaux habits prêtés par les copines et que je n’ai pas prévu de change (pour une fois) dans mon sac, pour faire déborder ses couches absolument partout où c’est possible de déborder (aujourd’hui, d’ailleurs, ça n’a pas loupé…Gaëlle, t’y tenais au petit pantalon blanc de Charles ?).
Cette fois, pourtant, le coupable était le cracoucas.
Pas pressé d’être ‘propre’ comme on dit (je déteste cette expression…comme je l’ai déjà dit mon Cracouc, quand il sort du bain, il est propre, hein, quand il revient de la crèche ou du parc, il ne l’est pas. Rien à voir avec le fait de porter ou non des couches !) – enfin…en l’occurrence, le Cracoucas porte encore des couches.
Heureusement d’ailleurs, vu ce qui s’est passé vendredi dernier.
Nous étions en train d’aller au baptême de mon filleul à Montélimar. Etant donné que ça me paraissait impossible de faire le voyage d’une traite, nous avions prévu de nous arrêter déjeuner à Metz chez mon BP puis à Nancy pour dormir chez ma marraine et de ne reprendre la route que le lendemain.
Bon, donc après quelques heures passées avec le papa de J., nous voilà partis en direction de Nancy. Ma marraine ne nous attend qu’à partir de 18h30-19, mais moi, je compte bien profiter d’être en France pour aller faire les boutiques qui n’existent pas en Belgique.
Nous voilà donc dans le centre-ville de Nancy vers 17h. Au moment où on gare la voiture le cracoucas nous annonce qu’il serait temps que nous le changions (euh, pour être tout à fait honnête, il n’est pas si subtil que ça, il se contente de crier « cacaaaaaa » sur un ton un peu désespéré) Ben voyons...avec l’odeur qui régnait dans la voiture, on ne s’en était pas aperçus, tiens…et vu toutes les cochonneries qu’il s’est ingurgitées chez mon BP…ça ne doit pas être beau à voir…
Enfin, heureusement qu’on est arrivés, on va filer à l’Espace St Seb, trouver des toilettes (ça tombe bien, c’est comme par hasard là que je voulais voir des boutiques…). Seulement, voilà…une boutique a pris feu plus tôt dans la journée, et l’Espace St Seb est fermé au public…pas grave, le Printemps n’est pas loin, il y aura certainement des toilettes là bas… hop hop hop, on fonce au Printemps, en passant par une pharma, puisque le Cracoucas nous a annoncé entre temps qu’il avait ‘malozizi’, (traduire : les fesses irritées) et que je viens de me souvenir que les deux tubes de Mytosil que j’ai sont bien rangés, chacun dans la chambre de l’un de mes enfants…à Bruxelles.
Entretemps, le cracoucas refuse d’avancer, il se contente de crier ‘cacaaaaa’ à tous les gens qu’il croise. Je le prends dans mes bras (en prenant soin de ne pas trop écraser la couche, histoire de limiter les dégats). Après avoir fait 3 fois le tour du Printemps, je m’enquière auprès d’une vendeuse qui m’annonce qu’il n’y a pas de toilettes dans le bâtiment et que le mieux est d’aller à la gare.
La gare ? Beuuuuuurk ! il est encore trop tôt pour arriver chez ma marraine, elle est encore au boulot. On pourrait aller dans un café…mais d’abord, faut en trouver un, ensuite, il faudrait qu’il ne soit pas trop enfumé puisque je ne vais pas faire attendre Dragounette et son père dehors pendant que je m’occupe du cracouc…et puis pfff, ça me semble trop compliqué…
Bon, il ne reste pas tellement de choix : soit on tente les toilettes de la gare (re-beuuuuuuuuurk !), soit on retourne à la voiture et on fera ce qu’on pourra…on opte pour la 2e solution.
Toujours en courant à moitié et en se relayant le portage du Cracouc, on fonce à la voiture.
J’installe le Cracouc sur le siège du conducteur, je lui ôte ses chaussures, son pantalon, la couche sale…et là, faut que je précise un truc : je suis anti lingettes jetables. Du coup, à la maison, j’ai des lingettes lavables…mais en voyage ? Bah cette fois, j’avais pris du coton et une lotion que j’avais confectionnée. Mal m’en a pris ! Pfffff c’est VRAIMENT pas pratique, ce truc !
Alors nous voilà, dans le noir, en pleine rue, le cracouc les fesses à l’air sur le siège de la voiture, moi en train de jurer tout ce que je peux (quelle idée de ne pas avoir pris ne serait-ce qu’un mini paquet de lingettes juste pour le voyage). J. lui, essaie de se cacher en faisant comme s’il ne nous connaissait pas (pas évident alors qu’il est en train de ranger la poussette de Dragounette dans le coffre !).
Et pour couronner le tout…….LE CRACOUCAS ME/SE/NOUS FAIT PIPI DESSUS au moment où je n’ai pas encore fermé la couche propre.
Il y en a partout, sur moi, sur son manteau, ses chaussures, ses chaussettes, son manteau, le siège de la voiture (qui, est-il besoin de le préciser, est la voiture de ma BM, qu’elle nous a gentiment prêtée pour le week end.) Sans compter mes mains pleines de Mytosil, une chaussure du Cracouc qui est tombée dans le caniveau et la couche sale qui manque de tomber sur mes pieds…
Et mon téléphone bien sûr qui sonne à ce moment là….et Dragounette se réveille en hurlant de faim du fin fond de son cosy.
Un ravissant tableau, je vous dis (hilarant, surtout, certainement).
Bon pour finir…j’ai quand même pu en visiter un, de magasin nancéen…le supermarché du coin, où j’ai fait un stock de lingettes jetables….
D’habitude, en ce moment, c’est la Dragounette qui me met dans des situations embarrassantes, choisissant systématiquement le jour où je lui ai mis des beaux habits prêtés par les copines et que je n’ai pas prévu de change (pour une fois) dans mon sac, pour faire déborder ses couches absolument partout où c’est possible de déborder (aujourd’hui, d’ailleurs, ça n’a pas loupé…Gaëlle, t’y tenais au petit pantalon blanc de Charles ?).
Cette fois, pourtant, le coupable était le cracoucas.
Pas pressé d’être ‘propre’ comme on dit (je déteste cette expression…comme je l’ai déjà dit mon Cracouc, quand il sort du bain, il est propre, hein, quand il revient de la crèche ou du parc, il ne l’est pas. Rien à voir avec le fait de porter ou non des couches !) – enfin…en l’occurrence, le Cracoucas porte encore des couches.
Heureusement d’ailleurs, vu ce qui s’est passé vendredi dernier.
Nous étions en train d’aller au baptême de mon filleul à Montélimar. Etant donné que ça me paraissait impossible de faire le voyage d’une traite, nous avions prévu de nous arrêter déjeuner à Metz chez mon BP puis à Nancy pour dormir chez ma marraine et de ne reprendre la route que le lendemain.
Bon, donc après quelques heures passées avec le papa de J., nous voilà partis en direction de Nancy. Ma marraine ne nous attend qu’à partir de 18h30-19, mais moi, je compte bien profiter d’être en France pour aller faire les boutiques qui n’existent pas en Belgique.
Nous voilà donc dans le centre-ville de Nancy vers 17h. Au moment où on gare la voiture le cracoucas nous annonce qu’il serait temps que nous le changions (euh, pour être tout à fait honnête, il n’est pas si subtil que ça, il se contente de crier « cacaaaaaa » sur un ton un peu désespéré) Ben voyons...avec l’odeur qui régnait dans la voiture, on ne s’en était pas aperçus, tiens…et vu toutes les cochonneries qu’il s’est ingurgitées chez mon BP…ça ne doit pas être beau à voir…
Enfin, heureusement qu’on est arrivés, on va filer à l’Espace St Seb, trouver des toilettes (ça tombe bien, c’est comme par hasard là que je voulais voir des boutiques…). Seulement, voilà…une boutique a pris feu plus tôt dans la journée, et l’Espace St Seb est fermé au public…pas grave, le Printemps n’est pas loin, il y aura certainement des toilettes là bas… hop hop hop, on fonce au Printemps, en passant par une pharma, puisque le Cracoucas nous a annoncé entre temps qu’il avait ‘malozizi’, (traduire : les fesses irritées) et que je viens de me souvenir que les deux tubes de Mytosil que j’ai sont bien rangés, chacun dans la chambre de l’un de mes enfants…à Bruxelles.
Entretemps, le cracoucas refuse d’avancer, il se contente de crier ‘cacaaaaa’ à tous les gens qu’il croise. Je le prends dans mes bras (en prenant soin de ne pas trop écraser la couche, histoire de limiter les dégats). Après avoir fait 3 fois le tour du Printemps, je m’enquière auprès d’une vendeuse qui m’annonce qu’il n’y a pas de toilettes dans le bâtiment et que le mieux est d’aller à la gare.
La gare ? Beuuuuuurk ! il est encore trop tôt pour arriver chez ma marraine, elle est encore au boulot. On pourrait aller dans un café…mais d’abord, faut en trouver un, ensuite, il faudrait qu’il ne soit pas trop enfumé puisque je ne vais pas faire attendre Dragounette et son père dehors pendant que je m’occupe du cracouc…et puis pfff, ça me semble trop compliqué…
Bon, il ne reste pas tellement de choix : soit on tente les toilettes de la gare (re-beuuuuuuuuurk !), soit on retourne à la voiture et on fera ce qu’on pourra…on opte pour la 2e solution.
Toujours en courant à moitié et en se relayant le portage du Cracouc, on fonce à la voiture.
J’installe le Cracouc sur le siège du conducteur, je lui ôte ses chaussures, son pantalon, la couche sale…et là, faut que je précise un truc : je suis anti lingettes jetables. Du coup, à la maison, j’ai des lingettes lavables…mais en voyage ? Bah cette fois, j’avais pris du coton et une lotion que j’avais confectionnée. Mal m’en a pris ! Pfffff c’est VRAIMENT pas pratique, ce truc !
Alors nous voilà, dans le noir, en pleine rue, le cracouc les fesses à l’air sur le siège de la voiture, moi en train de jurer tout ce que je peux (quelle idée de ne pas avoir pris ne serait-ce qu’un mini paquet de lingettes juste pour le voyage). J. lui, essaie de se cacher en faisant comme s’il ne nous connaissait pas (pas évident alors qu’il est en train de ranger la poussette de Dragounette dans le coffre !).
Et pour couronner le tout…….LE CRACOUCAS ME/SE/NOUS FAIT PIPI DESSUS au moment où je n’ai pas encore fermé la couche propre.
Il y en a partout, sur moi, sur son manteau, ses chaussures, ses chaussettes, son manteau, le siège de la voiture (qui, est-il besoin de le préciser, est la voiture de ma BM, qu’elle nous a gentiment prêtée pour le week end.) Sans compter mes mains pleines de Mytosil, une chaussure du Cracouc qui est tombée dans le caniveau et la couche sale qui manque de tomber sur mes pieds…
Et mon téléphone bien sûr qui sonne à ce moment là….et Dragounette se réveille en hurlant de faim du fin fond de son cosy.
Un ravissant tableau, je vous dis (hilarant, surtout, certainement).
Bon pour finir…j’ai quand même pu en visiter un, de magasin nancéen…le supermarché du coin, où j’ai fait un stock de lingettes jetables….
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